heureux-qui.com
Image default
Fil Info

Les 15 meilleurs films de l’année 2020


L’année 2020 n’est pas encore finie, mais enregistre déjà de belles réussites en matière de 7e art. Voici une liste subjective – qui provoquera assurément la colère ou l’incompréhension de certains internautes – des 15 meilleurs films sortis depuis janvier qui ont parfois connu une ressortie en salles le 22 juin, après plus de trois mois de fermeture.

«Les filles du docteur March», de Greta Gerwig (1er janvier 2020)

Après avoir été nommée à l’Oscar de la meilleure actrice pour son premier film «Lady Bird» (2017), Greta Gerwig, figure du cinéma indépendant aux Etats-Unis, adapte l’un des classiques de la littérature américaine, «Les quatre filles du Docteur March» (1868), de Louisa May Alcott.

Une histoire en pleine Guerre de Sécession incarnée à l’écran par Saoirse Ronan, Emma Watson, Eliza Scanlen, Florence Pugh, Laura Dern, Meryl Streep ou encore Timothée Chalamet. Un récit initiatique dans une nouvelle version originale, qui voit également la présence du Français Louis Garrel dans la peau d’un professeur tombé sous le charme de Jo March.

«1917», de Sam Mendes (15 janvier 2020)

Au cœur des tranchées. Et au plus près des poilus. Avec «1917», qui a obtenu deux Golden Globes et trois Oscars, Sam Mendes délaisse l’univers de James Bond («Skyfall», «Spectre») pour rendre compte des atrocités vécues pendant la Première Guerre mondiale. A la manière d’un long plan-séquence, la caméra suit, pendant près de deux heures, les jeunes soldats anglais Schofield (George MacKay) et Blake (Dean-Charles Chapman), qui doivent traverser le camp ennemi pour apporter un important message pouvant sauver des centaines de vies.

S’il s’est inspiré des histoires que lui contait son grand-père Alfred, ancien combattant enrôlé à 19 ans, Sam Mendes évoque surtout «ce que ces hommes ont subi, leurs sacrifices, et leur foi en quelque chose qui les dépassait». Un film de guerre d’un réalisme saisissant et aux scènes proches de celles d’un jeu vidéo, avec Colin Firth, Benedict Cumberbatch et Andrew Scott.

«Jojo Rabbit», de Taika Waititi (29 janvier 2020)

Récompensée de l’Oscar du meilleur scénario adapté, cette comédie satirique, drôle et dérangeante, où le rire devient une arme, traite du nazisme à travers les yeux d’un enfant. Johannes Betzler voue un culte au Führer et s’est créé un monde imaginaire alors que la Seconde Guerre mondiale sévit. En apparaissant d’une manière clownesque dans sa chambre, Adolf Hitler, interprété par le réalisateur néo-zélandais d’origine juive et maorie, prend des allures de Charlie Chaplin. Il délivre au jeune Viennois de nombreux conseils comme son père, absent, aurait pu le faire.

Jusqu’au jour où il découvre que sa mère cache une adolescente juive dans la propriété familiale. Taika Waititi, qui devrait réaliser le prochain film inspiré de l’univers Star Wars, tourne en ridicule les grandes figures de la Gestapo pour les rendre plus humaines, et dénonce, avec brio, les ravages d’une guerre sur une jeunesse encore malléable.

«La dernière vie de Simon», de Léo Karmann (5 février 2020)

Ce film fantastique et familial relate le parcours de Simon, 8 ans et orphelin, qui cherche à être recueilli par une famille. S’il semble être un garçon comme les autres de prime abord, ce petit être en mal d’amour cache pourtant un lourd secret : il peut se glisser dans la peau de tous ceux qu’il touche et prendre leur apparence. On notera la performance de l’acteur Benjamin Voisin à qui l’on prédit une très belle carrière.

«The Gentlemen», de Guy Ritchie (5 février 2020)

Ceux qui craignaient que Guy Ritchie se soit perdu dans des productions jeune public, à l’image de son «Aladdin» en live-action commandé par les studios Disney, peuvent être rassurés. L’ex de Madonna renoue avec ce qu’il sait faire de mieux : filmer des gansgters un brin barrés, et des braquages à l’anglaise sur fond de trafic de cannabis.

Baron de la drogue à Londres, Mickey Pearson veut se mettre au vert avec sa femme, et revendre pour cela son empire en échange de 400 millions de dollars. Et cela va faire des envieux, à commencer par Fletcher, un détective privé qui pense avoir des informations compromettantes, et devient le narrateur de ce récit à tiroirs. Une œuvre dans la lignée d’«Arnaques, crimes et botanique» avec Matthew McConaughey, Hugh Grant, Charlie Hunnam et Colin Farrell.

