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Les meilleurs mangas de la rentrée 2020

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A l’image de la rentrée littéraire, les éditeurs de mangas préparent aussi un retour en force chez les libraires. Et cette année, c’est une véritable avalanche de titres forts, en raison du report de nombreuses sorties ces derniers mois. Voici les mangas qu’il ne faut surtout pas manquer.

Adam l’ultime robot

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© by AZUMA Ryûkô / Shûeisha

La fascination du Japon pour les robots humanoïdes n’est plus à démontrer depuis Astroboy (1952), héros fondateur du genre. Dernier en date, Adam L’ultime robot est sans doute l’un des meilleurs titres de l’année, aux éditions Pika. Chargé de défendre la Terre en 2045 contre des entités extra-terrestres géantes appelées «Psychés», Adam est au cœur d’un récit particulièrement bien écrit, porté par un dessin et une mise en scène impeccables. Le mangaka Ryuko Azuma livre ici une relecture adulte d’Astroboy version hard SF (science-fiction s’appuyant sur de vraies théories scientifiques et technologiques). On salue également la traduction française réalisée par Jean-Philippe Dubrulle, qui offre ici un travail pertinent et d’une grande clareté. Ce titre mature, qui compte un total de quatre tomes, interroge sur l’avenir de l’humanité et sa destinée. Il se rangera précieusement dans vos étagères aux côtés de Blame!, Gunnm et Ghost in the Shell.

Adam, L’Ultime Robot, de Ryuko Azuma, éd. Pika, tome 1 disponible. 

l’Enfant Ebranlé

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© 2020 Tang Xiao/Kana

Vaste sujet que celui de l’enfance et de la fin de l’innocence. C’est pourtant sur cette question que Tang Xiao se penche dans L’enfant ébranlé, l’une des œuvres les plus poignantes et surtout les plus superbement réalisées de l’année. Avec une tendresse certaine et sans tomber dans les écueils habituels, cet auteur chinois dépeint la vie de Yang Hao, un garçon de 10 ans dont le quotidien est partagé entre sa scolarité, ses camarades et les salles d’arcade. Un monde plutôt classique, mais qui se trouve remis en cause par le retour de son père. Une figure partie durant de longs mois et que le jeune Yang vénère comme un héros. Mais dans les faits, son père n’est pas aussi parfait et ne reste qu’un homme, avec ses qualités et ses faiblesses. Il sera donc temps pour Yang de grandir à son tour. Tout en retenue, le récit de L’enfant ébranlé se découvre avec une certaine tendresse. Tang Xiao y partage un style graphique au magnétisme impressionnant, tant chaque page suscite l’admiration. Derrière les sourires et les chagrins de Yang Hao, le lecteur gardera à l’esprit que l’enfance est synonyme d’espoir.

L’enfant ébranlé, de Tang Xiao, éd. Kana collection Made In, récit complet en un tome disponible.

Blue Giant Supreme

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Considéré comme l’un des meilleurs mangas portant sur la musique, la série Blue Giant s’offre une suite repabtisée Blue Giant Supreme. On reprend donc le chemin de Dai Miyamoto, qui chante son amour pour le jazz en soufflant dans son saxophone. Le jeune Japonais poursuit son rêve en partant pour l’Europe. Pour sa première escale, il pose ses valises à Munich, en Allemagne. Mais les choses ne seront pas simples pour parvenir à se produire en spectacle. Les différences culturelles sont ici un rempart à l’exercice de sa passion, à tel point que Dai s’interroge sur la reconnaissance des asiatiques dans le milieu du jazz européen.  C’est toutefois sans compter sur son talent qui parviendra à briser les frontières pour découvrir que la musique reste un langage universel. Un titre toujours brillant, porté par la qualité de sa narration et la justesse de son dessin. Le mangaka Ishizuka Shinichi joue à la perfection cette nouvelle partition.

Blue Giant Supreme, de Ishizuka Shinichi, éd. Glénat, tome 1 le 19 septembre.

