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Le Sommet Des Dieux : une adaptation touchante d’un manga magistral


Considéré comme l’un des dix mangas qu’il faut avoir lu dans sa vie, «Le Sommet des Dieux» s’offre une superbe adaptation dans un film d’animation contemplatif signé Patrick Imbert. En salles dès ce mercredi 22 septembre.

Il faut souligner que ce long-métrage portait sur ses épaules un héritage de haute renommée. Car avec Jirô Taniguchi au dessin (récompensé au FIBD d’Angoulême) qui s’était inspiré du roman du même titre de Baku Yumemakura, «Le Sommet des Dieux» s’inscrit comme un récit poignant sur le dépassement de soi, questionnant également la nature humaine. C’était sans compter sur le talent de Patrick Imbert, qui avait déjà notamment prouvé sa capacité à mettre en dessin le merveilleux dans «Ernest et Célestine» (2012) et «Le Grand Méchant Renard et autres contes» (2017).

Un récit philosophique et mélancolique

Avec «Le Sommet des Dieux», le cinéaste français s’attaque à un récit plus adulte, à la fois poétique et touchant. Sur 1h30, il nous emmène sur les cimes enneigées de l’Himalaya, dans la jungle urbaine de Tokyo, mais aussi sur les arêtes des Alpes françaises.

Un périple qui commence à Katmandou où l’on suit un reporter japonais de haute-montagne dénommé Fukamachi. En croisant le chemin d’un certain Habu Jôji – un alpiniste japonais porté disparu depuis plusieurs années -, le journaliste décide d’enquêter sur lui. D’autant qu’Habu possède un étrange appareil-photo, qui aurait appartenu à George Mallory et Andrew Irvine, deux hommes qui avaient entrepris l’ascension de l’Everest… en 1924. Laissés pour morts, ils auraient pu être les premiers alpinistes de l’Histoire à réussir l’ascension du plus haut sommet du monde. Un exploit que le développement des photos de l’appareil d’Habu pourrait venir corroborer.

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Si cette enquête sert de base au périple du reporter, «Le Sommet des Dieux» est avant tout une histoire divisée entre le destin d’Habu Jôji, alpiniste chevronné et solitaire au passé douloureux, et celui de son compatriote Fukamachi, dont la vie de photo-reporter semble étonnamment morose. Mais l’appel de la montagne est ce qui relie les deux hommes. 

Tragique et contemplatif

Au-delà d’une histoire passionnante, Patrick Imbert, aidé par Jean-Charles Ostorero et Magali Pouzol au scénario, parviennent à saisir l’incroyable impact visuel du manga d’origine, où Jirô Taniguchi avait retranscrit des panoramas montagnards grandioses et méticuleusement dessinés. Faisant de la montagne et ses dangers, un personnage à part entière du récit.

Une emphase que l’on retrouve dans la direction artistique du long-métrage qui offre le relief nécessaire à ce récit tragique et contemplatif. Du manga – écoulé à plus de 380.000 exemplaires en France aux éditions Kana -, Patrick Imbert sert une aventure métaphysique. Et s’il restait compliqué de porter à l’écran l’intégralité des cinq tomes de cette œuvre japonaise, le regard des Français en retient l’essentiel pour offrir une œuvre mélancolique inspirée.

«Le Sommet des Dieux», de Patrick Imbert, le 22 septembre au cinéma.



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