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Le Conseil de sécurité de l’ONU s’empare de la question du climat

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Une fois n’est pas coutume, le climat sera au menu d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU ce mardi 23 février. Chargé du maintien de la paix internationale, l’organe onusien se penchera sur les conséquences sécuritaires du réchauffement climatique.

Présidée par le Premier ministre britannique Boris Johnson, dont le pays organisera la COP26 en fin d’année à Glasgow, cette conférence virtuelle réunira des représentants gouvernementaux de chacun des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU : les 5 permanents (France, Etats-Unis, Chine, Russie et Royaume-Uni) et les 10 non-permanents (Inde, Mexique, Irlande, Norvège, Tunisie, Kenya, Vietnam, Niger, Estonie et Saint-Vincent-et-les-Grenadines).

Une intervention du président français Emmanuel Macron est prévue lors de cette réunion. Doivent également prendre la parole Boris Johnson, le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, l’envoyé américain pour le changement climatique John Kerry et le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, entre autres.

Lors de l’annonce de ce sommet, au début du mois, l’ambassadrice britannique à l’ONU, Barbara Woodward, dont le pays préside le Conseil de sécurité ce mois-ci, a explicité l’objectif de ce sommet. «Nous voulons examiner en particulier les menaces que le climat fait peser sur les conflits, la paix et la sécurité, la manière dont les sécheresses conduisent à la famine, dont la famine et les inondations peuvent causer des déplacements de population», a-t-elle déclaré. «Nous voulons explorer ces types de liens et chercher des moyens de prévenir les risques pour la paix et la sécurité.»

Des positions divergentes

Sur ce sujet, deux camps se font face au sein du Conseil de sécurité. D’un côté, ceux qui soutiennent que la sécheresse, le pénurie d’eau, l’insécurité alimentaire et la désertification, des phénomènes causés ou exacerbés par le réchauffement climatique, accroissent le risque de conflits violents. Ceux-là réclament que la question climatique soit davantage prise en compte dans les discussions du Conseil. De l’autre, les pays qui refusent que le climat soit une thématique à part entière du Conseil, estimant qu’il revient plutôt à d’autres organes onusiens de le traiter.

Dans ce camp, on retrouve la Chine et la Russie. Mais les deux puissances ne sont plus soutenues dans leur combat par les Etats-Unis, dont la nouvelle administration Biden est beaucoup plus attentive à l’urgence climatique que la précédente, dirigée par Donald Trump. En témoigne le retour vendredi de Washington dans l’accord de Paris. Aujourd’hui, sur les 15 membres du Conseil de sécurité, 12 sont en faveur d’un engagement plus important en faveur de la lutte contre le changement climatique, l’Inde étant dans le camp de Moscou et Pékin.

De quoi remettre sur le tapis la résolution élaborée par l’Allemagne l’an dernier, qui n’avait à l’époque pas été soumise au vote en raison de l’opposition des Etats-Unis, de la Chine et de la Russie, et qui prévoit la création d’un poste d’émissaire de l’ONU chargé des risques sécuritaires liés au climat.

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