«Sonic, le film», de Jeff Fowler (12 février 2020)

Dès sa sortie, le petit hérisson bleu rapide comme l’éclair a dominé le box-office, enregistrant plus de deux millions d’entrées, soit le meilleur démarrage de cette année 2020 quelque peu atypique en matière de sorties culturelles et de cinéma. Cette comédie familiale en live-action, dont la suite a été officialisée fin mai, raconte l’histoire de Sonic, qui vient d’arriver sur Terre, et de son meilleur copain Tom. Ces deux-là vont faire équipe pour vaincre le méchant Dr. Robotnik et sauver la planète.

Le comédien et humoriste Malik Bentalha double la voix du super-hérisson dans la version française. La salve de critiques qui avait suivi la diffusion du tout premier trailer à cause de l’apparence désastreuse du héros, en 2019, semble désormais bien loin.

«La fille au bracelet», de Stéphane Demoustier (12 février 2020)

Le réalisateur dresse le tableau du système judiciaire français en s’intéressant à l’histoire fictive de Lise (Mélissa Guers), âgée de 18 ans. Elle est accusée d’avoir assassiné sa meilleure amie, Flora. En attendant son procès, l’adolescente porte un bracelet électronique et suit des cours par correspondance, assignée à résidence chez ses parents (Roschdy Zem et Chiara Mastroinanni).

Laissant constamment la place au doute, «La fille au bracelet» suit les différentes audiences, les plaidoiries, et cela jusqu’au verdict. Dans un huis-clos théâtral, Lise, silencieuse, doit pourtant prouver son innoncence et répondre aux accusations de l’avocate générale (Anaïs Demoustier, sœur du cinéaste), plus royaliste que le roi, et le président du tribunal (Pascal-Pierre Garbarini).

«Le cas Richard Jewell», de Clint Eastwood (19 février 2020)

Célibataire et vivant encore chez maman (Kathy Bates), Richard Jewell (Paul Walter Hauser, parfait dans ce rôle), 33 ans, rêve d’intégrer les forces de l’ordre. Il est engagé pour surveiller en tant qu’agent de sécurité la bonne organisation d’un concert qui se déroule le 26 juillet 1996 au parc du Centenaire, à Atlanta, à l’occasion des Jeux Olympiques. Au cours de cette soirée, Richard Jewell remarque un sac-à-dos abandonné sous un banc. Ne faisant confiance qu’à son instinct, le vigile donne l’alerte. L’explosion de la bombe fait deux morts et une centaine de blessés. Un bilan qui aurait été plus lourd si Richard Jewell n’avait pas alerté les autorités.

Lui dont personne ne se souciait vraiment avant ce drame, connaît la gloire et la reconnaissance en quelques heures. Mais la folie médiatique s’empare du dossier tandis que le FBI opte pour la théorie du terroriste solitaire. La vie de ce petit gars naïf et crédule, issu de la classe moyenne républicaine, vire au cauchemar. Son avocat Watson Bryant (Sam Rockwell) semble le seul à pouvoir le tirer d’affaire. Dans ce film, Clint Eastwood célèbre un héros ordinaire «jeté en pâture aux lions».

«Judy», de Rupert Goold (26 février 2020)

Après Queen et Elton John, Judy Garland, incarnée à l’écran par Renée Zellweger (Oscar de la meilleure actrice), fait l’objet d’un biopic, qui retrace les derniers mois de cette légende musicale au destin tragique. Sous contrat à seulement 13 ans avec la Metro Goldwyn Mayer (MGM), cette enfant de la balle que l’on pressurise et à qui l’on impose un régime drastique, tourne à un rythme effréné, enchaînant les succès, dont «Le magicien d’Oz» (1939) où elle joue Dorothy, avant de voir sa carrière décliner.

En 1968, Judy Garland revient sous le feu des projecteurs pour assurer une série de concerts au cabaret Talk of the Town. Elle veut renflouer les caisses et conserver ainsi la garde de ses enfants. Mais si elle joue à guichets fermés, la mère de Liza Minelli peine à se défaire de ses démons. Dépression, alcool, drogue mènent la star à l’adolescence sacrifiée jusqu’au précipice.

«Dark Waters», de Todd Haynes (26 février 2020)

Dans ce thriller judiciaire et politique, le réalisateur dénonce l’un des plus grands scandales de santé publique de ces dernières années, à savoir la lutte contre les polluants chimiques menée par l’avocat d’affaires Robert Bilott (Mark Ruffalo, métamorphosé) contre le géant américain de l’industrie chimique DuPont, qui fabrique du Teflon.

Avec cette enquête – qui compte aussi Anne Hathaway et Tim Robbins au casting –, l’auteur de «Carol» s’essaie avec brio au cinéma de dénonciation.

«En avant», de Dan Scanlon (4 mars 2020)

Dans l’univers urbain d’«En avant», elfes, licornes et centaures vivent en banlieue, regardent la télé et jouent aux jeux vidéo. Si Ian est timide et effacé, son grand frère Barley, extraverti, roule des mécaniques. Leur mère leur transmet un mystérieux cadeau de la part de leur papa disparu, capable de le faire revivre pendant 24h. 

