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La zoophilie et la zoopornographie dans le viseur des députés


Les députés se penchent, à partir de ce mercredi 20 janvier, sur une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale. Parmi les dispositions du texte, ils souhaitent s’attaquer à une question taboue, celle de la zoophilie, et celle, connexe, de la zoopornographie.

Présente à l’article 11 du texte de loi, cette disposition souhaite réellement interdire la production, la diffusion, et la consultation des contenus zoopornographiques.

Car si dans l’Hexagone, les sévices de nature sexuelle sur les animaux sont déjà interdits dans la loi depuis 2004, en pratique, une grande ambiguïté règne toujours sur la diffusion de ces contenus, encore bien trop souvent facilement accessibles au grand public, dont les enfants.

Ce faisant, les députés veulent que la zoopornographie soit véritablement assimilée à la pornographie pour que les plus petits, notamment mais pas seulement, n’aient plus accès en quelques clics à ces contenus insoutenables. 

Des animaux utilisés comme sex toys

«En février 2019, plus de 1,5 million de films zoopornographiques étaient visionnés chaque mois en France et plus de 10.000 personnes fréquentaient les sites internet de petites annonces pour des expériences sexuelles avec des animaux», souligne Benoit Thomé, président d’Animal Cross et coordinateur d’une enquête de plus de six mois sur ces pratiques sexuelles «méconnues» du grand public.

«Le développement d’Internet a permis la constitution d’une communauté zoophile et transformé des milliers d’animaux en nouveaux sex toys», alerte-t-il encore.

Et si son association a depuis obtenu auprès de Google le déréférencement de certains sites et auprès d’hébergeurs la fin de leur hébergement, faisant que la consultation de zoopornographie a chuté de moitié en un an, l’urgence n’en reste pas moins toujours bien réelle. Par exemple, ce chiffre exclut la consultation des sites pornographiques «classiques» qui hébergent dans le même temps des contenus zoo-pornographiques.

Aujourd’hui, c’est-à-dire depuis la loi de 2004, les sévices de nature sexuelle sont passibles de deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. Si cette proposition de loi est effectivement adoptée, les textes incluront la zoopornographie pour punir les contrevenants de quatre ans d’emprisonnement et 60.000 euros d’amende.

Les sites de zoopornographie recevraient environ 1,5 millions de visites par mois en France.

«Ce texte marquera l’histoire de la protection animale en France du point de vue législatif», espère le député (LREM) Loïc Dombreval, coauteur du texte avec deux autres députés de la majorité.

Examiné en commission des Affaires économiques ce mercredi, le texte sera ensuite débattu, en séance publique dans l’hémicycle, du 26 au 29 janvier prochains.

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