Spy x family

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© Endo Tatsuya/Shueisha

Gros lancement chez Kurokawa ce mois-ci avec Spy X Family, valeur montante au pays du Soleil-Levant. Quand un espion digne de James Bond, dénommé Twilight, est envoyé en mission pour infiltrer un étrange institut de la haute société, celui-ci doit faire bonne figure et commencer par recruter les protagonistes qui l’aideront à former une jolie famille. Qu’à cela ne tienne, Twilight se choisit une épouse bien sous tous rapports et une petite fille qui ferait craquer n’importe quelle brute de la planète. Un plan qui forcément ne va pas rouler comme cet espion l’entend, surtout que sa nouvelle femme est une redoutable tueuse à gages. Comédie, action, espionnage et une pincée de mignonitude, voici la recette de ce nouveau titre particulièrement inspiré et signé Tatsuya Endo.

Spy X Family, de Tatsuya Endo, éd. Kurokawa, tome 1 le 10 septembre.

trait pour trait

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Kaku Kaku Shikajika © 2011 by Akiko Higashimura/Shueisha Inc.

«Dessine et tais-toi !», peut-on lire en sous-titre de Trait pour trait. Un ordre quelque peu malvenu dans le milieu du manga, et pourtant l’auteure nous plonge sans concession dans ce monde qui en fait rêver plus d’un. Manga autobiographique, auréolé du très réputé Prix Taisho en 2015, Trait pour trait vient enrichir de belle manière la bibliothèque des éditions Akata. On retrouve ici Akiko Higashimura, une femme que les amateurs de mangas connaissent pour ses autres œuvres avec le sublime Le tigre des neiges (dont le tome 6 est sorti le 3 septembre) aux éditions du Lézard Noir et l’excellent Princess Jellyfish chez Delcourt-Tonkam.

Dans le manga qui nous intéresse aujourd’hui, l’auteure revient sur sa passion pour les cases et les bulles. Dans ce premier tome, la mangaka narre ses débuts difficiles dans le monde du dessin, avant qu’elle n’accède à une université dédiée aux beaux-arts. On y découvre alors un professeur aussi sévère et intransigeant qu’un gardien de prison. Reste que cet individu deviendra l’un des mentors les plus influents de la jeune Akiko. La poésie habite ici chacune des planches partagées commes des souvenirs par la jeune femme, qui rappelle en filigrane que devenir un(e) bon(ne) mangaka reste un travail de tous les jours demandant de nombreux sacrifices. A noter, les amoureux d’Akiko Higashimura pourront également se tourner vers Tokyo Tarareba Girls; qui sortira ce mois-ci au Lézard Noir.

 Trait pour trait, de Akiko Higashimura, éd. Akata, tome 1 disponible.

colorless

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COLORLESS © 2019 Kent/LEED Publishing

Dans le futur, un événement cataclysmique a provoqué non seulement la fin de l’humanité tel qu’on la connaît, mais plus singulièrement le choc a également effacé les couleurs. Un postulat qui sert de départ à Colorless, qui nous propulse 300 années après une éruption solaire meurtrière. On y suit alors les pas d’un être humanoïde surhumain qui devra se muer en protecteur de fragments de couleurs et d’une personne porteuse d’espoir. On pense inévitablement à l’univers de Tsutomu Nihei (Blame!, Knights of Sidonia, Aposimz… chez Glénat), où les combats font rage, portés par une mise en scène ultrastylisée où l’action ne faiblit pas. Si ce premier tome, signé Kent et à paraître chez Shiba Editions, demeure encore très obscure, on en redemande. Un titre qui séduira à coups sûrs les amateurs de SF et de Henshin Heroes (Ultraman, X-OR,…).

Colorless, de Kent, éd, Shiba, tome 1 le 11 septembre.

Yawara! et Atchoum !

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© Yawara Kanzenban 2013 Urasawa Naoki/Studio Nutz

Légende vivante du manga, Naoki Urasawa revient chez Kana avec une double actualité ce mois-ci. La première concerne l’édition inédite en France de son manga sportif Yawara!, la seconde est une excellente anthologie regroupant plusieurs histoires courtes intitulée Atchoum!. Dans les deux cas, c’est du grand art. On salue tout particulièrement l’édition luxueuse offerte à Yawara!, l’un des tous premiers mangas à succès de cet auteur génial, que beaucoup on découvert grâce à son chef-d’œuvre 20th, Century Boys, ou encore Monster. Avec Yawara!, c’est avec plus de jeunesse – nous sommes alors en 1986 lorsqu’il prend sa plume – qu’Urasawa aborde l’histoire d’une jeune fille qui deviendra championne de judo.

