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Journée internationale des droits des femmes : 8 livres pour (continuer à) les défendre


Comme chaque année, le 8 mars se vit sous le signe de la journée internationale des droits des femmes. Sélection de romans, enquête, BD et nouvelles qui donnent envie de défendre plus que jamais les droits du «beau sexe».

She said

Le mouvement #Metoo, ce sont elles : Jodi Kantor et Megan Twohey, les deux journalistes qui ont mis à jour l’affaire Weinstein. A la manière d’un véritable thriller, le duo raconte ici son enquête montée dans le plus grand secret avant de paraître dans le New York Times le 5 octobre 2017, et d’avoir la déflagration mondiale que l’on connaît. «She said», Prix Pulitzer 2018 enfin traduit en français, est le récit haletant de cette investigation qui a changé la face du monde. Incontournable.

She said, de Jodi Kantor et Megan Twohey, éd. Alisio, 508 p., 24 €

Entendez les femmes rugir !

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Cecelia Ahern n’a pas qu’un joli pedigree : fille de l’ancien Premier ministre irlandais Bertie Ahern, elle est aussi diplômée en journalisme et communication et l’auteur du best-seller «Ps I love you», succès ensuite du box-office mondial. A travers une trentaine d’histoires courtes, l’autrice signe avec «Entendez les femmes rugir !» un plaidoyer en faveur de la situation de la femme dans la société. Le point commun à chaque nouvelle ? Chaque protagoniste finit par prendre conscience de sa valeur et de son rôle. Féministe certes mais surtout drôle, enlevé et culotté. Une adaptation en série par la société de production de Nicole Kidman est déja en cours.

Entendez les femmes rugir !, de Cecelia Ahern, éd. Hauteville, 352 p., 18,90€.

Rassemblez-vous en mon nom

Deuxième tome de son chef d’oeuvre autobiographique réédité cette année par Notabilia, «Rassemblez-vous en mon nom» fait directement suite à «Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage». Le point de départ de ce volume fait voyager jusqu’en 1945 de l’autre côté de l’Atlantique. Maya Angelou a 17 ans, est déjà mère (célibataire) et doit composer avec son existence comme elle le peut.  Avec ce second volume, elle donne plus qu’un éclairage sur l’Amérique ségregationniste et les prémices de la lutte des femmes noires, mais livre une véritable leçon de courage et d’humour, en prouvant au passage que bien souvent l’un n’empêche pas l’autre. «Ses mots m’ont soutenue à chaque étape de mon existence», a dit Michelle Obama de celle qui est devenue une véritable icône mondiale. Un livre qui donne des envies de combats et de vie.

Rassemblez-vous en mon nom, de Maya Angelou, éd. Notabilia, 268 p., 18 €

Le destin de Claire

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© Claire Bretécher / L’Obs / Dargaud

Disparue en février dernier, Claire Bretécher n’est pas à proprement parler une icône de la lutte féministe. La grande dessinatrice a «seulement» posé son regard acide sur la société avec un humour d’une finesse sans égale dans le monde du neuvième art, ceci dans une période où BD et femmes étaient encore des mots incompatibles. Pendant trente-cinq ans, dans les pages de L’Obs, les lecteurs ont pu se jeter dans le canapé des «Frustrés» ou se délecter du vocabulaire d’Agrippine. Au final, l’autrice laisse derrière elle une oeuvre profondément engagée et traversée par les grands sujets de société tels que la PMA, la GPA, l’homosexualité ou «simplement» les rapports de couples… Planches exclusives, mais aussi dessins signés de Catherine Meurisse, Riad Sattouf, Catel ou encore Blutch rendent hommage à la femme et l’autrice dans cette version cartonnée du Hors-série de L’Obs qui lui est dédié.

Bretécher, le destin de Claire, éd. Dargaud, 104 p., 17€.

Je suis une sur deux

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Publié en 2020 chez Flammarion, le livre retentissant de la journaliste Giulia Foïs est sorti ce 4 mars aux éditions Pocket. Du viol qu’elle a subi, la journaliste passe aussi à tout ce qu’elle vit depuis, elle raconte donc l’après, la parole plus ou moins accueillie, les combats du quotidien, la justice et ses injustices. Sans jamais sombrer dans le pathos ou le combat binaire contre les hommes, ce livre ressemble à un cri de colère, une indignation et une parole libérée et pleine de sororité qui pourra aider celles – nombreuses – empêchées par la peur.

Je suis une sur deux, de Giulia Foïs, éd. Pocket, 160 p., 6,50€.

Kim Jiyoung, née en 1982

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Qui donc est Kim Jiyoung, si ce n’est une femme coréenne «banale», affublée, en plus, du prénom le plus donné en Corée du Sud en 1982 ? Alors qu’elle abandonne son travail bien aimé pour élever son enfant, comme il est d’usage, elle se met à parler avec la voix d’autres femmes… En six parties et autant de périodes de la vie de Kim, Cho Nam-Joo livre ici en réalité le portrait de la femme coréenne prisonnière des traditions patriarcales. En filigrane, elle dresse devant ses lectrices un miroir de la condition féminine. Au final, ce best-seller en Corée du Sud marque par son universalité.

Kim Jiyoung, née en 1982, de Cho Nam-Joo, éd. 10/18, 168 p., 6,60€.

Ce matin-là

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Que faire quand un matin, tout bascule, que la vie a perdu son sens ? C’est ce qui arrive à Clara, jeune cadre d’un établissement bancaire victime d’un «Burn out». D’abord sous camisole chimique, puis vite délestée de son fiancé, ne lui reste plus qu’à tenter de survivre. Pour cela, elle va renouer avec une vieille amie, infirmière dans un désert médical et maman de deux enfants. Dans sa petite chambre d’amie, à la campagne, Clara va peu à peu apprendre à s’aimer. Gaëlle Josse dresse avec justesse le portrait d’une femme prise dans la violence du monde de l’entreprise. Et à travers cette histoire de renaissance, se dessine l’émouvante et nécessaire sororité de deux femmes que tout oppose sur le papier. Un court roman qui touche au coeur autant qu’il donne une farouche envie de liberté.

Ce matin-là, de Gaëlle Josse, éd. Notabilia, 216 p., 17 €

Les grandes occasions

Qui est véritablement Esther, si ce n’est l’épouse d’un médecin et la mère de leurs quatre enfants ? Alors qu’elle dresse la table et attend sa «tribu» pour un repas de famille, Esther repense à sa vie aux côtés de cet homme et de leurs enfants. Loin d’être un récit autour d’un déjeuner de famille manqué et de secrets trop bien gardés, «Les grandes occasions», premier roman de la jeune Alexandra Matine, dépeint avec grande justesse un portrait de femme au coeur des siens, et parle au fond de ce qu’elle a choisi et ce qu’elle n’a pu choisir. Un éclairage touchant alors même que cette pandémie – et le télétravail – a révélé la place peu enviable de nombreuses femmes au coeur de leur noyau familial.

Les grandes occasions, d’Alexandra Matine, éd. les Avrils, 256 p., 19 €.

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