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Le torchon brûle entre les propriétaires des résidences de tourisme et leurs exploitants frappés par la crise


Alors que l’activité est au point mort dans les stations de ski et balnéaires, la sénatrice des Alpes-Maritimes, Dominique Estrosi-Sassone, demande au Gouvernement d’intervenir pour apaiser les tensions, entre les propriétaires des 2.200 résidences de tourisme en France et leurs exploitants dont la plupart ont suspendu le paiement des loyers.

La fermeture prolongée des domaines skiables est un nouveau coup de massue pour les propriétaires des résidences de tourisme. Ces derniers sont très majoritairement des particuliers qui, encouragés par des avantages fiscaux, ont investi sur la promesse des exploitants d’un rendement garanti de 3 % à 4 % pendant la durée du bail, afin d’avoir à leur retraite un complément de revenus.

Mais aujourd’hui, les exploitants de ces résidences de tourisme, parmi lesquels de grands groupes, ont arrêté de payer les loyers à cause de la crise sanitaire. Conséquences : les pertes s’accumulent pour les 120.000 copropriétaires de ces résidences à la montagne et dans les stations balnéaires. 

Ce parc représente 26 % de l’offre touristique hors campings et génère 3,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, en France.

«Éviter la disparition des villages de vacances en France»

Face à cette situation, la sénatrice Dominique Estrosi-Sassone demande au gouvernement de proposer un plan économique ad hoc pour les hébergeurs «afin d’éviter un contentieux juridique qui pourrait s’avérer très lourd», prévient-elle.

«Le pire serait de renvoyer dos à dos les propriétaires bailleurs et les exploitants touristiques au risque de prolonger la crise économique et sociale dans ce secteur et de voir disparaître les villages de vacances en France», ajoute la sénatrice des Alpes-Maritimes.

Bien que le plan de soutien au tourisme de 18 milliards d’euros permet aux gestionnaires en difficulté de solliciter un prêt garanti par l’État, «la plupart d’entre eux, surtout les grands groupes, refusent de recourir à l’emprunt et demandent aux propriétaires bailleurs déjà endettés de solliciter des reports d’échéances avec pour conséquence, non seulement la perte de loyers, mais également une hausse du coût de leur crédit, sans visibilité de reprise des versements», souligne la sénatrice. 

L’accord proposé il y a neuf mois n’est toujours pas appliqué 

L’élue veut également savoir ce que le gouvernement entreprend «pour éviter que les propriétaires bailleurs ne soient pénalisés et que la crise sanitaire ne devienne un prétexte pour les gestionnaires de revenir sur les engagements pris dans les baux commerciaux».

Au printemps dernier, le secrétaire d’État chargé du tourisme avait expliqué qu’un accord entre le principal syndicat des exploitants et la principale fédération des propriétaires de résidences de tourisme était sur le point d’aboutir « afin d’éviter tout contentieux et une situation « perdant-perdant »». Mais depuis le premier confinement, il y a neuf mois, cet accord n’a toujours pas été appliqué.

Retrouvez toute l’actualité liée à la crise sanitaire ICI



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