Edité jusqu’en 1993, adapté en série animée et en film live, ce manga reste à ce jour l’un des meilleurs mangas sportifs, à ranger aux côté de Slam Dunk et Captain Tsubasa, en termes de références. A noter, cette édition française Deluxe comprendra un total de 20 tomes. Parallèlement, l’anthologie Atchoum! regroupe plusieurs histoires que l’auteur a partagées tout au long de sa carrière. De la SF, de l’amour et de l’angoisse, on y retrouve toutes les influences de ce mangaka hors norme.

Yawara! (tome 1) et Atchoum! (one-shot), de Naoki Urasawa, éd. Kana, le 25 septembre.

Children

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© 2018 Miu Miura/Square Enix Co. Ltd.

Ne vous fiez jamais au sourire des enfants arborés dans les pages de Children, car ils signifient que votre mort est proche. Nouveau titre à rejoindre ce mois-ci les éditions Omaké Manga, ce manga en deux tomes signés Miu Miura s’adresse à un public averti et sa couverture, bien que colorée, prévient que le sang sera versé. Lorsque Torû arrive dans ce qui semble être une pension pour orphelins, le jeune homme pense avoir trouvé un lieu souriant où l’insouciance règne au quotidien. C’était toutefois sans compter sur d’étranges règles à suivre, car les «personnes mauvaises» y sont punies de manières bien cruelles. Véritable récit horrifique et gore, Children n’est pas à mettre entre toutes les mains. Miu Miura s’applique à dépeindre un univers torturé, renforcé par des planches très encrées où le regard de chaque enfant ne respire pas l’innocence ni la gaieté, mais bien la peur et une forme de mépris du monde adulte. On pense alors à L’école emportée, Je suis Shingo ou encore Baptism, du maître de l’horreur Kazuo Umezu, ou le célèbre livre Sa Majesté des mouches de William Golding, deux auteurs qui mettent en scène les enfants dans des situations extrêmes. 

Children, de Miu Miura, éd. Omaké Manga, tome 1 le 24 septembre.

Dragon metropolis

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Dragon Metropolis © Animen / Nikoukeikaku /Barz Jr. Tous droits réservés.

La bonne pioche du moment se trouve aux éditions ChattoChatto, qui misent sur le talent d’un auteur chinois particulièrement doué. Barz Jr. plonge les lecteurs dans une ambiance steampunk qu’il transpose avec force détails dans un empire du Milieu dystopique où les machines sont au commandes. Les deux premiers tomes profitent d’un rythme enlevé et l’on s’accroche aisément à Long Zhengyi, un genre de cyborg amnésique qui devra comprendre son passé grâce aux messages et indices qu’il a laissés dans son ancienne vie. Un véritable casse-tête dont il faudra retrouver chaque pièce qui compose les engrenages de son destin.

Dragon Metropolis, de Barz Jr., éd. ChattoChatto, tomes 1 et 2 disponibles.

L’oxalis et l’or

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KATABAMI TO OUGON © 2019 by Eiichi Kitano / SHUEISHA Inc.

La grande époque de la ruée vers l’or dans l’ouest américain, au milieu du XVIIIe siècle, sert de toile de fond à L’Oxalis et l’or. Une excellente nouveauté à paraître ce mois-ci chez Glénat. Le récit se concentre sur l’histoire d’Amelia et Conor, deux jeunes Irlandais sans-le-sou dont la vie est menacée par la famine et la maladie. Une vie de misère qui ne leur convient pas. C’est donc vers le rêve américain qu’ils vont se tourner en cherchant à tout prix à prendre le premier bateau venu pour gagner l’autre rive de l’Atlantique. Un projet difficilement réalisable pour tout un chacun, d’autant qu’ils ne sont pas les seuls à carresser l’idée de meilleurs lendemains. Ecrit et dessiné par Eiichi Kitano, L’Oxalis et l’or est un récit âpre où le lecteur devra se préparer mentalement à une rude traversée. Ce voyage depuis la vieille Europe vers le nouveau continent offre un contexte particulier, dans une époque où la quête d’un eldorado était sans doute le seul espoir qui habitait la plupart des migrants.

L’Oxalis et l’or, de Eiichi Kitano, éd. Glénat, tome 1 le 16 septembre.

ni no kuni

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© 2019 Ran Kuze/Level-5 Inc/Kodansha ltd.

