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L’IGPN saisie après les violences évoquées par un journaliste infiltré

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Quelques heures à peine après la sortie du livre «Flic», ce jeudi 3 septembre, dans lequel un journaliste infiltré évoque des violences commises par des policiers d’un commissariat du 19e arrondissement de Paris, la préfecture de police de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête par l’IGPN.

«A la suite de la parution d’un livre dénonçant des agissements graves, et à la demande du ministre de l’Intérieur [Gérald Darmanin, ndlr], le préfet de Police [Didier Lallement, ndlr] a porté les faits relatés à la connaissance du procureur de la République et a saisi parallèlement à titre administratif l’Inspection générale de la police nationale [IGPN ou «la police des polices», ndlr]», a ainsi communiqué la préfecture de police de Paris.

A l’occasion de la sortie de son livre «Flic» (aux éditions de la Goutte d’or), son auteur – le journaliste Valentin Gendrot – a en effet témoigné de plusieurs situations de violences commises par les policiers «à l’encontre systématiquement de personnes noires, d’origine arabe ou de migrants». Des abus constatés lors des deux années qu’il a passé anonymement au sein des rangs des forces de l’ordre, dont six mois dans un commissariat du 19e arrondissement.

«Les faits allégués ne sont pas vérifiés»

«A ce stade, les policiers accusés ne sont pas identifiés et les faits allégués ne sont pas vérifiés», temporise de son côté la préfecture de police de Paris, qui semble prise de court par la sortie de ce témoignage gardé secret par la maison d’édition.

La préfecture de police de Paris a également tenu à «réaffirmer tout son soutien aux policiers qui accomplissent au quotidien leurs missions avec professionnalisme dans des conditions souvent difficiles».

Des agissements jamais dénoncés

Pour autant, la préfecture de police s’interroge sur les raisons qui ont poussé l’auteur du livre «Flic», Valentin Gendrot, à ne pas signaler plus tôt à la justice les agissements et les abus dont il fait part dans son récit. «L’enquête devra déterminer les raisons pour lesquelles les faits supposés n’ont pas fait l’objet d’un signalement immédiat», peut-on lire dans le communiqué de la préfecture de police.

Evidemment interrogé à ce sujet par divers médias, Valentin Gendrot a expliqué avoir choisi de garder le silence et de couvrir les violences de ses collègues, afin notamment de protéger son infiltration. «Dans la police, on ne balance pas. Celui qui balance devient un traître et est mis au placard», explique ainsi Valentin Gendrot.

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© Editions de la Goutte d’Or

«J’ai tous les éléments pour raconter une bavure […]», témoigne-t-il, assurant avoir préféré «prendre le risque» de couvrir son collègue, pour ensuite avoir «le pouvoir de délier les langues» et «le pouvoir de raconter et dénocner mille autres bavures».

Mais l’auteur se défend d’avoir fait un livre «anti-flic». Il évoque aussi plusieurs explications à la grogne des policiers : voitures et locaux vétustes, suicide d’un collègue, hostilité de la population, salaires peu élevés, etc.

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