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LE DERNIER ROMAN D’AURÉLIE VALOGNES NOUS OFFRE UNE PARENTHÈSE ENCHANTÉE

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« Le Tourbillon de la vie », paru le 31 mars dernier aux éditions Fayard, réjouira les fans de l’auteure qui se classe parmi les écrivains favoris des Français. Inspirée par l’épidémie de covid, Aurélie Valognes met en lumière ces personnes âgées seules face à la vieillesse, qu’un brin d’humanité va venir réveiller.

Tout commence par une histoire simple et efficace. Arthur, 78 ans, reçoit pour les vacances son petit-fils Louis, âgé de 8 ans. Une joie immense pour le vieil homme, doublée d’un branle-bas de combat, il faut bien le dire, sa routine se trouvant fortement perturbée.

Les activités se succèdent – plage, pêche, découverte des papillons – pour faire plaisir à l’enfant, seul membre de la famille encore proche du septuagénaire, puisque sa fille et lui entretiennent de mauvaises relations. Mais au fil du séjour, Louis découvre que son grand-père cache un secret. Il en faut davantage pour effrayer le garçon !

Celui-ci lui propose alors un pacte scellant à jamais leur complicité : «Tu peux me faire confiance. J’vais jamais te trahir ». Des dialogues simples, eux-aussi, laissant de prime abord le goût d’un bonbon un peu trop sucré. Puis le charme opère. On y croyait à peine, voilà qu’il nous emporte. Rien d’extraordinaire pourtant. Une somme de moments suspendus savourés à deux.

Une émotion qui perdure

L’auteure alterne les descriptions des péripéties de ce nouveau duo avec les pensées d’Arthur, au soir de sa vie. «Tu me fais du bien, mon petit, tu me distrais. Tu m’emmènes toujours du côté de l’optimisme et de la vie. Avec toi, la mélancolie et l’abattement sont deux amis oubliés». Cette force nouvelle fait ressurgir les quelques doux souvenirs d’enfance que ce grand-père avait enfouis. Ici une odeur de lavande, là des moments de joie avec son propre grand-père.

Des fêlures aussi et des regrets à l’encre indélébile. A 8 ans, sait-on seulement à quoi ressemble le bonheur ? Il faut apprendre à le toucher du doigt mais surtout à le graver dans sa mémoire.

Cette transmission d’Arthur à Louis fait tout le sel de ce récit, dans lequel l’humour tient une place de choix. Et la tendresse. Le soutien et l’amour indéfectibles de ces deux acolytes dégagent une douce émotion qui vous enveloppe encore le livre refermé. Avec la conviction que nous insufflent les personnages entre les lignes : il n’est jamais trop tard pour vivre et cesser de jouer. Une fois passé le tourbillon de la vie, quelle empreinte laisse-t-on sur le rivage ? « On ne meurt pas d’oubli, mais de l’oubli des autres », songe Arthur, finalement apaisé. 

Il est d’usage de considérer que les histoires simples sont souvent les meilleures. Aurélie Valognes nous en fait la touchante démonstration.

Le Tourbillon de la vie, d’Aurélie Valognes, éd. Fayard, 288 p. 18,90€.



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