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Le Festival de Paris aura bien lieu dès le 2 octobre dans la Capitale

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On finissait par ne plus y croire, mais la bonne nouvelle est finalement tombée. Il y aura bien un festival de musique classique à Paris avant Noël. Pour sa quatrième édition, le Festival de Paris ouvrira le 2 octobre prochain, pour se clôturer le 30 novembre. Avec toujours le même credo : offrir au public le plus large possible des concerts de qualité donnés dans des lieux prestigieux et parfois méconnus de la Capitale.

En tout, quatre concerts qui balayent un large spectre de ce que regroupe le terme musique classique, et qui devraient ainsi séduire les initiés autant que les nouveaux venus dans ce répertoire. Le festival, initialement prévu pour ouvrir le 5 juin dernier, n’a donc pas été annulé : « J’ai tenu, comme tous les artistes, partenaires et parties prenantes de cet événement, à le garder à flot, car la musique n’a jamais été aussi essentielle à nos vies», explique ainsi la créatrice et directrice du festival Michèle Reiser.

Benjamin Bernheim à la Tour Eiffel le 2 octobre

benjamin_bernheim_5f5ba13aa7cef.jpg© Christoph Köstlin

Une voix si douce dans la vie de tous les jours, qui se métamorphose une fois sur scène. Benjamin Bernheim, ténor formé dans les prestigieuses écoles de musiques suisses, inaugurera le festival dans LE lieu emblématique de la Capitale, la Tour Eiffel. A la lumière du soleil couchant, alors que les derniers visiteurs s’éloignent du monument fermé pendant quatre mois pour raison sanitaire, le spécialiste du répertoire romantique donnera vie aux mélodies de Berlioz, Duparc, Hahn, Gounod et Poulenc. 

Un programme très français, auquel viendra s’ajouter l’air tiré de l’opéra de Verdi «Macbeth», «Ha, la paterna mano». A 35 ans, le ténor est désormais dans la plénitude de son art, reconnu sur les scènes du monde entier, et remarqué par le public comme la critique. Berlin, Londres, Chicago, Milan,…Toutes les grandes formations l’ont déjà invité à partager la scène. Une virtuosité qui lui a valu d’être nommé Artiste Lyrique de l’année aux Victoires de la Musique 2020. Pour ce récital, il sera accompagné par la pianiste Carrie-Ann Matheson, habituée à l’exercice avec les grands noms du chant comme Jonas Kaufmann, Joyce di Donato, Susan Graham, ou encore Rolando Villazon, en plus d’être aussi une cheffe d’orchestre accomplie. 

Récital Benjamin Bernheim, accompagné par Carrie-Ann Matheson, 2 octobre, 20h30, Tour Eiffel.

Andreas Scholl à la Sainte-Chapelle le 22 octobre

andreas_scholl_5f5ba226e35a1.jpg© FdP

Si le contre-ténor n’est plus à présenter, c’est la première fois qu’il participe au Festival de Paris. Et c’est avec une certaine impatience qu’on attend de l’écouter dans un écrin qui devrait magnifier son art si subtil du chant, et qui semble fait pour son répertoire baroque de prédilection : la délicate et ravissante Sainte-Chapelle, à l’acoustique si particulière. Pour cette soirée événement, l’artiste allemand évoluera en terrain connu : les grands airs anglais (Purcell, Dowland, Johnson) côtoieront les pépites de J.S.Bach et Vivaldi. Un retour attendu dans la Capitale pour celui qui a fait ses premières armes sur scène dans la Ville Lumière.

Après avoir été très tôt sous le feu des projecteurs (soliste pour une messe devant Jean-Paul II en 1981, acteur dans le Nom de la rose), c’est en effet au théâtre Grévin qu’Andreas Scholl interprête, en 1993, «La Passion Selon Saint Matthieu» de J.S. Bach, puis enregistre, l’année suivante, «Le Messie» de Haendel sous la direction de William Christie. On ne compte plus ses apparitions sur les plus grandes scènes lyriques, accompagnés de nombreux prix prestigieux, autant que d’albums devenus des références du chant baroque. Il sera comme à son habitude accompagné sur scène par sa femme Tamar Halperin – ici au clavecin -, pianiste de renom au répertoire sans limite, allant de la pop au jazz en passant par la musique électronique. C’est ensemble que le couple a enregistré le très remarqué album Wanderer (Decca).

