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Les meilleurs mangas de juin 2021


Du foot, des hommes miniatures, des stars déchues, des zombies et le retour des mousquetaires marquent notamment notre sélection des meilleurs mangas réunissant des titres parus entre mai et début juin.

Une période profondément marquée par la mort d’un grand nom du manga, Kentaro Miura, le père de Berserk, à l’âge de 54 ans. Une pluie d’hommages de la part d’auteurs et de fans esseulés a balayé les réseaux sociaux. Avec Berserk et son héros tourmenté Guts, l’homme avait marqué de son empreinte la dark fantasy depuis ses premiers chapitres parus en 1989 jusqu’à nos jours. Il laisse derrière lui un chef d’œuvre inachevé. Reste à savoir qui reprendra le flambeau. En attendant, nous vous encourageons fortement à découvrir son travail publié aux éditions Glénat.

Ao Ashi – Playmaker

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© by KOBAYASHI Yûgo / Shôgakukan

A l’approche de l’Euro 2021, les regards des passionnés de sport sont tournés vers le foot. Un engouement que les éditeurs ont bien compris et Mangetsu, nouveau venu au rayon mangas, nous gratifie d’un titre particulièrement passionnant : Ao Ashi Playmaker. Dessiné avec passion par Yûgo Kobayashi, ce manga nous embarque dans les stades au côté d’Ashito Aoi. Un jeune talent brut du ballon rond dont la volonté le mènera à passer des tests de détection pour intégrer l’équipe des Moins de 18 ans du Tokyo Esperion FC. Une formation qui vise rien de moins qu’à fédérer la crème des espoirs du foot nippon. 

Si l’on pense immanquablement à Captain Tsubasa lorsqu’on parle foot et mangas, Ao Ashi vient casser cette association en insufflant un vent nouveau et moins naïf (en raison de son époque) que le manga phare de Yoichi Takahashi. Car oui, le foot et son business ont très largement évolué en quatre décennies, et Yûgo Kobayashi nous inscrit de plain-pied dans un milieu impitoyable où le mental et le physique ne se jouent pas que sur le terrain. Edité depuis 2015 au Japon, Ao Ashi est donc la bonne pioche de Mangetsu. Un éditeur qui devrait faire largement parler de lui cette année avec quelques autres perles annoncées.

Ao Ashi PlayMaker, de Yûgo Kobayashi, éd. Mangetsu, tomes 1 et 2 disponibles.

Blue Lock

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© by NOMURA Yûsuke & Muneyuki Kaneshiro / Kôdansha

Autre manga qui devrait ravir les fans de ballon rond mais aussi ceux de huis-clos meurtriers, Blue Lock est le nouveau titre sportif mis en avant par Pika. Alors que le Japon n’a jamais été capable de remporter une édition de la coupe du monde depuis sa création, le pays décide de changer son fusil d’épaule en adoptant une stratégie pour le moins critiquable : réunir 300 jeunes espoirs du foot dans un seul lieu (le blue lock) et les faire s’affronter pour découvrir la perle rare. Celui qui sera digne d’être l’attaquant portera le pays jusqu’en finale.

Un mode de détection drastique qui n’est pas sans rappeler Battle Royale ou Hunger Games. Centré sur l’«hyperindividualisme» et non plus sur le jeu d’équipe à onze, le coach Jinpachi Ego lance une vaste campagne de sélection qui réunit notamment le jeune Yoichi Isagi, héros ou anti-héros de ce shônen grinçant. «On ne devient pas le meilleur attaquant du monde sans être le premier des égocentriques», annonce le coach à l’assemblée de joueurs. On ne demande alors qu’à voir jusqu’où l’amènera ce coup de folie ou de génie.

Blue Lock, de Yusuke Nomura (dessin) et Muneyuki Kaneshiro (scénario), éd. Pika, tomes 1 et 2 le 2 juin.

Insomniaques

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© by OJIRO Makoto / Shôgakukan

La collection Seinen de Soleil Manga s’enrichit d’un très joli titre qui mérite l’attention des amateurs de tranches de vie. Insomniaques nous amène à découvrir le quotidien de Ganta Nakami et d’Isaki Magari. Deux lycéens souffrant de troubles du sommeil dont le destin se retrouve uni une fois la nuit tombée. Adepte des siestes pour compenser leurs insomnies chroniques, le duo va se trouver un nid douillet dans les locaux de l’ancien club d’astronomie. Et c’est la tête rivée vers les étoiles qu’ils nous entraînent parmi leurs rêves.