Aidés de la redoutable Manticore, ces deux ados s’embarquent à bord d’un van dans une aventure extraordinaire. Ce 22e long-métrage des studios Pixar est un joli divertissement sur la fraternité et les rites initiatiques, offrant un épilogue plein d’émotion.

«Woman», d’Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertrand (4 mars 2020)

Après «Human», le photographe et président de la fondation «Goodplanet», Yann Arthus-Bertrand, connu pour ses clichés aériens signe, avec la cinéaste et journaliste d’origine ukrainienne, Anastasia Mikova, un documentaire sur celles qui représentent la moitié de l’humanité. 

Tous deux sont partis à la rencontre de 2.000 femmes à travers 50 pays, afin de mettre en lumière les injustices qu’elles subissent au quotidien, mais aussi et surtout la force dont elles doivent faire preuve, comme si cela était inscrit «dans leur ADN». Sous forme d’entretiens relatés à la première personne, elles se confient sur la maternité, l’éducation, le mariage, l’émancipation, les premières règles, la sexualité et cette Terre sur laquelle elles vivent.

«La bonne épouse», de Martin Provost (11 mars 2020)

En 1967, Paulette Van Der Beck (Juliette Binoche) gère une institution où elle forme de jeunes demoiselles à devenir les perles des ménagères, avec l’aide de Gilberte (Yolande Moreau) et de sœur Marie-Thérèse (Noémie Lvovsky), toutes deux plus délurées et fantasques qu’il n’y paraît. «Une femme sans trousseau est une femme sans avenir», leur répète-t-elle.

Mais cette bonne épouse se retrouve veuve et menacée de devoir fermer les portes de son pensionnat. Ses principes vacillent, balayés par Mai-68, et le désir d’émancipation se fait plus pressant. Sans compter l’irruption dans sa vie de son premier amour, joué par l’hilarant et déluré Edouard Baer. Après «Séraphine» et «Violette», Martin Provost se veut le porte-drapeau de la condition féminine avec cette comédie qui prend parfois des allures de musical, et tord le cou aux préjugés.

«L’ombre de Staline», d’Agnieszka Holland (22 juin 2020)

La réalisatrice polonaise a choisi de parler de l’Holodomor, l’extermination par la faim de la population ukrainienne en 1932-1933 par le régime soviétique, à travers l’histoire vraie du journaliste britannique Gareth Jones. Après avoir rencontré Adolf Hitler, alors nouveau chancelier allemand, le jeune homme passionné et honnête décide de partir à Moscou dans l’espoir d’interviewer Staline grâce à un réseau présent dans le pays.

Mais Gareth Jones découvre avec effroi que ses alliés sont souvent corrompus et que la vérité est tout autre. Surveillé jour et nuit, il prend la fuite et se retrouve plongé dans l’horreur des campagnes où il se fait le témoin des atrocités des hommes. «Le monde n’est pas au courant de ces crimes, alors que l’Holocauste est un fait connu dans l’histoire de l’Humanité. Même les Russes et les habitants des républiques anciennement soviétiques ne parlent pas des crimes commis au nom du communisme, alors que Staline a tué plus de 20 millions de ses propres citoyens», précise la cinéaste.

«Eté 85», de François Ozon (14 juillet 2020)

Après avoir fait polémique en 2019 avec son film «Grâce à Dieu», qui dénonçait la pédophilie au sein de l’Eglise catholique, François Ozon revient avec une romance tragique adaptée de «La danse du coucou», roman d’Aidan Chambers. En 1985, alors que les jeunes portent des jeans et des bandanas, affichent des posters de «Taxi Girl» dans leur chambre, et écoutent The Cure, Alexis (Félix Lefebvre), un fils d’ouvrier obnubilé par la mort, rencontre le beau et charismatique David (Benjamin Voisin) après une sortie en mer qui aurait pu mal tourner.

Les deux adolescents, devenus amants, vont vivre intensément, passionnément… dangereusement. Car derrière cette belle histoire d’amour, François Ozon y ajoute une bonne dose de thriller. Estampillé du label «Cannes 2020», ce long-métrage est un magnifique hommage aux figures des années 1980. Valeria Bruni Tedeschi, Isabelle Nanty et Melvil Poupaud sont remarquables.

Retrouvez toute l’actualité cinéma ICI



Source link

Autres articles à lire

Dune : un beau livre pour fêter la sortie du film

adrien

Clément d’Antibes, le supporter le plus capé des Bleus voit la France gagnait l’Euro

adrien

Eric Naulleau : «Ruse est l’histoire d’une promenade avec l’amour et la mort»

adrien

DIRECT – Coronavirus : 354 morts et 5.797 nouveaux cas positifs au cours des dernières 24 heures en France

adrien

Laeticia Hallyday : grosse fête à Saint-Barth pour les anniversaires de Jade et Joy

adrien

EuroMillions : voici les signes astrologiques qui ont le plus de chances de gagner

adrien