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Les 8 mangas à lire en octobre


Avec une rentrée chargée du côté des éditeurs, les mois de septembre et d’octobre offrent d’excellentes nouveautés au rayon manga. C’est particulièrement le cas du côté des shônens.

Et la course aux meilleurs titres de l’année est relancée avec la ligne droite de Noël, où nombre d’œuvres se disputeront les faveurs des lecteurs. Surtout, l’actualité manga est chargée avec la série à succès L’Attaque des Titans qui touche à sa fin, ou encore One Piece qui fêtera son 100e tome début décembre en France. Tandis que Goldorak s’offre un retour en force auprès du public français et aura droit à sa propre BD française le 15 octobre. De quoi exploser les chiffres de vente avec une nouvelle croissance à deux, voire trois chiffres prévue par la plupart des acteurs de ce marché en 2021.

kaiju n°8

C’est sans doute le shônen incontournable du mois d’octobre. Kaiju n°8 débarque en force chez Kazé qui offre à son nouveau manga phare une sortie en grandes pompes à travers la France. Plus de 250.000 exemplaires seront ainsi publiés pour accompagner le 1er tome (du jamais vu pour un lancement de manga dans l’Hexagone). L’éditeur ira même jusqu’à afficher une fresque géante de 46 m sur 45 m représentant un monstre XXL sur les 13 étages de la BnF à Paris. De quoi voir les choses en grand pour cette nouvelle série qui mérite effectivement que l’on s’y attarde.

Le mangaka Naoya Matsumoto nous entraîne dans un Japon alternatif régulièrement ravagé par le passage de kaijus, ces monstres géants et surpuissants à la Godzilla, qui détruisent la plupart des villes et causent la mort de milliers de citoyens. L’auteur y dépeint le quotidien de Kafka Hibino. Ce trentenaire débonnaire s’est résolu à travailler au sein d’une équipe de nettoyage des «restes» de kaijus éliminés par des forces spéciales. Chargé des basses besognes, il a oublié ses rêves de devenir un vrai héros pour éradiquer les monstres. Une motivation qui va toutefois revenir avec l’arrivée de Reno Ichikawa, une jeune recrue qui veut monter les échelons. Mais la vie de Kafka bascule le jour où un étrange parasite fait de lui un kaiju malgré lui…

Les fans de One Punch Man, My Hero Academia, Fire Force et Godzilla devraient largement apprécier Kaiju n°8 tant le manga de Naoya Matsumoto répond parfaitement au cadre d’un shônen réussi. Maîtrisé, drôle et plaisant à lire, il coche toutes les cases d’un bon manga. On apprécie également le rôle tenu par Kafka qui, âgé de 32 ans, ne rentre pas dans l’éternel moule de l’adolescent qui doit passer à l’âge adulte. 

Kaiju n°8, de Naoya Matsumoto, éd. Kazé, tome 1 disponible.

l’attaque des titans (fin)

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Le 13 octobre prochain marquera l’heure de tourner les dernières pages de la saga L’Attaque des Titans, alias Shingeki no Kyojin (SNK pour les fans). Et quelle saga ! C’est avec le tome 34 que Hajime Isayama mettra un terme à ce qui comptera parmi «les mangas d’une génération», comme le rappelle Pika. SNK appartient en effet à ces titres comme Dragon Ball, One Piece ou Naruto qui auront tenu en haleine plusieurs millions de lecteurs dans le monde. Rien qu’en France, 6 millions d’exemplaires ont été écoulés par Pika depuis son lancement en juin 2013. Un best-seller qui a surtout été porté par la série animée (sur Wakanim et Netflix) qui trouvera elle aussi sa conclusion dans les prochains mois (dès janvier 2022).

En attendant, SNK passe la main et nous ne «divulgâcherons» rien de cet ultime tome. Si la fin divisera forcément les lecteurs, Hajime Isayama laisse ici un seinen (manga à destination des adultes) qui marque un nouveau jalon. Car oui, il y aura bien un avant et un après L’Attaque des Titans. Pardonnez la formule un peu éculée, mais celle-ci fait sens tant Hajime Isayama a su prendre à revers le monde du manga, malgré un dessin laborieux. Si l’on peut y voir une critique du Japon moderne (insulaire et replié sur lui-même), un essai sur la lutte des classes ou encore un récit catastrophe peuplé de monstres géants (un genre cher au Japonais), L’Attaque des Titans a surtout su déconstruire la manière dont les mangas grands publics sont narrés, avec de nombreux rebondissements déstabilisants pour les lecteurs. Suspendus aux pages, tous étaient obligées de s’accrocher à un récit complexe, sans pouvoir vraiment s’attacher à ses héros.