Chronique sociale du monde lycéen, Insomniaques est une belle surprise. Où le style de Makoto Ojiro dépeint tour à tour la déprime, l’ennui puis le retour vers l’amour et la vie. Sans charger ses planches de larmes ni de regrets, nos deux protagonistes évoluent ensemble comme deux planètes que la gravité relie. Touchant.

Insomniaques, de Makoto Ojiro, éd. Soleil Manga, tome 1 disponible. 

Microid S

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© by TEZUKA Osamu / Akita Shoten

Avec Microid S affiché ce mois-ci par les éditions Isan Manga, c’est bien au grand Osamu Tezuka que l’on a affaire. On savait le dieu du manga (1928-1989) très prolifique (700 titres différents), avec de nombreuses œuvres encore non éditées en France. Avec Microid S, on découvre aujourd’hui l’un des trésors de sa collection. Le père d’Astro Boy nous amène cette fois-ci dans un futur post-apocalyptique où la nature, et plus particulièrement des insectes, ont choisi de se venger des affronts causés par les hommes. Dans ce monde désolé surgissent alors de petits êtres ressemblant aux humains : les microids. Si la majorité se range du côté des insectes pour punir les hommes de leurs crimes, une poignée de rebelles croit encore en nous et décide de nous défendre.

Mêlant science-fiction et récit écologiste, Microid S étonne par la précocité de ses propos. Nous sommes en effet en 1973, lorsque Osamu Tezuka partage ce récit sombre et critique envers la société. L’auteur livre alors une réflexion avant-gardiste et passionnante, au cours d’un récit palpitant étalé sur deux tomes. Après la parution récente de l’excellent Ambassador Magma du même auteur chez Isan Manga, saluons au passage l’édition prestigieuse qui accompagne ce trésor méconnu d’Osamu Tezuka. Belle manière de rendre hommage au maître, à travers plusieurs textes annexes et une préface mettant en perspective cette œuvre sombre portée par un dessin plus mûr, loin de la naïveté d’Astro.

Microid S, de Osamu Tezuka, éd. Isan Manga, tomes 1 disponible le 28 mai. 

Dans L’ombre de Creamy

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© 2019 by Emi Mitsuki and Studio Pierrot/Coamix

Dans la famille des magical girls, je voudrais… Creamy. Créée en 1983 au Japon et diffusée en France à partir de 1988, Creamy, Merveilleuse Creamy a su enchanter les téléspectateurs en proposant le récit d’une fillette de 10 ans, Yû Morisawa, pouvant se transformer en une adolescente de 16 ans, Creamy, capable de devenir une superstar de la chanson. Un pitch bien connu des fans, mais que le manga Dans l’ombre de Creamy vient renverser de manière inattendue.

Dans ce récit, l’autrice Emi Mitsuki s’intéresse à la version de sa rivale, Megumi Ayase, qui passe du statut d’idole à succès au rang de chanteuse de seconde zone lorsque Creamy apparaît. Un point de vue particulièrement intéressant puisque ce nouveau récit invite à s’immerger dans les coulisses du show business, où les paillettes et la gloire ne sont souvent qu’éphémères dès lors qu’on vous éclipse. Rivalité et star système sont ici explorés par le biais d’un récit particulièrement bien vu. Les planches s’enchaînent alors qu’on reste admiratif des dessins d’Emi Mitsuki, qui parvient à allier le style rétro du Creamy d’antan aux looks modernes. Une subtilité qui place Dans l’ombre de Creamy au rang des meilleurs mangas du moment chez Kurokawa.

Dans l’ombre de Creamy, de Emi Mitsuki, d’après l’œuvre du Studio Pierrot, éd. Kurokawa, tome 1.

