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L’hommage de Barack Obama pour l’enterrement de John Lewis

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Il était presque impensable de ne pas l’entendre. Barack Obama s’est rendu à Atlanta ce 30 juillet pour prononcer un discours lors des funérailles de John Lewis, leader du mouvement des droits civiques et ancien élu à la chambre des Représentants. Il a rendu un hommage appuyé à celui qu’il considérait comme son ami.

«Je, comme beaucoup d’Américains, doit une grande dette à John Lewis», a déclaré l’ancien président américain dès les premières phrases de sa prise de parole. Par ces mots, Barack Obama rappelle que sans l’organisation de la marche de Selma en 1965, suite à laquelle le vote des noirs a été garanti par le Voting Right Act, il n’aurait peut-être jamais pu être élu à la Maison Blanche. 

«Dieu a mis la persévérance en lui», a assuré Barack Obama, rappelant l’histoire de cette marche pendant laquelle John Lewis a pensé mourir alors qu’il était attaqué par des forces de l’ordre. Dans l’église où officiait Martin Luther King, il a clamé l’admiration qu’il avait pour cet homme au rôle central dans la lutte pour les droits civiques. 

Les responsables politiques lui rendent un hommage appuyé

«La vie de John Lewis était, à tant d’égards, exceptionnelle», a-t-il déclaré. Car le travail pour l’égalité de celui-ci ne s’est pas arrêté après la marche de Selma à Montgomery. Engagé politiquement pour les démocrates, il s’est battu pour un meilleur contrôle des armes à feu et réduire les inégalités raciales. «L’Amérique a été construite par des John Lewis. (…) Quand nous aurons terminé le voyage vers la liberté, John Lewis sera un père fondateur de cette Amérique meilleure et plus juste», affirme ainsi l’ancien président. 

Un discours très politique

Il n’a pas hésité à critiquer Donald Trump dans sa gestion des récentes manifestations, comparant le gouvernement fédéral à George Wallace, le gouverneur de l’Alabama qui avait ordonné aux forces de l’ordre de réprimer la marche organisée à Selma avec violence. «Si nous voulons que nos enfants grandissent dans une vraie démocratie (…) alors nous allons devoir être plus comme John», demandant aux Américains de ne pas rester silencieux, quitte à se mettre en difficulté et s’attirer des «bons problèmes» («good troubles»). Une expression chère à John Lewis. 

«Vous voulez rendre hommage à John ? Remettez en place la loi pour laquelle il était prêt à mourir», a reclamé Barack Obama, faisant référence à la suppression du Voting Right Act par la Cour suprême en 2013. Depuis, les militants, manifestants et politiciens comme l’ancien président critiquent certains Etats pour avoir mis en place des lois ou modifié les cartes électorales, ce qui a rendu le vote plus difficile dans certaines communautés, à commencer par les quartiers noirs américains. 

Dans une émission, Barack Obama estime qu'il n'aurait jamais été élu sans John Lewis

Également présents, les anciens présidents George W. Bush et Bill Clinton ont pris la parole. Le premier a reconnu avoir de nombreux désaccords avec John Lewis, mais a estimé vivre dans un «meilleure pays» grâce à lui. Le second, visiblement ému, a rendu hommage à son esprit combattif, dans la victoire comme dans la défaite. 

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