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Le secteur de la plaisance luxe menacé… par une plante aquatique

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Cet été, les bateaux de plus de 20 mètres ne seront plus autorisés à jeter l’ancre dans certaines zones du Var et des Alpes-Maritimes. Une décision qui menacerait des centaines d’emplois et engendrerait des dizaines de millions d’euros de pertes pour l’économie locale. Les professionnels de la plaisance de luxe en appellent au chef de l’Etat Emmanuel Macron afin de suspendre cette décision.

La Préfecture Maritime de Toulon a pris un décret interdisant le mouillage des bateaux de plus de 20 mètres dans certaines zones pour préserver la Posidonie, une plante aquatique sous-marine. Cette décision qui entre en vigueur cet été suscite la colère de centaine d’employés sur ces yachts de luxe. Tous les jours, dans les ports de la région, les marins font sonner leurs cornes de brume pour protester.

«La consultation de ce décret a été faite du 10 août au 1er septembre de l’année dernière, période pendant laquelle toute notre profession est en activité, déplore Mathieu Reix, batelier professionnel et président de l’association SOS Navigation. Nous aimons la mer et nous comprenons tout à fait la nécessité de protéger la posidonie, c’est pour cela que nous essayons de mouiller sur des zones sableuses. Il existe des solutions pour faire cohabiter la grande plaisance et l’écologie maritime.»

«Un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros par an»

Mais l’argument mis en avant par les professionnels est avant tout d’ordre économique. «Environ 35% des yachts de la planète se trouvent en région PACA précise Mathieu Reix. Les enjeux financiers autour du yachting sont considérables sur l’activité de toute une ville. Le manque à gagner touche tous les restaurateurs, les hôteliers, les boutiques de Prêt-à-porter, les entreprises de yachting  ou encore les commerces d’avitaillement. Les dépenses effectuées à terre par les passagers atteignent parfois à 50.000 euros par jour. Avec ce décret, les nouvelles zones de mouillage ne permettront plus aux clients français, anglais, allemands et américains de faire des escales. Il faut rappeler que le secteur de la plaisance de luxe génère un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros par an.»

«nous défendons nos emplois, nous ne sommes pas des riches »

Selon le président de l’association SOS Navigation, de nombreux navires ont déjà mis le cap sur l’Espagne, l’Italie et surtout le Croatie. En france, plusieurs milliers d’emplois seraient ainsi menacés alors que le secteur peine toujours à se relever de la crise sanitaire. «De très nombreux marins ne pourront pas suivre les navires sur lesquels ils travaillent, déplore Mathieu Reix. L’an dernier, nous n’avons tourné qu’à 50% de notre capacité. Il faut que les autorités comprennent que nous ne défendons pas les propriétaires de yachts. Nous défendons nos emplois. Nous ne sommes pas riches, nous sommes des salariés.»

L’association SOS Navigation vient d’adresser un courrier au Président de la République afin de demander «la suspension de ce décret jusqu’à la mise en place d’une solution et une concertation du milieu professionnel actif». Une pétition signée par de nombreux parlementaires a également été lancée. 

Infos :  www.sosnavigation.fr.



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