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Mourad Boudjellal : «la force de Marseille, c’est d’être un pays, pas une ville»


Après avoir fermé son chapitre rugby, Mourad Boudjellal, qui a sorti il y a quelques jours son livre «J’en savais trop…» (Solar Editions), a décidé l’été dernier d’en ouvrir un autre le menant vers le football. Pour CNEWS, il est revenu sur une année 2020 très rocambolesque.

Pourquoi ce troisième livre maintenant ?

Ce livre, c’est l’occasion de dire «au revoir» aux gens que j’apprécie car je n’ai pas eu le temps de le faire. Ça me rendait triste. Je n’ai pas pu évoquer comment ma sortie s’est passée. Et je n’ai pas eu l’occasion de partager avec les gens, les succès avec Toulon. Les Coupes d’Europe, le Bouclier de Brennus… j’aurai aimé avoir un moment avec eux pour dire qu’on a fait tout ça.

Que gardez-vous de positif et de négatif sur ces 16 années dans le rugby ?

Le positif, ce sont les émotions procurées. Le négatif, c’est le fait que lorsque l’on n’est pas du sérail, c’est compliqué dans le rugby. C’est un monde un peu fermé. Quoique vous fassiez, si vous n’avez pas joué au rugby, votre parole n’est pas forcément entendue.

Si vous deviez le refaire, vous le feriez ?

Non, j’étais peinard avant. J’ai vécu des choses très forte. Je me demande si ça n’aurait pas été plus simple de profiter des miens, de ne pas avoir tout ça. En plus je me suis appauvri. Après, je mens peut-être… mais ça me fait du bien de le dire.

Un retour à Toulon un jour, c’est envisageable ?

Non, ce n’est pas possible. Vous ne retournez pas avec votre ex. Vous imaginez si je reviens et que je ne gagne rien. Ce serait un désastre. Bernard Tapie quand il est revenu dans les années 2000, c’était compliqué. Si je reviens, c’est à Mayol en tant que supporter.

Je mens peut-être…Mourad Boudjellal

 

Après le chapitre rugby, vous voulez ouvrir celui du football avec l’OM en tête…

L’OM, c’est dans la tête et dans le cœur mais pas dans les tuyaux. On a essayé mais aujourd’hui force est de constater que Frank McCourt ne veut pas vendre. Mais on ne lâche pas, on attend. L’OM, ça fait rêver. Mais faut qu’il y ait vendeur 

Avez-vous déjà joué du foot ?

Oui, j’ai été gardien de but. Ça s’est arrêté brusquement parce que j’ai été surclassé et lors d’un match j’ai pris 5 buts et ils étaient pour moi. Et un coéquipier m’a dit : «un conseil, arrêtes». Et j’ai suivi son conseil.

Pourquoi le rachat de l’OM n’a pas fonctionné ?

L’erreur qu’on a commise, c’est que l’on pensait réellement (avec Mohamed Ajroudi l’homme d’affaires franco-tunisien) que Frank McCourt était vendeur, hors ce n’était pas le cas. Pourtant, on en était intimement convaincu. Même lors­qu’il a pris la parole pour dire qu’il n’était pas vendeur, on se disait qu’il bluffait. Mais on s’est trompé.

Si vous devenez président de l’OM, qu’est-ce que vous ferez ?

La force de l’OM, c’est que ce n’est pas une ville, c’est un pays. Avec cette notion, on peut développer ce club de façon très forte. A Marseille, tout le monde est marseillais. Cette identité très forte (qui va même au-delà de l’identité française), ça peut faire une union et une adhésion très fortes. Il n’y a pas une autre ville pour le montrer.

Marseille a perdu de sa superbe par rapport à Paris…

L’OM est au-dessus du PSG. Paris est un grand club mais il est préfabriqué. Si demain, il n’y a plus le Qatar, ce sera un choc. A Marseille, il y a des bases sur lesquelles on peut s’appuyer.

Pour 2021, j’espère qu’on aura mis le Covid dans un muséeMourad Boudjellal

Comment jugez-vous la saison ?

En Ligue des champions, ils avaient une poule abordable mais ils ne sont pas prêts pour l’Europe. En revanche, en Ligue 1, ils sont compétitifs. Si on enlève les matchs en retard, ils sont premiers s’ils les gagnent.

Vous confiez dans votre livre que votre modèle a été Bernard Tapie…

A l’école on m’a appris à faire des fonctions et ça m’a servi à rien. Bernard Tapie, dans ses émissions m’a appris à entreprendre et je trouve que si les gamins savaient créer leur entreprise et avoir cet esprit on aurait de belles choses. C’est grâce à lui que je suis là. Sinon j’aurais fait comme tout le monde et j’aurais été salarié.

Comme lui, la politique, ça ne vous dit pas ?

Non je n’ai pas de projet. C’est particulier. J’ai côtoyé. Mais il n’y a pas de projet commun, c’est individuel. C’est être un usurpateur. Je n’ai pas l’ambition. La seule idée que j’ai c’est de dire qu’il est plus agréable de payer des impôts en consommant qu’en travaillant. Pour faire baisser le chômage. Mais c’est tout. Je n’ai pas de programme.

Que peut-on vous souhaiter pour 2021 ?

Qu’on mette le Covid dans un musée. C’est pesant. Même pour les projets, on va dans l’inconnu. J’espère… parce qu’on ne tiendra pas des années. Sinon ça va péter. Si les vaccins ne fonctionnent pas, il faudra trouver autre chose et lier tous les cerveaux pour éradiquer ce virus pour sauver la planète.

Retrouvez toute l’actualité du rugby ICI



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