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les 3 mesures phares de Jordan Bardella

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Député européen mais également vice-président du Rassemblement national, Jordan Bardella n’a pourtant que 25 ans. Aujourd’hui, il est candidat pour devenir le nouveau chef de la région Île-de-France, pour laquelle il souhaite faire «le choix de la sécurité».

«Samuel Paty, Trappes, rixes entre bandes dont 80% ont lieu en région parisienne : notre priorité est la sécurité !», peut-on ainsi lire sur le site de campagne de Jordan Bardella, qui affiche un discours résolument tourné vers les problèmes d’insécurité que connaît l’Île-de-France. Pour lui, cette région est même «devenue le symbole d’une violence qui touche aujourd’hui tout le pays».

C’est donc tout naturellement que la sécurité est la proposition numéro 1 du candidat. Parmi ses grands projets, présentés par son directeur de campagne, également tête de liste dans le Val-de-Marne, Gaëtan Dussausaye, se placent ensuite la création d’un fonds d’aide régional et un projet en faveur du localisme et la démétropolisation.

Le choix de la sécurité

Le constat est posé d’emblée par Gaëtan Dussausaye : «on a pas mal entendu pendant la campagne que la sécurité n’était pas une compétence de la région, ce n’est pas tout à fait faux car la sécurité est l’apanage de l’Etat, mais de fait, il est assez défaillant en la matière et pousse donc les collectivités à devoir rattraper les choses».

Et c’est notamment le cas dans les transports en commun, explique le directeur de campagne de Jordan Bardella, qui souligne que «plus d’un tiers des actes avec violences sont commis dans les transports en commun», où la sécurité est, de fait, la compétence de la région.

Pour y remédier, Jordan Bardella prévoit de déployer «deux agents armés supplémentaires» dans «250 gares de RER» dans un premier temps, afin «d’assurer la sécurité des voyageurs» mais surtout «pour avoir un vrai aspect dissuasif», explique Gaëtan Dussausaye. Le but étant de recruter «immédiatement un millier d’agents» et de «monter au créneau ensuite pour alimenter […] jusqu’aux 800 stations et gares de la région».

Cette mesure «pourrait même s’autofinancer avec l’argent de la fraude», qui serait de fait sinon rendue impossible, du moins largement diminuée par la présence des agents armés dans les gares. Selon celui qui est tête de liste dans le Val-de-Marne, elle est estimée à 1 million d’euros par jour dans la région.

Un fonds d’aide régional

Autre proposition : celle de créer un fonds d’aide régional, à destination des jeunes de moins de 30 ans souhaitant créer leur entreprise. Ce sont ainsi «500 millions d’euros que la région va mettre à disposition de ces jeunes de moins de 30 ans […], à hauteur de 5.000 euros maximum par projet», annonce Gaëtan Dussausaye.

Et pour chaque euro avancé, la région abondera d’un euro supplémentaire. Par exemple, si l’entreprise investit 1.000 euros, la Région en investira 1.000 de plus. Au total, «100.000 entreprises de la région» pourraient être concernées, selon lui. Avec l’objectif de «multiplier les bénéficiaires», y compris pour des petites sommes donc, «plutôt que de réserver le dispositif à quelques projets seulement».

«Nous souhaitons mettre tout le monde sur le même plan d’égalité, dès la première année de mandat. Plutôt que de choisir, nous participerons en retour à la hauteur des besoins de chaque jeune», détaille le directeur de campagne.

Le localisme et la démétropolisation

La dernière proposition du candidat du Rassemblement National est assez large et comprend deux volets : d’un côté, un projet de «localisme» et de l’autre côté, celui de «démétropolisation». Deux projets qui visent à encourager l’économie locale et à utiliser toutes les ressources disponibles dans la région.

D’une part, le localisme est, selon Gaëtan Dussausaye, un «projet de société qui a l’ambition de remplacer le mondialisme». En somme, quand le mondialisme est source de délocalisation, de pauvreté, de chômage ou encore de pollution, le localisme «consiste à relocaliser au maximum, à reduire les distances entre la production, la consommation et le recyclage» et doit permettre de développer les circuits courts, notamment en agriculture, pour faire en sorte par exemple «que tout ce qui est consommé dans les cantines des lycées soit produit au niveau local».

D’autre part, la démétropolisation consiste «à faire en sorte de désaturer Paris», pour, en parallèle, «rendre plus attractif des territoires plus éloignés de la région». Cela passe, selon le directeur de campagne par «l’amélioration de l’offre de transports», «la création d’infrastructures comme des pépinières d’entreprises» et «le développement de nouvelles formes d’organisation de travail».

Au lendemain de la crise sanitaire et grâce à l’essor du télétravail, les Franciliens qui souhaitent quitter «leurs appartement étriqués de Paris» doivent pouvoir s’installer où ils le souhaitent dans la région et «trouver là-bas les ressources techniques pour continuer à travailler», donne-t-il pour exemple.

Mais pas question pour autant de recréer de nouvelles métropoles sur le territoire francilien, avec d’immenses centres commerciaux et de l’hyperconcentration humaine, il s’agit selon lui «d’investir de façon raisonnable et réfléchi» et «de développer des structures à taille humaine». Et de conclure : «Plutôt que d’installer 4/5 entreprises différentes dans la même tour à La Défense, mettre 4/5 entreprises dans plusieurs communes différentes», et ce, «aux abords des gares […] ce qui permettrrait qu’elles soient accessibles facilement et aient un pied vers Paris».



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