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LR reprend ses conventions nationales et tente d’exister


Après une première convention nationale organisée en mars dernier et consacrée au handicap, Les Républicains (LR) lancent, ce mardi, une deuxième session consacrée cette fois à «l’autorité de l’Etat». Un nouveau rendez-vous qui revêt un caractère singulier, alors que le parti de droite peine à se faire une place, coincé entre La République en Marche (LREM) et le Rassemblement national (RN).

Crise sanitaire et confinement obligent, l’événement – le premier d’une série de trois organisés cet automne – sera entièrement virtuel et diffusé sur tous les réseaux sociaux des Républicains.

Le coup d’envoi de cette convention doit être donné à 17 h, et les débats seront animés par Frédéric Péchenard, ex-DG de la police nationale et vice-président du Conseil régional d’Ile-de-France chargé de la sécurité, et Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône et vice-président de LR.

Pour débattre de «l’autorité de l’Etat et de la cohésion nationale» – titre complet de cette convention – , plusieurs figures du parti, mais également d’autres personnalités issues essentiellement du monde judiciaire ou civil, doivent intervenir.

Nicolas Sarkozy dans toutes les têtes

Parmi eux, et comme on peut le lire sur le site de LR, devraient notamment prendre la parole l’ancien préfet Michel Aubouin, le magistrat Georges Fenech, l’imam de Drancy Hassen Chalghoumi, l’avocat Thibault de Montbrial ou encore le député Eric Ciotti. Après la récente série d’attaques qui ont frappé la France, et notamment l’attentat islamiste ayant visé Samuel Paty, l’élu des Alpes-Maritimes avait fait entendre sa voix en réclamant «une législation d’exception».

Le patron des Républicains, Christian Jacob, sera lui aussi présent, et semble également plus que jamais déterminé à peser, aussi bien en interne que dans le débat public, sur la question de la sécurité. A la veille de l’événement, l’élu de Seine-et-Marne a ainsi publié dans Le Figaro une tribune dans laquelle il présente ses réflexions sur la lutte contre le terrorisme islamiste et en matière de politique migratoire qui, s’il le faut, pourraient passer par une «révision» de la Constitution.

Retiré officiellement de la vie politique, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy sera en revanche absent de l’événement. Mais si l’ancien chef de l’Etat ne cesse d’assurer qu’il ne sera pas candidat en 2022, son nom sera à l’évidence dans toutes les têtes. D’une part, parce qu’il avait fait des questions sécuritaires un marqueur fort de son mandat, et, d’autre part, surtout parce que cette convention dédiée à «l’autorité de l’Etat et à la cohésion nationale», intervient précisément à seize mois de la prochaine présidentielle.

Sur le sujet sécuritaire comme sur d’autres, Nicolas Sarkozy ne se prive d’ailleurs pas d’adresser parfois quelques cartes postales, plus ou moins confidentielles. En déplacement à Grasse (Alpes-Maritimes), le 23 octobre dernier à l’occasion de l’inauguration d’un square baptisé du nom de l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, il s’était ainsi exprimé pour dire que «la générosité (d’accueil de la France, NDLR)» devait continuer de s’appliquer «mais pas au prix de la sécurité des Français».

Reste que si LR semble prêt à jouer la carte de la sécurité, rien ne dit que celle-ci puisse être à même de perturber à l’avenir un match Macon Vs Le Pen qui, à ce stade, semble décidément bien installé. Il y a un mois, un sondage Ifop, établi pour le JDD et Sud Radio dans la perspective de la prochaine présidentielle, donnait ainsi l’actuel chef de l’Etat au coude-à-coude au premier tour avec la présidente du Rassemblement national, (entre 23 et 26 % , contre de 24 à 27 % selon les différents scénarios).

Un programme à élaborer, un(e) présidentiable pour l’incarner

La droite, elle, reste toujours en attente de son champion Elyséen quand bien même deux noms commencent à se détacher. Julien Aubert, député LR du Vaucluse, a en effet décidé de lancer une vaste enquête en s’appuyant sur son propre mouvement «Oser la France», dont les résultats ont été dévoilés hier par l’Opinion.

Parmi les six noms testés figuraient ainsi Bruno Retailleau, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Rachida Dati, Guillaume Peltier et Philippe Juvin. Verdict : c’est Bruno Retailleau, le président du groupe LR au Sénat, qui a obtient la faveur des répondants puisqu’au total, 45% des adhérents pourraient voter pour lui. Mais avec 33%, Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France réalise une performance notable.

Reste qu’avant de connaître l’homme ou la femme providentiel(le), Les Républicains devront se mettre d’accord une bonne fois pour toutes sur son mode de désignation. Et pour rappel, Xavier Bertrand, qui en décembre 2017 avait démissionné des Républicains au lendemain de l’élection de Laurent Wauquiez à la présidence du parti, se dit opposé à toute participation à une primaire. L’équation s’annonce donc compliquée.

En attendant, et pour essayer de faire vivre autant que faire se peut le parti dans le contexte difficile de la crise sanitaire, la droite va donc organiser un événement par semaine en visio, Facebook Live et conventions virtuelles.

Après l’autorité de l’Etat et la cohésion nationale, une convention dédiée à la lutte contre le réchauffement climatique sera organisée le 24 novembre, avant celle sur le travail, le 8 décembre.

«On doit montrer aux Français qu’on travaille», a indiqué un cadre LR à Europe 1 sous couvert de l’anonymat. Et Aurélie Herbemont du service politique de la radio de justement souligner : travailler sur le programme à un avantage. Celui d’éviter de se pencher, du moins pour l’instant, sur la question de celui ou celle qui, en 2022, pourra l’incarner.

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