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La semaine de Philippe Labro : Trump en chute libre, Pinturault au sommet

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Philippe Labro est écrivain, cinéaste et journaliste. Chaque vendredi, pour CNEWS, il commente ce qu’il a vu, vécu et observé pendant la semaine. Un bloc-notes subjectif et libre.

MERCREDI 13 JANVIER

Heureux de vous retrouver après une courte absence. J’espère que vos Noël et nouvel an se sont bien passés. L’afflux d’événements divers force le chroniqueur à «trier» entre les sujets, les personnages, les drames et catastrophes, les bonnes et belles nouvelles. Il faut de tout pour faire ce monde, mais retenons au moins deux dominantes : la crise sanitaire et la crise américaine.

«Crise» est un terme bien faible pour définir ce qui nous arrive – et va, sans doute, continuer de nous arriver. Comme on aimerait pouvoir aller au «ciné», écouter un concert, quel que soit le genre, applaudir des comédiens vivants sur une scène vivante, admirer peintures et sculptures dans un musée ! Comme la jeunesse aimerait être jeune, c’est-à-dire aimer, être aimée, rencontrer, voyager, parler en groupe, rire ensemble, étudier en salle, mettre fin à cette cruelle et, je le crains, destructrice épreuve d’un apprentissage inattendu ! Comme les commerçants (hôtels, bars et restaurants) aimeraient ouvrir, servir et survivre – puisque nombre d’entre eux sont menacés de faillite !

«Crise», dites-vous ? Je ne suis pas loin de chercher un autre mot, plus violent. Mais il y a cet espoir d’un vaccin, cette vertigineuse rapidité avec laquelle l’inventivité humaine et la modernité des moyens ont permis d’apporter une solution, un remède, d’ouvrir une porte vers un autre horizon. Nous savons nous adapter. Nous saurons faire face. Mais ce qu’on appelle les «dommages collatéraux» sont multiples et néfastes.

La deuxième mise en accusation de Donald Trump est historique

L’Amérique ? Ça s’est très, très mal passé – la violence vulgaire avec l’invasion du Capitole, les dénis de Trump, le viol de la Constitution. Il avait juré, il y a quatre ans, sur la Bible, de «Preserve, Protect and Defend» (les fondamentaux de l’Union). Il n’a ni protégé, ni préservé ni défendu. Son départ, le mercredi 20 janvier, ne mettra pas un terme à ce mouvement de colère et de mensonges, d’insatisfactions, et de peurs, qui s’est emparé de ses 73 millions d’électeurs. Cela fait quatre ans que Trump, sa méthode, son langage, son totalitaire narcissisme ont allumé les feux du racisme et de l’extrême droite armée.

Le 46e président élu, Joe Biden, a, jusqu’ici, fait montre d’un grand sang-froid, d’une digne et intelligente attitude, d’un verbe clair. Il s’entoure d’une équipe compétente et expérimentée. Les travaux d’Hercule s’annoncent pour lui : éviter une sorte de nouvelle «guerre de Sécession» (le désordre civil), reconstruire un pays aux infrastructures déficientes, faire passer quelques réformes indispen­sables (santé, fiscalité, éducation, climat). Si cette crise américaine nous a autant fascinés, ce n’est pas seulement parce que, par ses images, elle ressemblait à un film catastrophe, c’est aussi parce que nous devons y voir des leçons, des avertissements, des influences possibles.

On a envie de parler d’autre chose. Un peu de positif, que diable ! Un peu de distraction. Ainsi, il me semble qu’on ne fait pas assez grand cas du sensationnel parcours d’Alexis Pinturault. Il y eut une époque, en France, où les exploits d’un Killy, des sœurs Goitschel, d’Oreiller, de Piccard, enflammaient l’opinion et les médias. Les skieurs français étaient devenus des stars, des repères, des exemples. Ont-ils été surpassés et effacés par les footballeurs ? Peut-être. Il n’empêche que ce Savoyard de 29 ans, totalise dix-sept victoires en slalom géant (le plus récent à Adelboden), trois en slalom, dix en combiné alpin, une en super-G, une en parallèle – trente-trois victoires en tout. Il faut ajouter trois médailles aux JO – c’est impressionnant. Surnommé «la Bête» par ses amis ou rivaux, Pinturault – 1,80 m, 80 kg – est un rayon de lumière dans cette difficile actualité. Il y en a d’autres. J’y reviendrai dans ma prochaine chronique.

Retrouvez toutes les chroniques de Philippe Labro ICI



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