Après avoir gagné ses lettres de noblesse sur consoles avec deux opus haut en couleur et un film d’animation plutôt réussi (à voir sur Netflix), la saga Ni No Kuni arrive en manga. Les éditions Mana Books nous proposent un récit complet en deux tomes sous-titré L’héritier de la lumière et Le prince chat. Une histoire totalement inédite dans l’univers de Ni No Kuni qui s’intéresse au destin de Tasuku Arisawa, un jeune adepte du kendo (art martial lié à la voie du sabre). Sa vie bascule le jour où il se retrouve propulsé dans un monde parallèle fantastique et découvre qu’il recèle un étrange pouvoir. Si le concept reste le même, on salue le travail de Ran Kuze, dont le trait s’éloigne de l’imagerie du studio Ghibli auquelle la série est généralement associée. Plaisant à lire, ce Ni No Kuni version manga devrait contenter les fans de J-RPG et d’heroic fantasy.

Ni No Kuni – L’héritier de la lumière et Le prince chat, de Ran Kuze, éd. Mana Books, tome 1  disponible.

Alpi The soul sender

Offrant l’une des plus belles illustrations de couverture du moment au rayon manga, Alpi The Soul Sender ne déçoit pas une fois les premières pages tournées. Cette nouveauté à découvrir chez Ki-oon s’impose en termes de poésie narrative portée par le trait délicat de Rona. Le titre s’intéresse à la mission dévolue à la jeune Alpi, une mage d’élite dont le travail consiste à absorber la pollution maléfique générée lors de la mort des esprits divins. De cette tâche étonnante et parfois épuisante, Alpi saura en tirer les bons côtés, comme celui de partir à travers un monde fantastique à la croisée de nouvelles cultures. Un voyage initiatique qui l’amènera également à partir à la recherches de ses parents, eux-même mages et portés disparus. Classé dans la catégorie seinen, Alpi The Soul Sender dévoile une histoire aux thèmes matures.

Alpi The Soul Sender, de Rona, éd. Ki-oon, tome 1 disponible.

Cautious hero

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KONO YUSHA GA ORE TUEEE KUSENI SHINCHO SUGIRU ©Koyuki 2019 ©Light Tuchihi, Saori Toyota 2019 KADOKAWA CORPORATION

Au rayon Shônen, Cautious Hero est le nouveau manga à suivre chez Doki-Doki. Un titre bourré d’humour et particulièrement bien dessiné par Koyuki, qui met en scène et en bulles cette aventure particulièrement rythmée. On y suit les pérégrinations d’une déesse, baptisée Ristarte (les gamers comprendront le jeu de mot) qui doit sauver le monde de Geaburande d’une invasion de monstres que les amateurs de jeux de rôle comme Dragon Quest apprécieront. Et pour réussir cette mission, cette jeune déesse est affublée d’un héros hors norme en la personne de Seiya. Problème, celle-ci va vite déchanter lorsqu’elle découvrira que son compagnon d’armes est certes très fort, mais qu’il fait preuve d’un sens des précautions un peut trop zélé. Mais genre vraiment, vraiment trop ! Irritant au plus haut point Ristarte, le jeune homme va alors provoquer une série de gags malgré lui. A la lecture des deux premiers tomes, on pense inévitablement à One Punch Man, Koyuki cultivant la dérision au gré des pages.

Cautious Hero, de Light Tuchihi (histoire) et Koyuki (dessin), éd. Doki-Doki, tome 1 le 9 septembre.

Bonus : Nihongo

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Comment terminer cette sélection de rentrée – qui s’adresse à des passionnés de mangas – en abordant un ouvrage qui leur parlera tout pariculièrement ? La réponse se trouve dans Nihongo. Un livre pédagogique qui les invitera à se munir de leur crayon pour apprendre à écrire les kana. Mizuki Sakaï et Florent Gorges ont ici imaginé un guide pratique pour connaître en détail les techniques d’écriture calligraphiques et s’entraîner aisément à les reproduire. L’idée étant de parvenir à les écrire «comme un vrai Japonais». Des différences sont en effet visibles entre un natif du pays du Soleil-Levant et les Gaijin (étrangers). De quoi préparer tranquillement son prochain voyage au Japon, une fois que cette fichue pandémie sera maîtrisée.

Nihongo, de Mizuki Sakaï et Florent Gorges, éd. Omaké Books, disponible.

Retrouvez toute l’actualité des mangas ICI



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