Au moment de tourner la dernière page, chaque lecteur aura alors vécu une histoire très intime avec ces personnages et perçu différents niveaux de lecture. La marque des grands classiques.

L’Attaque des Titans, de Hajime Isayama, éd. Pika, tome 34 le 13 octobre, une édition limitée est également proposée avec plusieurs bonus en prime.

shangri-la frontier

A la manière de Kaiju n°8, Shangri-La Frontier est venu s’offrir une belle opération de communication chez Glénat lors de sa sortie le 8 septembre dernier. Un shônen pur jus qui lorgne du côté du genre isekai (où le protagoniste se retrouve projeté dans un monde imaginaire), même si les auteurs s’en défendent.

Le nouveau manga de Fuji Ryôsuke (dessin) et Katarina (scénario) nous emmène au royaume des jeux vidéo à travers le regard d’un gamer fou furieux dont les excentricités le poussent à finir les plus mauvais jeux du monde. Répondant au nom de Sunraku, notre lycéen mordu du pad s’essaye alors au jeu du moment : Shangri-La Frontier. Un jeu de rôle massivement multijoueur qui réunit 30 millions de gamers acharnés à travers le monde. Il se retrouve alors immergé dans un univers d’heroic fantasy véritablement prenant. Titiller dans sa fierté de devenir le plus fort, c’est affublé d’un masque en forme de tête d’oiseau et armé de deux poignards qu’il viendra à bout de terribles créatures…

Réunissant tous les codes du jeu vidéo et particulièrement des RPG, Shangri-La Frontier multiplie les clins d’œil que les gamers auront à cœur de relever. Mais cela ne nuit en rien à son récit qui reste relativement facile à aborder, tandis qu’un humour potache remplit les pages pour rendre ce manga attachant. Si ce premier tome pose l’univers de Shangri-La Frontier, on relèvera toutefois que sa suite se révèle rapidement plus passionnante en ouvrant de nouvelles perspectives.

Shangri-La Frontier, de Fuji Ryôsuke (dessin) et Katarina (scénario), éd. Glénat Manga, tome 1 disponible.

undead unluck

Encore un shônen me direz-vous ? Oui ! Sorti début septembre, Undead Unluck est l’autre grosse série mise en avant chez Kana et là encore il s’agit d’une bonne pioche. S’affichant parmi les champions du Weekly Shônen Jump depuis 2020, Undead Unluck narre l’association d’un duo que tout semble opposer. On y découvre d’abord Fuko, une jeune fille dont le triste sort est de précipiter la mort ou la malchance de tous ceux qui la touchent. Déprimée et souhaitant mettre fin à ses jours, Fuko la maudite fait alors la connaissance de son antagoniste Andy, un immortel qui cherche par tous les moyens à mourir défintivement. Alors Fuko et sa malédiction l’intéresse au plus haut point. Malheureusement, une mystérieuse organisation va venir mettre son grain de sel dans leur projet.

C’est sur ce pitch de base que se développe le récit d’Undead Unluck. Et si la mort est bien omniprésente dans les pages de ce manga, c’est pour mieux s’en moquer. Le mangaka Yoshifumi Tozuka ne boude pas son plaisir de distiller son humour tout au long de planches où l’action s’enchaîne à un rythme effréné. Si le dessin s’inscrit dans les standards du genre, c’est principalement le côté décalé de son récit qui séduira les fans de shônen, avec une bonne dose d’humour noir.

Undead Unluck, de Yoshifumi Tozuka, éd. Kana, tome 1 disponible.

mermaid saga

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NINGYO NO MORI by Rumiko TAKAHASHI © 1994 by Rumiko TAKAHASHI / Shogakukan Inc.

Considéré comme l’une des meilleures œuvres de la grande Rumiko Takahashi (Ranma 1/2, Maison Ikkoku, Inu-Yasha, Mao…), Mermaid Saga profite enfin d’une réédition en France après une première publication en 1998 dans l’Hexagone (devenue introuvable). Avec ce nouveau retour en librairies, les amateurs de la mangaka ne perdent pas au change, puisque Glénat livre une superbe édition, avec une couverture sublimée par des reflets dorés et un papier blanc au grammage plus épais et dans un format plus flatteur.

On découvre alors l’étrange destinée de Yuta, un homme devenu immortel après avoir mangé de la chaire de sirène. C’est dans sa quête pour redevenir mortel que ce héros ira à la rencontre de ces créatures mythologiques aux étranges pouvoirs. Particulièrement bien rythmé, ce premier tome nous plonge dans un manga assez sombre et violent, dont le propos reste tempéré par le talent de Rumiko Takahashi, qui conserve ici assez de légerté dans ses cases pour porter l’allant qui sert la plupart de ses œuvres. A noter que ce premier tome porte sur Mermaid Forest, la première partie de cette saga qui s’intéresse aux sirènes. Un must-have dans toute bonne bibliothèque de mangavores.

