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Le Code de la route a 100 ans : retour sur 10 dates clés


Souvent contesté, critiqué, mal-aimé, le code de la route est pourtant omniprésent dans le quotidien de dizaines de millions de Français. En ce jeudi 27 mai, ce texte qui régit la cohabitation des différents usagers de la route fête ses 100 ans. L’occasion de le mettre à l’honneur en dix dates clés.

La naissance du code de la route, le 27 mai 1921

En réalité, il y a toujours eu des règles édictées afin de garantir le partage de la route en garantissant la sécurité de chacun. Une ordonnance royale de 1725 imposait par exemple une plaque d’identification sur les carrosses afin de retrouver leurs chauffeurs en cas de plaintes à leur encontre. Un décret de 1852 obligeait aussi les cochers à se ranger à droite quand ils croisaient un véhicule ou se laissaient dépasser.

Mais le premier vrai code de la route, national et officiel, a vu le jour le 27 mai 1921. Il visait d’ailleurs à rassembler et harmoniser les différentes règles décrétées au fil des années, sans réel cadre. Ce texte imposait déjà la priorité à droite et le dépassement par la gauche, mais n’indiquait aucune limitation de vitesse. Chaque usager était simplement tenu de rester «maître de son véhicule».

Le permis de conduire en 1922

Le permis de conduire vient remplacer ce que l’on appelait jusqu’ici le «certificat de capacité», instauré dès 1893 à Paris. Le nouvel examen, plus poussé que son prédécesseur, comporte notamment une épreuve sur la connaissance du code de la route.

A partir de 1922, l’âge minimal requis pour conduire une voiture tombe à 18 ans, contre 21 ans auparavant. Il faut avoir au moins 16 ans pour piloter une motocyclette.

l’alcool au volant en 1970

Après la création de l’alcootest cinq ans auparavant, en 1965, l’année 1970 est marquée par l’instauration d’un taux d’alcoolémie maximal au volant. Il est fixé à 0,80 g/l de sang et sera abaissé ensuite. Les contrôles deviennent obligatoires après une infraction ou un accident.

un triste record en 1972

La mortalité routière atteint un pic, avec 18.034 morts cette année-là. Un record à l’époque et qui n’a jamais été dépassé depuis. Le comité interministériel de la sécurité routière a été créé au mois de juillet, cette même année. A titre de comparaison, 3.244 décès ont été enregistrés sur la route en 2019.

la ceinture obligatoire en 1973

Le port de la ceinture à l’avant devient obligatoire, seulement pour la circulation hors agglomération dans un premier temps. La France est alors le premier pays européen à imposer ce dispositif qui suscite l’opposition de certains, au nom de la liberté individuelle.

L’obligation a par la suite été étendue à la conduite de nuit et sur les voies rapides urbaines en 1975, avant d’être généralisée en 1979. A l’arrière, la ceinture est devenue obligatoire en 1990. Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, estime que cette règle fait partie des principales mesures qui ont «fait baisser la mortalité routière».

les limitations de vitesse en 1974

Les limitations de vitesse sont généralisées : 90 km/h sur les routes, 110 km/h sur les voies express et 130 km/h sur les autoroutes. A l’époque l’objectif n’est pas seulement la sécurité routière mais aussi l’économie de carburant, afin de faire face au choc pétrolier. La mesure était alors présentée comme provisoire.

le contrôle technique en 1986

Le contrôle technique des véhicules entre en vigueur en 1986. Dans un premier temps, il ne concerne que les ventes de véhicules d’occasion, pour lesquelles il est obligatoire. Il a ensuite été élargi à tous les véhicules légers en 1992.

le permis à points en 1992

Les Français font connaissance avec le permis à points, qui déclenche notamment la colère des chauffeurs de taxis et autres transporteurs routiers. Le principe, toujours en vigueur aujourd’hui, est simple : chaque automobiliste dispose d’un capital de 12 points (6 pour les jeunes conducteurs) qui lui sont retirés, proportionnellement à la gravité des faits, en cas d’infraction.

le dépistage des stupéfiants en 2001

A partir d’octobre 2001, les forces de l’ordre sont équipées pour pouvoir dépister l’usage de stupéfiants chez les conducteurs impliqués dans un accident aux conséquences mortelles. Policiers et gendarmes doivent systématiquement faire appel à un médecin pour réaliser un prélèvement biologique. Les drogues recherchées sont les opiacés, le cannabis, les amphétamines et la cocaïne.

les radars automatiques en 2003

Les radars automatiques font leur apparition sur les routes de France en 2003. Selon l’arrêté ministériel du 27 octobre de cette année-là, ils visent à «automatiser les constatations de certaines infractions routières et l’envoi de la contravention».

Des radars embarqués discrets mais nécessaires pour lutter contre la mortalité routière dans le Var

Le tout premier dispositif a été installé sur la RN 20, à La Ville du Bois, dans l’Essonne. La technologie du contrôle automatisé à été plusieurs fois déclinée par la suite, avec notamment les radars embarqués, mobiles, de vitesse moyenne et, plus tard, les radars autonomes.





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