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Mars : pourquoi on ne peut pas encore envoyer d’hommes sur la planète rouge

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Le départ de la fusée Atlas V dans le cadre de la mission Mars 2020 ce jeudi 30 juillet rapproche un peu plus l’humanité du vieux rêve de poser un jour le pied sur la planète rouge. Si les plus optimistes envisagent une mission habitée à l’horizon 2033, de nombreux problèmes sont à résoudre avant d’atteindre ce but.

les radiations éprouvées par les astronautes

C’est aujourd’hui le problème n°1. Partir dans l’espace implique de devoir supporter des doses de radiations qui peuvent s’avérer mortelles pour l’homme. Si notre Terre et son champs magnétique agissent comme un rempart face aux radiations envoyées par notre soleil, dans l’espace mais aussi sur Mars où l’atmosphère est moins dense les astronautes s’y exposent différemment. «Un aller-retour de six mois sur Mars, scénario classique, générerait une exposition trop importante. La manière de gérer ce problème reste un paramètre inconnu», explique le spationaute Thomas Pesquet, dans la revue Anticipation (n°2 qui explore l’Odyssée Spatiale – Juillet 2020). Selon ce dernier, il faudrait notamment blinder davantage le vaisseau, mais cela allourdirait alors considérablement son poids.

Des vaisseaux en surpoids ?

Partir vers Mars n’est pas non plus un simple aller-retour sur la Lune. Les astronautes présents devront y séjourner plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Sans compter le fait de nourrir et faire travailler tout ce petit monde durant le voyage. Il faut donc prévoir vivres et matériels en conséquence.

Une fenêtre de tir à ajuster

Partir à plusieurs dizaines de millions de kilomètre de la Terre est aussi un voyage à préparer et le moment du départ est considéré comme primordial. Si la Terre et Mars tournent autour du soleil, toutes deux ne suivent pas la même révolution. Tous les 15 ans environ, la planète rouge se rapproche de la Terre à environ 55-60 millions de kilomètres, avant de s’éloigner. Un cycle suivi de près par les astrophysiciens et les ingénieurs de l’espace. Celui-ci est notamment pris en compte pour raccourcir le temps de voyage, mais aussi pour emporter plus de charge utile. Ainsi, sur une distance plus courte, une même fusée pourrait embarquer plus de matériel sans vrai surcoût. En suivant ce schéma, la Nasa avait ainsi avancé une fenêtre de tir en 2033, la dernière étant en 2018.

Un nouveau moyen de propulsion ?

Reste que les ingénieurs travaillent davantage à créer de nouveaux moyens de propulsion pour raccourcir au maximum le voyage. Et dans l’hypothèse où un esprit brillant inventerait un moteur capable de se déplacer à la vitesse de la lumière sachez qu’il faudrait à un vaisseau un peu plus de 3 minutes pour rejoindre Mars, si elle était au plus proche de la Terre et 22 minutes en son point le plus loin.

Une arrivée mouvementée sur la planète

Se poser sur Mars n’est pas aussi simple qu’atterrir sur notre bonne vieille planète bleue. L’atmosphère y est moins dense que sur Terre et ne freine pas l’entrée des vaisseaux de la même manière. Il faut donc tout faire pour s’assurer de poser le matériel et l’équipage en douceur. Une opération délicate et cruciale.

Le voyage pourrait toutefois se faire en deux temps, en arrivant d’abord sur un «spatioport» orbital qui permettrait d’envoyer le matériel nécessaire sur place, puis un équipage dans un second temps.

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