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L’édito de Loïc Signor : «Emmanuel Macron joue la partition entre deux camps»


Dans son édito de ce mercredi 5 janvier, Loïc Signor, journaliste de CNEWS, revient sur les récents propos d’Emmanuel Macron qui ont mis le feu aux poudres à l’Assemblée nationale. Le chef de l’Etat a affirmé sa volonté d’«emmerder les non vaccinés».

Il est vrai que nous avions laissé le président -avant les fêtes- sur un mea culpa : J’ai une « volonté de bousculer » disait-il mais je regrette des propos « blessants ». Il faut dire que du « traverser la rue » au « gens qui ne sont rien » en passant par « le pognon de dingue, les Gaulois réfractaires ou encore les fainéants » ; le quinquennat d’Emmanuel Macron a été jalonné par ces formules chocs.

De ce point de vue-là, le Macron 2022 ressemble fortement au Macron que l’on connait ; franc et direct pour les uns / arrogant et méprisant pour les autres. Mais alors pourquoi prendre un tel risque à moins de 100 jours de l’élection présidentielle ? Eh bien tout simplement parce qu’Emmanuel Macron peut se le permettre : cote de popularité au plus haut / en tête des intentions de vote dans tous les sondages et des adversaires en ordre dispersé.

Là où certaines petites phrases ont pu lui coûter cher par le passé, celle-ci pourrait atteindre l’objectif recherché : se mettre du côté des Français qui depuis deux ans se plient aux règles du covid : respectant les confinements, les couvre-feux, la vaccination.  Emmanuel Macron joue la partition entre deux camps ; les 90% de Français vaccinés contre les autres.

Est-ce le rôle d’un président de la République : bien sûr que non. Est-il toujours le président de tous les Français ? De moins en moins. Mais est-ce vraiment le président qui parle ? Certainement pas. En prenant ce risque, Emmanuel Macron descend dans l’arène de la présidentielle. Sans le dire ou presque, il vient d’entrer dans le costume du candidat ; avec la recette de 2017 :  bousculer tout le monde. 

« Je ne laisse pas aux extrêmes le parler vrai » me confiait-il un jour hors micro en marge d’un déplacement ; c’était au début du quinquennat.nA l’époque, pas de Zemmour à l’horizon mais déjà, un style, similaire aux deux hommes. 

Quand Macron fait du Macron, il fait automatiquement aussi du Zemmour et inversement. Car en fait, Macron et Zemmour sont les deux côtés d’une même pièce : celle de la radicalité, du coup d’éclat permanent. Rien en commun du point de vue des idées, bien sûr mais une volonté populiste de parler au peuple, comme le peuple, pour le peuple. 

Zemmour / Macron, ce n’est pas encore le duel du second tour à en croire les sondages mais leur style va inévitablement guider la campagne de 2022 ; brutalité, radicalité. Avec le risque à la fin de mettre les Français dos à dos et pour le président élu, l’incapacité de les réconcilier. 



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