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L’Arctique est entrée dans une nouvelle ère climatique

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A chaque jour son lot de mauvaises nouvelles sur le front du changement climatique. Une étude publiée ce mardi par des chercheurs du National Center for Atmospheric Research (NCAR) démontre que l’ensemble de la région Arctique a basculé dans une nouvelle ère, avec des conséquences déja catastrophiques.

Si le réchauffement climatique touche l’ensemble de la planète, il est particulièrement rapide dans la région. Afin d’aboutir à leurs conclusions, les chercheurs ont pris en compte les données climatiques récoltées sur plusieurs décennies. Car l’Arctique a toujours connu des variations d’une année sur l’autre, l’exploitation des données et les simulations informatiques menées ont montré que l’on était plus dans la fourchette habituelle, ce qui a permis de déterminer que l’on était bien entré dans une nouvelle ère. 

Selon l’étude publiée dans le journal Nature Climate Change, la région située autour du Pôle Nord s’est tellement réchauffée que même lors d’une année désormais considérée comme particulièrement froide, le quantité de glace présente en été est plus faible que ce que l’on constatait au milieu du XXe siècle.

Ainsi, la superficie de la mer de glace en septembre, lorsqu’elle atteint son niveau le plus bas, a chuté de 31% sur la même période depuis les années 1980.  

« Redéfinir le climat arctique »

« L’ampleur du changement est remarquable, a expliqué Laura Landrum, qui a mené l’étude. C’est une période de changement si rapide que les observations des modèles météorologiques passés ne montrent plus ce à quoi vous pouvez vous attendre l’année suivante. L’Arctique entre déjà dans un climat complètement différent de celui d’il y a quelques décennies ».

Selon la chercheuse, «nous devons redéfinir ce qu’est le climat arctique».

Et cela ne fait que commencer. Dès 2050, estiment les chercheurs, la pluie remplacera la neige durant de nombreux jours dans l’année. Et la fonte des glaces, comme dans un cercle vicieux, augmente le réchauffement des températures dans la région puisque les rayons du soleil ne sont plus reflétés aussi efficacement. Ainsi, l’Arctique pourra être privée de glace jusqu’à dix mois dans l’année avant la fin du siècle. 

Les conséquence spour la faune et la flore de la région sont nombreuses. Les ours blancs en souffrent déja, puisque leur territoire de chasse, la banquise, s’est considérablement réduit, et qu’ils ne trouvent plus de quoi se nourrir suffisament en été avant de retourner hiberner. 

En Sibérie, des incendies sans précédent se sont déclenchés ces derniers mois. La fonte du permafrost menace de libérer des virus piégés dans la glace depuis des milliers d’années, et provoque des explosions de bulles de méthane (un gaz contribuant lui-même au réchauffement climatique) : les matières organiques présentes dans le sol, une fois décongelées, se décomposent et dégagent des gaz. 

Et l’impact du réchauffement rapide des températures en Arctique menace l’ensemble de la planète. La fonte des glaces contribue à faire monter le niveau des eaux, menaçant d’engloutir les villes côtières et les îles, et le réchauffement de la température des océans impacte déja les populations animales qui les peuplent. 

La nouvelle ère dans laquelle est entrée l’Arctique apparaît ainsi comme un aperçu des changements qui nous attendent dans les contrées plus tempérées, où l’impact du réchauffement climatique se fait d’ailleurs déja sentir (incendies et ouragans plus forts et plus fréquents, sècheresse, etc…).

Retrouvez l’actualité sur le climat ICI



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