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la découverte des restes de 215 élèves d’un pensionnat autochtone suscite l’émotion| CNEWS


«Le coeur brisé», Justin Trudeau, Premier ministre canadien, a évoqué un «sombre chapitre» de l’Histoire du Canada. Il réagissait ainsi à la découverte, à la fin du mois de mai, des restes de 215 enfants, retrouvés sur le site d’un ancien pensionnat. Créé il y a plus d’un siècle, il était réservé aux populations amérindienne, métis et inuit.

C’est en parcourant la zone équipé d’un géo-radar qu’un expert a fait cette terrible trouvaille. Le pensionnat de Kamloops, en Colombie-Britannique, a ouvert ses portes en 1890 et a été fermé en 1969. Au plus fort de sa fréquentation, dans les années 1950, il comptait jusqu’à 500 élèves.

Il était l’un des 139 établissements du genre mis en place au Canada et souvent gérés par l’Eglise catholique, à la fin du 19e siècle. Censés faciliter l’assimilation des peuple autochtones à la culture dominante, certains sont restés ouverts jusque dans les années 1990.

Une commission nationale d’enquête diligentée en 2015 a montré que ces pensionnats ont été le théâtre de nombreux mauvais traitements et abus sexuels. Quelque 150.000 enfants amérindiens, métis et inuits ont été enrôlés de force dans ces établissements, coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture. Au moins 3.200 d’entre eux y sont morts, souvent de la tuberculose.

De nombreux témoignages d’Amérindiens ont été recueillis à l’époque, affirmant que ce système de pensionnats était pour beaucoup dans la misère, l’alcoolisme, les violences conjugales et le taux de suicide élevé frappant aujourd’hui encore les peuples autochtones. La commission avait conclu à un «génocide culturel».

«Certains n’avaient que trois ans»

Dans un communiqué publié vendredi 28 mai, la communauté autochtone Tk’emlups te Secwepemc a indiqué que la mort des enfants du pensionnat de Kamloops n’a jamais été documentée. On ne sait pas quand ni de quoi ils sont morts, mais, selon Rosanne Casimir, la cheffe, «certains n’avaient que trois ans».

Dimanche 30 mai, les drapeaux ont été mis en berne au Canada, en signe de deuil. A Kahnawake, près de Montréal au Québec, des chaussures d’enfants et des jouets ont également été déposés sur le perron de l’église Saint-François-Xavier. Après le temps de l’hommage, Justin Trudeau a promis, lundi 1er juin, de «soutenir, avec des actions concrètes, les survivants, leurs familles et leurs communautés, partout dans le pays».

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Reconnaissant «l’échec épouvantable» d’Ottawa dans ses relations avec les communautés autochtones, le chef du gouvernement s’est notamment dit en faveur d’un «débat d’urgence» à ce sujet à la Chambre des communes. Il s’est également engagé à financer la recherche et l’exhumation de victimes sur d’autres sites d’anciens pensionnats. Une promesse qui a fait réagir Eddie Charlie, ancien élève de l’un de ces établissements, sur la chaîne CTV : «Il ne fait aucun doute qu’ils vont en trouver d’autres».





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