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La Russie bannie de Swift : le précédent de l’Iran


La Russie s’apprête à subir les représailles de son offensive en Ukraine, alors que plusieurs pays occidentaux se disent prêts à exclure les banques russes du système de messagerie financière Swift. Une mesure exceptionnelle, à laquelle a été confronté l’Iran, en 2018.

Six mois après s’être retiré de l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015, Donald Trump avait décidé de frapper l’Iran au portefeuille, en visant notamment les secteurs pétrolier et financier. Le réseau de messagerie bancaire et financière Swift avait mis à exécution les sanctions demandées par les Etats-Unis, qui souhaitaient déconnecter l’Iran de la plate-forme. 

Swift avait à l’époque jugé «regrettable» la décision des Etats-Unis, mais avait capitulé, arguant qu’elle avait été prise «dans l’intérêt de la stabilité et de l’intégrité du système financier mondial dans son ensemble». «J’annonce que nous allons contourner avec fierté vos sanctions illégales et injustes car elles vont à l’encontre du droit international», avait déclaré dans la foulée le président iranien Hassan Rohani. 

En 2012, les administrateurs de Swift avaient déjà écarté 30 institutions financières iraniennes de la plate-forme suite à la relance du programme nucléaire iranien.

Quelles seraient les conséquences pour la Russie ? 

Les Etats-Unis ont qualifié «d’arme nucléaire» l’éventuelle expulsion de la Russie du système Swift. La raison ? Plus de 300 banques russes utilisent le système Swift pour leurs transactions, classant le pays en deuxième position, derrière les Etats-Unis, en terme de nombre d’utilisateurs.

Une expulsion entraînerait inévitablement un ralentissement de leur système financier, et aurait donc un impact fort sur l’économie du pays. Comme le précise le Carnegie Moscow Center, «la Russie est fortement dépendante de Swift pour ses exportations de milliards d’hydrocarbures libellés en dollars US». 

Les pays occidentaux en désaccord 

L’exclusion de la Russie du système Swift n’a pas immédiatement fait l’unanimité au sein des pays occidentaux, puisque bon nombre d’entre eux ont des intérêts économiques avec le pays dirigé par Vladimir Poutine.

Ce vendredi, l’Allemagne, l’un des pays les plus réticents à cette expulsion, avait indiqué via son porte-parole qu’une «suspension de Swift aurait des répercussions massives (…) pour les entreprises allemandes dans leurs relations avec la Russie, mais aussi pour régler les paiements de livraison d’énergie». 

De son côté, le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki avait pointé du doigt «l’égoïsme en béton de l’Allemagne». En France, Bruno Le Maire s’était dit favorable à cette mise à l’écart de la Russie. 

Finalement, les pays occidentaux ont réussi à trouver un accord, et ont annoncé dans un communiqué avoir décidé d’exclure de nombreuses banques russes de la plate-forme interbancaire. Ces mesures ont été prises par les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Italie et la Commission européenne.

En 2014, la Russie avait déjà été menacée d’expulsion du réseau de messagerie financière, à la suite de l’annexion de la Crimée menée par la Fédération russe. 



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