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Municipales 2020 : Fusions et rassemblements dans plusieurs villes de France


L’entre-deux tours, extrêmement long cette année à cause de la crise sanitaire, a donné lieu à son lot de fusions de listes, de rassemblements ou de «fronts républicains». Petit tour d’horizon non exhaustif dans les grandes villes françaises

Nantes

Johanna Rolland (PS), maire sortante de Nantes, est arrivée en tête avec 31,36%, le 15 mars, largement devant Julie Laernoes (EELV) (19,58%). Et la seconde s’est ralliée à la première. La tête de liste écologiste a elle estimé qu’«il aurait été, dans ce contexte, irresponsable de passer notre tour, de ne pas essayer d’influer sur les mesures à prendre». «Il ne faut pas s’y tromper: il est en train de se passer quelque chose de fort», a-t-elle assuré. Pour l’instant elles n’ont pas détaillé leur accord programmatique.

Johanna Rolland affrontera Laurence Garnier, la tête de la liste LR, qui avait recueilli 19,93% et la députée LREM Valérie Oppelt, forte de 13% des voix rassemblées au premier tour.

Lyon

Le maire de Lyon, Gérard Collomb, ancien du PS et un des premiers à avoir soutenu Emmanuel Macron dans sa quête du pouvoir, a décidé, à la surprise générale, de s’allier avec la droite dans la ville des Lumières. Jusqu’à présent candidat au poste de président de la métropole lyonnaise, il a décidé de s’effacer derrière le candidat LR, François-Noël Buffet, à cause de son mauvais score au premier tour. Unique en France, la métropole est le véritable siège du pouvoir lyonnais dans la mesure où elle concentre sur son territoire les prérogatives du département et des communautés de commune.

En échange de ce désistement, le candidat LR à Lyon, Étienne Blanc, se range derrière l’ancien gymnaste macroniste Yann Cucherat, candidat de la nouvelle alliance LR-LREM. Une stratégie désaprouvée en haut lieu par le parti présidentiel, qui a retiré son investiture à Gérard Collomb et Yann Cucherat.

Rennes

La maire de Rennes, Nathalie Appéré (PS), a annoncé la fusion de sa liste avec celle de l’écologiste Matthieu Theurier. Elle en prendra la direction. Dans la capitale bretonne, dirigée par les socialistes depuis 1977, la maire sortante était arrivée en tête avec 32,81% des voix le 15 mars, devant l’écologiste Matthieu Theurier, qui avait réalisé une percée avec 25,59% des scrutins. Matthieu Theurier avait déjà fait alliance avec Nathalie Appéré en 2014, pour son premier mandat. Les deux candidats ont listé une série d’accords programmatiques: investissement «massif» dans les transports, expérimentation du revenu minimum garanti, rénovation thermique des logements, 50% de bio dans la restauration collective, etc.

Parmi les autres listes pouvant se maintenir au 2e tour, la candidate de la majorité présidentielle Carole Gandon (14,19% des voix) et le candidat (divers droite) Charles Compagnon (11,93%) devraient quant à eux partir en ordre dispersé.

Perpignan

La ville des Pyrénées-Orientales est sous le feu des projecteurs car c’est la seule grande ville (120.000 habitants) qui peut tomber entre les mains du RN. Les désistements de l’écologiste Agnès Langevine et du marcheur Romain Grau, arrivés 3e et 4e au premier tour des municipales, conduisent à un duel, comme en 2014, entre Louis Aliot (RN, ex-FN) et le maire sortant Jean-Marc Pujol (LR). Le député frontiste est arrivé largement en tête au premier tour avec 35,6% des voix devant Jean-Marc Pujol, 18,5%. La candidate écologiste, pour justifier son retrait, a invoqué «un devoir républicain de salubrité publique» et appelle à faire barrage au Rassemblement national, argument utilisé également par Romain Grau.

PAU

Au soir du premier tour, la situation dans la ville de Pau : François Bayrou, le maire centriste sortant, frolait l’élection sans deuxième tour avec 45% des voix. Derrière lui, deux candidats au dessus des 10% : un socialiste, Jérôme Marbot (22%) et un écologiste, Jean-François Blanco (15%). Deux mois plus tard, le deuxième a décidé de se ranger derrière le premier pour tenter de battre l’ex-ministre de la Justice.

A noter qu’un autre candidat de gauche, Patrice Bartolomeo (LFI), a apporté son soutien à Jérôme Marbot. 

Toulouse

A Toulouse, la gauche voit l’avenir en commun. Le 15 mars, derrière Jean-Claude Moudenc (36%), le maire LR (et soutenu par LREM) sortant, sont arrivés Antoine Maurice (EELV-LFI) avec 27% et la socialiste Nadia Pellefigue, 18%. Cette dernière s’est depuis retirée de la course, laissant le champ libre à un duel. Avec un petit bémol néanmoins : «j’ai pris une décision importante. Demain, je permettrai l’union de la gauche en autorisant mes colistières et colistiers qui le souhaitent à fusionner avec la liste d’Archipel Citoyen mais, personnellement, je n’y participerai pas», a-t-elle annoncé.





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