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L’édito de Guillaume Bigot : «Pauvre petite fille riche !»


L’éditorialiste Guillaume Bigot revient ce mardi sur l’interview de Meghan Markle.

«Elle contient un agaçant tour de passe-passe qui semble très à la mode ces derniers temps. Certains tentent de remplacer la lutte contre les injustices collectives par la victimisation individuelle.

Pour mieux le comprendre, reprenons les propos tenus par Yseult, cette jeune chanteuse qui a remporté les victoires de la musique : « je suis militante avant d’être artiste. Chez moi, tout est politique. Ma couleur de peau est politique. Mes cheveux sont politiques. Mon corps est politique. »

Son obésité, sa pigmentation, la texture de ses cheveux, son genre sont pourtant des caractéristiques biologiques et, à ce titre, sont des données totalement apolitiques.

Des causes qui n’auraient rien de politique

Ce qui est politique, c’est ce qui intéresse le bien commun, l’intérêt général. Ce qui est politique, c’est ce sur quoi on peut agir pour rendre la cité ou le monde plus juste. Volontariste par essence, la politique doit déboucher sur l’action.

Les causes dites sociétales ne sont pas seulement apolitiques, elles sont antipolitiques. On ne choisit ni sa couleur de peau, ni son genre, ni son orientation sexuelle. Les monter en épingle n’offre aucune raison de s’unir, encore moins d’agir ensemble Au contraire, cela divise.

Ce qu’Yseult, Markle ou certains acteurs du cinéma français appellent de la politique, c’est une exposition narcissique de soi comme victime. Une impudeur qui exige de la majorité qu’elle s’autocritique et même qu’elle s’excuse d’être ce qu’elle est. La majorité doit se faire pardonner d’exister car cette existence fait de la peine aux minorité.

Ces combats sociétaux nous invitent à traiter avec respect des chouineries puériles et stériles et surtout nous détourne de réparer les véritables injustices.

Le politiquement correct qui célèbre le combat des minorités renforce l’ordre établi

On peut même se demander pourquoi les États-Unis et les multinationales soutiennent à fond ces luttes sociétale ? D’abord car elles ne mangent pas de pain et  surtout qu’elles confortent les riches et les puissants.

Car Yseult, Meghan et tant d’autres personnalités se présentent comme des victimes. Fort bien. Sauf qu’ils occupent une position médiatiquement voire financièrement dominante.

Personne ne semble voir la supercherie mais en taxant de discriminatoire un système qui les a promu pour ce qu’ils sont, au moins autant que pour ce valent, ces soi-disants victimes ajoutent l’ingratitude à l’indécence.

Faire comme si leur cause était politique, c’est cautionner une ruse du capitalisme globalisé qui nous demande de traiter des vedettes comme des victimes.

Pleurez braves gens sur le sort d’une gamine qui vend des albums par centaines de milliers ou sur celui d’une actrice de série B qui a perdu son titre de princesse royale à cause de ses caprices et qui vend ses pleurnicheries de petite fille gâtée à CBS.

On assiste à un renversement total de la morale. Jusqu’ici, ce qui importait était ce que l’on faisait et non ce que l’on était. Jusqu’ici, on croyait que la justice consistait à plaindre les derniers et non les premiers.»



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