Le château dans le ciel -anime comics-

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© by MIYAZAKI Hayao / Takuma Shoten

Sorti en 1986 au Japon, Le Château dans le Ciel d’Hayao Miyazaki fête donc ses 35 ans. Un anniversaire que Glénat a tenu à célébrer en rééditant en un seul tome l’anime comics de ce chef d’œuvre du studio Ghibli, ainsi que le livre L’Art du Château dans le Ciel. Deux ouvrages indispensables pour les fans. Outre l’artbook richement illustré, nous vous conseillons également l’Anime Comics, dont l’édition met en valeur la trame et l’équilibre de l’histoire des jeunes Pazu et Sheeta (une fille littéralement tombée du ciel).

Véritable prouesse en matière d’animation en son temps -il marquait les débuts du studio Ghibli-, Le Château dans le Ciel se découvre ici pour être notamment partagé avec un public plus large. Saluons l’impression qui est de meilleure qualité que l’ancienne version, avec des couleurs plus vives, même s’il ne s’agit toutefois que d’un anime comics en format manga classique. Après avoir édité Mon Voisin Totoro et Princesse Mononoké dans ce format, on espère également que Glénat aura la bonne idée de rééditer bientôt celui de Porco Rosso, ainsi que l’artbook qui va avec.

Le Château dans le Ciel -anime comics-, de Hayao Miyazaki, éd. Glénat, intégrale en un tome.

Bucket List of the Dead

Comptant parmi les valeurs sûres de ces dernières semaines, Bucket List of The Dead paru chez Kana nous offre une nouvelle plongée dans le récit post-apocalyptique. Alors qu’il est sur le point de craquer nerveusement, Akira Tendô, un employé de bureau dévoué de 24 ans, découvre un beau jour que le Japon est victime d’une invasion de zombies. Sans perdre son courage ni devenir une victime, Akira décide alors de s’offrir enfin les vacances qu’il méritent en se donnant pour objectif de réaliser 100 choses à faire avant de mourir. Une «to do list» qui va le mener à voir le bon côté de la vie malgré la mort qui rôde à chaque coin de rue.

Particulièrement bien dessiné et mis en scène par Kotaro Takata, le récit scénarisé par Haro Aso est un véritable succès au pays du Soleil-Levant dans la catégorie seinen. Bien rythmé, il réunit toutes les caractéristiques pour trouver son public dans l’Hexagone.

Bucket List of the Dead, de Kotaro Takata (dessin) et Haro Aso (scénario), éd. Kana, tome 1 disponible.

pour le pire

Après un premier tome haletant mais dont on attendait avec impatience la suite pour savoir s’il ne s’agissait pas juste d’une bonne idée dont le concept s’épuise, la série Pour le Pire aux éditions Glénat confirme tout le bien qu’on en pense. L’éditeur ajoute à son catalogue seinen une œuvre qui devrait ravir les amateurs d’histoires criminelles. Son concept tient en quelques lignes, mais il s’avère redoutable. On découvre ainsi l’étrange Shinju «Bozo» Shinagawa, une jeune femme condamnée à mort pour le meurtre de trois hommes. Sa vie va toutefois prendre une tournure inattendue lorsqu’un homme, Arata Natsume, venu lui faire avouer un lourd secret, finit par la demander en mariage.

Etrange demande, lorsque l’on sait qu’Arata, employé aux services d’aide à l’enfance, a sous sa responsabilité le fils de l’une des victimes. S’en suit alors un jeu du chat et de la souris entre ces «amants maudits» dont ne sait jamais vraiment quels sont les sentiments l’un envers l’autre. D’autant que de nouvelles pistes apparaissent autour des enquêtes qui visent à cerner le mode opératoire de cette tueuse en série présumée. A moins que celle-ci ne soit vraiment innoncente… Saisissant de bout en bout, Pour le Pire est un thriller original à la fois inquiétant et envoûtant.

Pour le Pire, de Taro Nogizaka, éd. Glénat, tomes 1 et 2 disponibles.

