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L’amendement «anti-burkini» fait des vagues

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Interdire le burkini dans les piscines municipales. C’est ce qu’a voulu faire, le 30 mars dernier, le Sénat en votant un nouvel article lors de l’examen du texte confortant les principes républicains. Mais l’Assemblée nationale a récemment supprimé cette disposition. De quoi provoquer quelques vagues.

Au départ, l’article de la droite sénatoriale stipulait que «le règlement d’utilisation d’une piscine ou baignade artificielle publique à usage collectif garantit le respect des principes de neutralité des services publics et de laïcité».

Mais les élus du Parti socialiste (PS), avec la majorité présidentielle, ont fait voter, le 1er juin dernier à l’Assemblée, un autre amendement pour supprimer celui qui visait à interdire le port du burkini. Une initiative qui a provoqué la colère des parlementaires de droite. 

«Le burkini est apparu y’a combien de temps ?, s’interroge notamment auprès de CNEWS Philippe Benayassa, député LR. C’est pas depuis la nuit des temps, c’est pas une prescription religieuse, c’est pas possible c’était là depuis dix, vingt ans, donc c’est bien un signe religieux politique. Est-ce qu’on a envie de se baigner, à la rigueur je vous pose la question, avec des gens qui sont habillés ?», a dit l’élu des Yvelines.

«ce sont les femmes qui choisissent»

A gauche au contraire, on salue la suppression par le gouvernement de cet article jugé anticonstitutionnel. «On a une droite sénatoriale, le parti LR, qui est acharnée contre les musulmans. Ca en devient inquiétant !», estime ainsi Aurélien Taché, député de la 10e circonscription du Val-d’Oise.

«Ce sont les règles d’hygiène qui doivent, dans les piscines, conduire à ce qu’on autorise telle ou telle tenue, absolument pas de se préoccuper de la religion des gens, mais enfin encore une fois qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Et puis on est en France mince, on s’habille comme on veut ! Bikini ou burkini, ce sont les femmes qui choisissent», estime Aurélien Taché.

De son côté, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a expliqué qu’il ne fallait pas, par principe, priver l’expression d’une opinion religieuse. La neutralité ne s’impose pas aux usagers du service public.





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