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La famine causée par la crise pourrait être plus meurtrière que le coronavirus lui-même

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Les effets secondaires de la pandémie pourraient-ils être encore plus meurtriers que le coronavirus lui-même ? C’est en tout cas ce que prédit un rapport de l’ONG Oxfam, qui estime notamment que la famine engendrée par la crise fera davantage de victimes dans le monde que le Covid-19.

Publié aujourd’hui, jeudi 9 juillet, le document «alerte sur le fait qu’entre 6.100 et 12.200 personnes pourraient mourir chaque jour de la faim dans le monde avant la fin de l’année 2020», notamment parce que la pandémie est venue s’ajouter à des crises et conflits antérieurs. Par comparaison, «le niveau quotidien de mortalité mondiale liée au Covid-19 a atteint un pic de 10.000 personnes au mois d’avril».

La récession économique engendrée par la paralysie globale de ces dernières mois est venue se superposer à «la défaillance structurelle des systèmes alimentaires, qui privilégient le profit d’un petit nombre d’acteurs au détriment des petits producteurs», indique l’ONG.

Résultat : les pays déjà touchés par une crise alimentaire avant le coronavirus voient leur situation empirer tandis que d’autres, jusqu’ici épargnés, sont à présent susceptibles de connaître un manque de nourriture. Dans cette dernière catégorie, le rapport d’Oxfam cite notamment l’Inde, le Brésil ou encore l’Afrique du sud.

Selon l’ONG, «plus de 500 millions de personnes risquent de sombrer dans la pauvreté», principalement à cause du «chômage de masse», de la «plongée des revenus», du «déclin de l’aide alimentaire» et des «perturbations de la production de nourriture». Citant les estimations de l’Organisation internationale du travail, Oxfam précise que «305 millions d’équivalent temps plein ont été perdus du fait de la pandémie».

Au triste classement des dix pires «points chauds de la faim dans le monde» figurent notamment l’Afghanistan, la Syrie, le Yémen et le Soudan du sud. Mais le rapport assure que les pays les plus développés ne sont pas non plus totalement à l’abri.

Ainsi, selon les chiffres du gouvernement, «8 millions de personnes auront besoin d’ici fin 2020 d’une aide alimentaire» en France. Soit 2,5 millions de plus qu’avant la pandémie de coronavirus.

Pour éviter la tragédie annoncée, Oxfam exhorte les Etats à agir rapidement pour endiguer les effets secondaires de la crise. L’ONG estime que cela passe notamment par une contribution au fond humanitaire des Nations Unies et à la mise en application de leur appel à un cessez-le-feu dans les zones de conflits.

À travers le monde, des millions d'enfants souffrent du manque de nourriture.

Le rapport demande également l’annulation des dettes des pays en développement ainsi que des transformations plus structurelles et durables. En haut de la liste figure « la transition vers des systèmes alimentaires plus justes, résilients et durables» reposant sur «des approches agroécologiques», le soutien au «mandat du Comité pour la Sécurité Alimentaire» et des «mesures ambitieuses contre les dérèglements climatiques».

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