Sous le Signe des Mousquetaires

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© by KISHIDA Koi / Gakken – Gakusha Kenkyûsha

Libre adaption des Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas (1802-1870), la série animée Sous le Signe des Mousquetaires avait fait le bonheur des petits français qui avaient suivi ses 52 épisodes sur La Cinq dès 1989. Une série de qualité qui avait eu droit à une adaption en manga. Uniquement sortie au Japon, celle-ci se retrouve pour le plus grand bonheur des nostalgiques dans une édition intégrale en trois tomes dans la langue de Molière chez Black Box. Particulièrement fidèle à l’anime d’origine, cette version résume en partie le série qui anime D’Artagnan, Athos, Porthos et Aramis qui tentent de détricoter au fil de leurs épées une série de complots ourdis par le cardinal de Richelieu, contre le roi de France.

Un récit qu’il serait d’ailleurs faux de croire essentiellement tourné vers les enfants, puisqu’on retrouve également ce qui faisait le sel de l’œuvre originale de Dumas, rythmée au gré de trahisons, de morts et de duels. Riche en rebondissements, le manga, superbement dessiné par Koi Ishida, ne démérite pas et offre en outre une approche familiale intéressante au célèbre roman publié initialement en 1844.

Sous le signe des Mousquetaires, de Koi Ishida, éd. Black Box, récit complet en trois tomes disponibles.

Ivre du Japon

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© by NISHI Jean Paul / NISHIMURA Taku / Shôdensha

Le couple franco-japonais de Karyn Nishimura-Poupée et Taku Nishimura (alias J.P. Nishi) nous avait déjà largement amusé à travers la série A Nos Amours, manga comique nous plongeant dans le quotidien d’une relation mêlant nos deux cultures au pays du soleil-levant. Une complicité qui fait son grand retour à travers Ivre du Japon, où J.P. Nishi, fin croqueur de la vie, narre la biographie de sa femme, journaliste française venue faire carrière dans un pays qui la fascine.

Arrivée sur place pour y passer ses congés en 1996, la jeune Karyn ne se doutait pas que cette destination -choisie un peu par hasard- allait bouleverser sa vie. J.P. Nishi et Karyn Nishimura-Poupée partagent ici l’expérience d’une vie d’expatriée au cœur d’une culture aux antipodes de la France, à une époque où aller vivre au Japon semblait nous faire débarquer sur une autre planète. Car si la culture japonaise rayonne aujourd’hui dans l’Hexagone grâce à la «génération manga», il n’en était pas ainsi il y a 25 ans. Au gré des pages, Ivre du Japon nous offre une belle tranche de vie, à la fois amusante et bienveillante entre nos deux cultures.

Ivre du Japon, de Jean-Paul Nishimura, éd. Kana, récit complet en un seul tome disponible.

Souvenirs en bataille

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© by SHIKABANE Sensei / Kadokawa Shoten

Avec Souvenirs en bataille, les éditions Akata s’engagent dans un sujet trop régulièrement occulté par les médias : la pauvreté et la sénilité. Abandonné par son père et n’ayant jamais connu sa mère, Shikanabe grandit auprès de sa grand-mère. Une personne gentille et attentive qui tente de lui offrir une éductation pour sortir de la pauvreté chevillée à leur quotidien. Mais grandir auprès d’une personne âgée, c’est aussi faire face aux problèmes liés à la vieillesse, et cette mamie au grand cœur voit sa vie basculer à son tour lorsqu’elle souffre de démence sénile. Récit autobiographique de Shikanabe Sensei, Souvenirs en bataille partage une vie difficile à gérer au Japon, pays où la réussite sociale et le respect des codes compte beaucoup.

Touchant de bout en bout, ce récit complet en un tome mérite sans doute une attention particulière. Et pour la bonne cause puisque pour chaque tome acheté, 5 % des recettes sont reversées à l’association des Petits Frères des Pauvres, qui œuvre contre l’isolement et la solitude de nos aînés.

Souvenirs en bataille, de Shikanabe Sensei, éd. Akata, récit complet en un tome disponible.

Bonus track – Max Malon revisite les classiques

Un petit bonus vient se glisser dans la sélection du mois avec un Français, Max Malon, qui rend hommage à des œuvres cultes en produisant quelques chansons originales dans la veine des séries animées des années 1980. Saint Seiya, Cobra, Hokuto no Ken s’offrent ainsi quelques titres inédits composés spécialement par ce musicien touche à tout, à retrouver sur sa chaîne youtube et sur les plates-formes de streaming. Bonne écoute.



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