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Jugé pour néonazisme, le plus jeune terroriste britannique échappe à la prison


A 13 ans, il dirigeait une cellule néo-nazie depuis la maison de sa grand-mère. Agé aujourd’hui de 16 ans, un adolescent britannique, dont l’identité n’a pas été révélée, a été jugé pour terrorisme par la Haute cour criminelle de Londres, mais, au regard de son jeune âge, échappe à la prison.

L’histoire est racontée ce lundi 8 février dans plusieurs médias britanniques, parmi lesquels le DailyMail et la BBC.

Originaire des Cornouailles, à la pointe sud de l’Angleterre, l’adolescent était parvenu, en 2019, à prendre la tête d’un groupuscule d’ultra-droite d’inspiration nazie, connu des services de renseignements pour être la branche britannique de la Division Feuerkrieg (FKD), un réseau, lui, beaucoup plus large avec des connexions dans toute l’Europe.

Son histoire n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle d’un autre adolescent, de nationalité estonienne cette fois et âgé lui aussi de 13 ans au moment des faits, qui, arrêté en avril 2020, projetait une attaque contre des intérêts américains, dont une base de l’US Army. Cet Estonien était d’ailleurs considéré comme le «commandant» du FKD.

Condamné mais libre

Concernant l’adolescent britannique, ce dernier a comparu ce lundi 8 février devant l’Old Bailey, la cour criminelle de Londres, mais est ressorti libre.

Les juges l’ont néanmoins condamné via une «youth rehabilitation order» (YRO), qui pourrait se traduire en français par une «ordonnance de réadaptation juvénile».

Comme l’explique le site spécialisé InBrief, en matière de justice des mineurs, au Royaume-Uni, une YRO peut être imposée par un tribunal à un adolescent de moins de 18 ans lorsqu’il est condamné pour avoir commis une infraction pénale.

Si les YRO sont des peines non privatives de liberté, ces ordonnances comprennent toutefois un certain nombre d’exigences auxquelles le jeune contrevenant doit se conformer.

Le juge Mark Dennis qui a jugé l’adolescent a indiqué que ce dernier était «entré dans un monde virtuel de préjugés méchants» et l’a d’ailleurs mis à l’épreuve pour une durée de deux ans.

L’accusé a par ailleurs été décrit comme «vulnérable» avec une «enfance anormale» sans que plus de détails n’aient été communiqués.

Au moment des infractions, il vivait quoi qu’il en soit une existence décrite comme «restreinte et isolée» par les juges, avec sa grand-mère dans les Cornouailles.

C’est là que la police avait saisi, entre autres, un drapeau nazi, et constaté que le jeune avait publié des messages homophobes, racistes et antisémites sur Internet.

Au tribunal, l’adolescent a plaidé coupable de 12 infractions, deux de diffusion de documents terroristes et 10 de possession de matériel terroriste. 

Culte de Breivik et «jihad blanc»

Entre octobre 2018 et juillet 2019, il avait par exemple collecté une quantité importante de données comprenant des instructions de fabrication de bombes, des ingrédients pour le napalm, tout ce qu’il faut savoir pour faire des cocktails Molotov ou construire un fusil d’assaut AK47 et même la liste des stratagèmes pour mener un combat au couteau.

Ce faisant, il était devenu, à l’été 2019, le chef de cellule britannique de la Division Feuerkrieg, idolâtrant le terroriste norvégien d’ultra-droite Anders Breivik.

Dans le cadre de ses opérations, le réseau s’encourageait mutuellement à passer à l’action sans s’en tenir aux mots, et à commettre des attaques de «loups solitaires».

Surtout, le groupe voulait mettre en œuvre un «jihad blanc» et le génocide des non-blancs, selon les termes employés lors du procès.

Au sein de la Division Feuerkrieg, l’accusé était devenu responsable de la vérification et du recrutement des membres du groupe.

De cette façon, il avait réussi à enrôler cinq autres jeunes dont un adolescent répondant au nom de Paul Dunleavy, âgé de 17 ans.

L’identité de ce dernier avait été révélée après avoir été reconnu coupable d’infractions terroristes liées à ses activités en tant que membre du FKD.

Le profil et les accusations portées contre Paul Dunleavy l’ont mené, en novembre 2020, à une peine de cinq ans et six mois de prison par un tribunal de Birmingham. 

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