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Le pistolet à impulsion électrique est-il dangereux ?


Le ministère de l’intérieur a annoncé que la clé d’étranglement serait supprimée des techniques d’interpellations. Elle pourrait être remplacée par le pistolet à impulsion électrique (PIE) mieux connu sous le nom de Taser. Mais des ONG alertent sur les risques.

Selon les informations du Parisien, le ministre de l’Intérieur envisage de généraliser l’utilisation du pistolet à impulsion électrique. Le pistolet tire des électrodes, qui s’accrochent à la peau, et sont reliés à l’arme par des câbles très fins. Elles infligent alors une décharge électrique, plus ou moins longue, selon les modèles de l’arme. Le PIE est censé être utilisé pour «dissuader» ou «neutraliser» un individu violent ou dangereux, pour lui ou pour autrui, selon les instructions de la Direction générale de la Police nationale. Cette arme n’est pas considérée comme létale.

L’ONG Amnesty International demande à ce qu’elle ne soit pas généralisée dans le cadre des interpellations. Elle met en garde sur les effets et les risques qu’elle peut causer. «L’impact crée une douleur extrême, la décharge génère des effets neuromusculaires tels que la personne ciblée va s’effondrer, privée de contrôle», explique-t-elle. Les décharges peuvent être particulièrement dangereuses pour les femmes enceintes et les personnes ayant des problèmes cardiaques, et peuvent parfois entrainer la mort, par un arrêt du coeur.

Amnesty International condamne aussi l’utilisation de l’arme en mode «contact», c’est-à-dire à même la peau, «car elle provoque une douleur d’une telle intensité qu’elle s’apparente à un acte de torture ou à un traitement cruel, inhumain et dégradant.» En 2007, l’utilisation de cette arme a d’ailleurs été considérée comme «une forme de torture» par le Comité contre la torture de l’ONU.

Selon le dernier rapport d’activité de l’IGPN, l’usage des Taser a augmenté de 29% en 2019, avec un total de 2.349 tirs. L’utilisation de cette arme nécessite une formation spécifique pour les policiers, selon une décision du Conseil d’État datant de 2009. Or selon franceinfo, cette technique n’est toujours pas enseignée dans les écoles de police, et tous les agents ne sont donc pas formés à la bonne utilisation de cette arme.

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, le 9 juin.

Le secrétaire général du syndicat policier Alliance, Fabien Vanhemelryck, a confié à l’AFP son scepticisme face à l’intégration du PIE comme technique l’interpellation : «cette arme intermédiaire ne saurait se substituer à la nouvelle technique d’intervention», a-t-il déclaré à l’agence de presse. Il demande la mise en place d’un groupe de travail afin de trouver une nouvelle méthode d’intervention. Le syndicat Unité-SGP-FO demande également à ce que cette technique ne soit pas généralisée.

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