Mermaid Saga, de Rumiko Takahashi, éd. Glénat Manga, tome 1 le 20 octobre.

les brumes écarlates

C’est le coup de cœur surprise de votre serviteur qui le pousse ici à mettre en avant Les Brumes Ecarlates, belle BD signée Wu Qingsong. Cet auteur chinois livre ici un récit porté par de superbes planches mariant un dessin tantôt nerveux, tantôt contemplatif, qui sert avec brio l’écriture d’une légende chinoise mêlant les arts martiaux au genre steampunk. Glénat publie le récit d’un monde ravagé par des brumes bien vivantes qui cherchent à répandre la mort auprès de toute vie qui croiserait son chemin. Exsangue et contrainte de vivre dans des forteresses isolées, l’humanité survie dans le chaos. Toutefois, celle-ci a développé de nouveaux pouvoirs et de fiers guerriers en armures se livrent une guerre fratricide.

Sur 180 pages, le premier tome de cette nouvelle série devrait ravir les amateurs de contes chinois servis par des séquences d’actions parfois brouillonnent mais époustouflantes. Le tout étant jalonné d’un récit intriguant qui n’a pas dévoilé tous ses mystères.

Les Brumes Ecarlates, de Wu Qingsong, éd. Glénat, tome 1 disponible.

Le cauchemar d’insmouth

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Nous ne ferons pas de longs discours sur la nécessité d’acheter la collection liée aux œuvres de Lovecraft adaptées par le talentueux Gou Tanabe. Le mangaka japonais affine encore son trait pour nous plonger dans l’horreur du Cauchemar d’Insmouth. C’est au cœur de cette ville, véritable enfer sur terre, que nous transporte ce récit qui s’avère être l’un des plus terrifiants de la collection dédiée à H.P. Lovecraft chez Ki-oon.

A travers les yeux de Robert Olmstead, un jeune homme à la recherche de ses origines, le lecteur va basculer avec lui dans l’effroi d’un monde de terreur… Nous n’en ajouterons pas davantage sur cette nouvelle adaptation qui mérite tout simplement d’être lue à la bougie un soir d’Halloween pour ne plus fermer l’œil. Bonne nuit.

Le Cauchemar d’Insmouth, de Gou Tanabe, éd. Ki-oon, tome 1 disponible.

teenage renaissance

Dans un registre bien moins terrifiant, sauf si vous voulez mourir de rire, Akata a mis la main sur l’un des mangas les plus distrayant du moment. Avec Teenage Renaissance, le mangaka Yûshin Kuroki nous ammène à suivre le quotidien loufoque du lycée du Louvre, où les protagonistes d’œuvres d’art bien connu prennent vie pour y vivre leur adolescence. Et l’on s’aventure alors au côté du sculptural David dont les premiers émois le mène à poser un regard passionnel (et obsédé?) sur sa camarade Venus.

Vous l’aurez deviné : Teenage Renaissance, c’est la rencontre improbable entre l’art et la puberté. Très plaisant à lire, avec le sourire aux lèvres, ce manga se révèle également superbement dessiné, porté par le trait fin et juste de Yûshin Kuroki qui se plaît à imaginer un monde décalé, même si les grands maîtres de la Renaissance doivent se retourner dans leurs tombes. Le titre a rejoint en septembre la collection WTF?! d’Akata. Un très bon choix pour sortir de la morosité ambiante.

Teenage Renaissance, de Yûshin Kuroki, éd. Akata, tome 1 disponible.

Bonus : bioman – la bible officielle

Pour finir cette sélection, on ne boude pas notre plaisir de vous recommander vivement d’acheter ou d’offrir Bioman La Bible Officielle, dans la collection Kuropop de Kurokawa. Un très bel ouvrage, richement illustré qui revient sur les séries TV qui ont entouré les forces arc-en-ciel venues en découdre avec les extraterrestres. Apparue sur Canal + dès 1985, la série a principalement connu son heure de gloire dans le Club Dorothée sur TF1 en 1987, avec le fameux générique de Bernard Minet. Fer de lance du genre Sentai hors des frontières du Japon, Bioman fut principalement à l’origine d’une autre série bien connue : les Power Rangers. Le présent ouvrage nous en livre tous les secrets, revient sur les acteurs et le bestiaire des ennemis de Bioman et ses séries dérivées. Un livre pensé comme une excellente idée cadeau pour la génération Club Do.

Bioman, La Bible Officielle, collection Kuropop, éd. Kurokawa, en un tome.





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