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Le maire de Bron, en banlieue lyonnaise, menacé de décapitation

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Des tags menaçant de décapitation le maire de Bron Jérémie Bréaud ont été découverts jeudi matin dans trois lieux différents de cette ville de l’agglomération lyonnaise. C’est la deuxième fois en quelques jours que l’édile Les Républicains (LR) est menacé de mort.

«Jérémy Breaud on va te décapité FDP» (sic) et «nik la mumu», en référence à la police municipale, ont été inscrits sur une palissade de chantier ou encore sur la médiathèque de la ville, moins d’une semaine après l’assassinat par décapitation du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Les faits auraient été commis dans la nuit de mercredi à jeudi, entre minuit et 1h du matin, par une vingtaine d’individus, selon Europe 1. Les tags ont été découverts par un agent de sécurité, sur un chantier qu’il surveillait. 

«Ces violents écrits sont inqualifiables mais ne m’impressionnent pas», a réagi Jérémie Bréaud dans un communiqué. «Je ne céderai pas dans la lutte contre la délinquance et l’insécurité ; car la sécurité est la première des libertés», a-t-il ajouté, lui qui a fait de la sécurité son cheval de bataille depuis son élection en juin dernier. «Les sanctions pénales contre les atteintes aux personnes exerçant, ici un mandat, doivent plus que jamais être renforcées par des vraies sanctions pénales et non par un simple rappel à la Loi», a également plaidé le maire de droite, précisant qu’il avait porté plainte. 

Le 10 octobre dernier, Jérémie Bréaud avait déjà été menacé de mort via des inscriptions à la craie retrouvées sur un mur de la ville, à la suite d’une opération anti-stupéfiants menée conjointement à Bron par la police nationale et la police municipale. Avaient notamment été écrits «Nik ta mère Jeremy Bréaud», «Nik la police nationale», «Nik la police municipale» ou encore «Ceci est un message de guerre… on va vous tuer».

Le maire va bénéficier d’une protection

Gérald Darmanin a annoncé qu’à sa demande, le préfet allait «saisir la justice et prévoir une protection de l’élu». «Soutien à ce maire, comme à tous les élus victimes de menaces», a écrit le ministre de l’Intérieur sur Twitter.

L’Association des maires de France (AMF) a pour sa part dénoncé des menaces «inacceptables», ajoutant que leurs auteurs «doivent être recherchés et sanctionnés». «Soutien total de l’AMF à Jérémie Bréaud et aux fonctionnaires de la police nationale et municipale dans leur lutte contre la criminalité», a écrit l’AMF sur Twitter.

Le syndicat de la police nationale Synergie Officiers a également réagi, sur le même réseau social. «Opérations stups qui dérangent, refus des dérives et rodéos lors de mariages… la fermeté ne plaît pas à la racaille. Les élus sont désormais des cibles», a-t-il écrit, accompagnant son tweet du hashtag «#ensauvagement», terme employé fréquemment par Gérald Darmanin. 

Le syndicat fait notamment référence aux débordements observés lors d’un mariage fin septembre à Bron. Face aux rodéos urbains en grosses cylindrées réalisés par le cortège des invités, Jérémie Bréaud avait décidé de restreindre la cérémonie aux deux mariés, parents et témoins, s’attirant des insultes.

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