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JO de Tokyo : Covid-19, polémiques, surcoûts… Ces obstacles rencontrés par l’organisation

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Dans quatre jours aura lieu la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Tokyo, au Japon. Ces 32e olympiades de l’ère moderne auront connu leur lot d’obstacles, entre le report historique lié au Covid-19, des surcoûts pharaoniques, l’opposition d’une partie de la population et des polémiques persistantes au sein de l’organisation.

Prévus initialement à l’été 2020, ces Jeux ont même failli ne jamais avoir lieu, la faute à la pandémie de coronavirus, qui a fait planer la menace d’une annulation. C’est finalement l’option du report d’un an qui a été choisie. Une première dans l’histoire des JO en temps de paix.

Avec cette décision inédite, les organisateurs croyaient sans doute pouvoir laisser passer l’orage du Covid-19 et permettre aux Jeux de se dérouler – quasi – normalement un an plus tard. Hélas, en 2021, le coronavirus est toujours là, et bien là. Mais pas question d’un nouveau report cette fois-ci. Les JO s’adapteront au contexte épidémique.

Et tant pis si cela se fait au détriment de l’ambiance festive propre à un tel événement sportif planétaire. Exit les spectateurs étrangers, ont décrété les autorités japonaises en mars. Puis exit finalement presque tout le monde. Après avoir fixé une jauge d’accueil à 50 % sur chaque site, dans la limite de 10.000 personnes, Tokyo a fait savoir au début du mois que la plupart des épreuves se dérouleraient en fait à huis clos. La conséquence de la réinstauration de l’état d’urgence dans la capitale japonaise, causée par une nouvelle hausse du nombre de cas de Covid-19.

Une opinion pas emballée par les Jeux

Mais les ennuis se sont pas terminés pour l’organisation. Malgré les restrictions drastiques auxquelles sont soumis les acteurs de ces Jeux (sportifs, journalistes, officiels…), le crainte de voir fleurir des foyers épidémiques est grande. Quatre cas de Covid-19 – trois dans l’équipe sud-africaine de football et un chez un joueur tchèque de beach-volley – ont déjà été déctectés au village olympique, avant même l’ouverture des JO.

Dans une telle ambiance, difficile d’amener les Japonais à se passionner pour ces Jeux. D’autant plus qu’une majorité de l’opinion est opposée à leur tenue cet été, par crainte du coronavirus. Un sondage paru fin juin dans le journal Asahi montre que plus de six Japonais sur dix (62 %) souhaitent une annulation (32 %) ou un nouveau report (30 %). Environ 200 personnes ont même manifesté dimanche contre l’événement.

Qu’à cela ne tienne, les organisateurs excluent depuis plusieurs mois toute autre hypothèse qu’un maintien des Jeux. Le report d’un an a en effet déjà entraîné un surcoût de 294 milliards de yens (2,3 milliards d’euros), faisant de ces JO d’été les plus chers de l’histoire (13 milliards d’euros), devant ceux de Londres en 2012 (12,2 milliards d’euros). Les recettes attendues devraient dans le même temps chuter, en raison de la quasi absence du public. Certains observateurs craignent également que des sponsors exigent un remboursement.

Des démissions chez les organisateurs

Si le coronavirus a été la principale épine dans le pied de Tokyo-2020, il ne doit pas faire oublier les scandales internes qui ont éclaté durant les préparatifs de l’événement. En l’espace de deux ans, quatre personnages-clés de l’organisation des Jeux ont été contraints de démissionner. Il y a d’abord eu en mars 2019 le président du Comité olympique japonais, Tsunekazu Takeda, après sa mise en examen dans une affaire de pots-de-vin autour de l’attribution des JO à Tokyo. Puis, le mois suivant, celle du ministre japonais chargé des Jeux olympiques, Yoshitaka Sakurada, auteur de bourdes à répétition en six mois d’exercice.

Plus récemment, en février dernier, le président du comité d’organisation des Jeux, Yoshiro Mori, a démissionné après avoir créé la polémique pour des propos sexistes. Il avait déclaré que les femmes avaient des difficultés à parler de manière concise lors des réunions, ce qu’il trouvait «embêtant». Il a été remplacé par une femme, Seiko Hashimoto. Enfin, en mars, le directeur artistique des JO, Hiroshi Sasaki, a annoncé qu’il quittait son poste après des révélations d’un tabloïd nippon. En mars 2020, celui-ci avait suggéré l’idée, jugé grossophobe, de déguiser en porc la comédienne et star japonaise des réseaux sociaux Naomi Watanabe lors de la cérémonie d’ouverture. Qui aura bien lieu vendredi (à partir de 13h heure française), malgré toutes les embûches que ces Jeux ont pu rencontrer.



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