Récital Andreas Scholl, accompagné par Tamar Halperin, 22 octobre, 20h30, Sainte-Chapelle.

L’ensemble La Chimera et Mélanges à l’Eglise Saint-Germain-des-Prés le 3 novembre

la_chimera_5f5ba2782bc01.jpeg© FdP

Comme une évidence. En choisissant de placer le troisième concert du Festival, consacré à la musique sacrée, dans l’église Saint-Germain-des-Prés totalement rénovée, les organisateurs donnent aux spectateurs une très bonne raison supplémentaire de faire le déplacement. C’est donc sous la sublime coupole peinte au XIXe siècle par Hippolyte Flandrin, remise à neuf – les travaux se sont achevés juste avant le confinement – tout comme les tableaux et la peinture murale, que les ensembles La Chimera, dirigée par Eduardo Egüez et Mélanges, spécilaisé dans le répertoire des XXe et XXIe siècles, interpréterons une pépite rarement donné en France. La Misa Criolla, oeuvre pour solistes, choeur et orchestre, crée en 1964 par l’argentin Ariel Ramirez, mêle avec beaucoup d’allégresse le profane et le sacré, tout au long des cinq parties traditionnelles de la liturgie catholique.

L’oeuvre garde encore cette immédiateté de l’émotion, et a toujours eu pour but de rendre plus abordable la portée spirituelle de cette composition religieuse. Pour la partie soliste, c’est l’argentine Barbara Kusa qui officiera. Installée depuis 2004 en France, la soprano s’est déjà illustrée avec de nombreux ensembles hexagonaux, et excelle, comme on pourra l’entendre, dans le répertoire baroque, dont les sonorités ont si bien traversé les époques pour se moderniser sous les latitudes latino-américaines. A noter que la Misa de Indios sera donnée en première partie du concert.

Concert Misa Criolla, ensembles La Chimera et Mélanges, 3 novembre, 20h30, Eglise Saint-Germain-des-Prés.

Lambert Wilson au théâtre de l’oeuvre le 30 novembre

lambert_wilson_5f5ba2fcc28c6.jpg© Anthony Fabian

Un invité de prestige pour la clôture du Festival. Lambert Wilson, dont on ne compte plus les divers talents, dévoilera ce soir sa sensibilité musicale sur scène. Une attirance pour le chant qui ne date pas d’hier, puisqu’il a étudié très tôt le chant au Drama Center de Londres, confirmant sa passion pour la comédie musicale. Mais depuis, celui qui s’est découvert une voix de baryton capable de rivaliser avec les professionnels a pu surprendre le public sur de prestigieuses scènes, notamment anglo-saxonnes.

Des disques consacrés à Yves Montand, aux standards de la comédie musicale, à la chanson française, des concerts dédiés aux mélodies françaises des XIXe et XXe siècle…Lambert Wilson chante selon ses envies, avec la même exigence qu’on lui connait à l’écran ou au théâtre. Pour ce concert, résolument dédié au répertoire classique, il mêlera les mélodies françaises de Fauré ou Ravel aux mélodies américaines comme celles de Kurt Weill ou Leonard Bernstein. C’est le jeune Hugo Philippeau, né en 1992, qui l’accompagnera au piano. Le tout dans le charmant théâtre de l’Oeuvre, qui retrouve ici sa destination musicale. A l’origine, au XIXe siècle, il était en effet baptisé Salle Berlioz, dédiée au concert. C’est plus tard, quand la compagnie Théâtre de l’Oeuvre s’y installe, que la salle prendra son nom définitif, à la fin du XIXe siècle. 

Récital Lambert Wilson, 30 novembre, 20h30, Théâtre de l’Oeuvre.

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