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L’activité théâtrale repart entre pass sanitaire et réservation de dernière minute


Après près d’un an de fermeture et un redémarrage des salles de spectacle au compte-gouttes cet été, l’ensemble des théâtres rouvrent et retrouvent le public. Des spectateurs qui répondent présents mais ont changé leurs habitudes, privilégiant les réservations de dernière minute.

« Comme dans tous les secteurs, le covid a été un accélérateur de mutation », explique Bertrand Thamin, président du Syndicat National du Théâtre Privé (SNDTP), dont le comité de direction a donné lundi une conférence de presse à l’occasion de la rentrée théâtrale. Une reprise marquée par l’instauration du pass sanitaire, «qui passe bien auprès du public et ne prend qu’une demi-seconde», note Bertrand Thamin, mais aussi par un phénomène de réservations au dernier moment, constate la profession.  

Des réservations à la dernière minute 

Echaudés par la fermeture des théâtres du jour au lendemain la saison dernière, le public ne réserve plus des mois à l’avance. Pas question en effet de se retrouver avec des billets à se faire rembourser ou reportés à une date inconnue. Il ne boude pas pour autant les salles de spectacle. 

« L’envie chez les spectateurs existe. Ils ont été sevrés, ils ont envie de venir », constate Bertrand Thamin, qui se veut optimiste. « Commençons par rouvrir les lieux et les choses vont se faire naturellement », poursuit celui qui est également à la tête du théâtre Montparnasse, concédant toutefois que « le retour à la normale ne se fera pas en un claquement de doigts ».

Car si le public répond à l’appel, il improvise ses sorties théâtre au dernier moment. « La dernière semaine d’août n’est pas trop mal », note de son côté Sébastien Azzopardi, co-directeur du théâtre du Palais Royal et du théâtre Michel, qui programment respectivement depuis fin août « La machine de Turing» et «L’embarras du choix », mais « cinq jours avant, on pensait jouer devant une salle vide», constate-t-il. «Et puis, il y a eu des réservations de dernière minute », souligne-t-il. Des réservations faites deux, trois jours à l’avance et qui peuvent doubler le jour même. 

Les cabarets s’apprêtent à rouvrir 

Un redémarrage qui rassure – « On ne passe plus de nuits blanches », souligne Bertrand Thamin – mais n’efface pas toutes les angoisses. « Quand on vend 2/3 des places les derniers jours, c’est angoissant », poursuit-il. D’autant qu’il « reste une épée de Damoclès : le remboursement des prêts par l’Etat », souligne Philippe Lhomme, président du Camulc, le syndicat national des cabarets et music-halls, également à la tête du Crazy Horse. Des cabarets qui sont restés fermés tout l’été, en raison de l’absence de touristes, leurs premiers clients.

La rentrée sonnera pour eux aussi l’heure des premiers levers de rideau. « On va rouvrir progressivement. A la fin du mois, tous les cabarets seront rouverts », explique-t-il, soulignant toutefois l’inquiétude de la profession : « Il faut que les touristes étrangers reviennent ». Une réouverture qui sera cependant partielle, limitée à trois, quatre jours par semaine alors que normalement les cabarets sont ouverts 7 jours sur 7. 

De nombreuses créations à l’affiche 

Une rentrée qui se place également sous le signe de la nouveauté. De nombreuses créations tiendront le haut de l’affiche cette saison. Parmi elles, «Coupable» avec Richard Anconina au Studio Marigny, «88 fois l’infini» avec Niels Arestrup et François Berléand, «Dans la Cour des Grands» par l’équipe des «Faux British» ou encore «Dans la vie de Dorothy Parker», de et avec Zabou Breitman, pour ne citer qu’elles.

Des pièces créées pour la rentrée théâtrale comme des projets en attente depuis des mois, en raison de la fermeture des salles de spectacle. «Comme dans les cinémas,  il y a un embouteillage de projets avec des pièces qui ont démarré pour deux dates et qui ont été arrêtées», note Bernard Murat, ancien directeur du théâtre Edouard VII, qui accueillera, à partir du 14 septembre, Vanessa Paradis pour ses premiers pas au théâtre. Une pièce programmée à l’origine en février dernier, jamais jouée, et contrainte d’être reportée.

Mais si «Maman», pièce écrite pour l’interprète de «Joe le Taxi» a pu être décalée et fera les belles heures de la rentrée théâtrale, toutes n’ont pas eu cette chance. L’agenda des comédiens ou des troupes ne le permet pas toujours, note de son côté Arthur Jugnot, directeur du théâtre des Béliers parisiens qui programme quant à lui «La course des géants», dévoilée cet été, et la pièce devenue culte «Le porteur d’histoire». Un casse-tête pour les théâtres et les artistes dont la priorité reste par-dessus tout de jouer et retrouver le public. 



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