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«J’étouffe» : Cédric Chouviat a appelé à l’aide à sept reprises lors de son interpellation


C’est un rebondissement de poids dans l’affaire Cédric Chouviat. Suivant des révélations rendues publiques ce lundi 22 juin par Le Monde et Mediapart, qui ont eu accès aux enregistrements vidéos captés par le livreur de 42 ans, ce dernier avait crié «j’étouffe» à sept reprises lors de son interpellation, le 3 janvier dernier. Il est décédé quarante-huit heures plus tard.

Interpellé pour usage du téléphone portable en roulant, Cédric Chouviat avait entrepris d’enregistrer ses échanges avec les policiers. C’est cet enregistrement, d’une durée de douze minutes et effectué via un micro relié à son casque, qui a fait l’objet d’un rapport d’enquête et été versé au dossier.

Lors des faits, selon la Préfecture de police de Paris, les policiers avaient précisément contrôlé Cédric Chouviat parce qu’il téléphonait en circulant sur son scooter, quai Branly, à Paris.

Alors que les policiers avaient dit dans un premier temps qu’il s’était montré agressif avant de proférer des insultes, l’enregistrement montrerait que le père de famille de cinq enfants n’aurait en fait pas insulté les policiers. De son côté, la famille de Cédric Chouviat, ainsi que leurs avocats, ont toujours dénoncé une «bavure policière». 

Alors que des témoins avaient indiqué que l’homme avait subi une clé d’étrangement de la part des fonctionnaires de police, avant d’être plaqué au sol, Cédric Chouviat avait ensuite été transporté dans un état critique à l’hôpital européen Georges-Pompidou, où il est mort le dimanche 5 janvier. 

quatre policiers entendus mercredi dernier en garde à vue 

La révélation des derniers mots de Cédric Chouviat intervient dans un contexte ultrasensible d’accusations répétées de violences à l’encontre de la police, dans le sillage des affaires George Floyd, aux Etats-Unis et Adama Traoré, en France. 

Toujours ce lundi 22 juin, on apprenait également, de sources concordantes, que les quatre fonctionnaires de police qui avaient interpellé Cédric Chouviat ont été entendus le 17 juin dernier, sous le régime de la garde à vue. Une mesure très rare dans les dossiers de violences policières. Ils doivent maintenant être convoqués chez le juge d’instruction. Pour l’instant, ils ne sont pas suspendus.

Début juin, les proches de Cédric Chouviat interpellaient Christophe Castaner dans une lettre afin de demander que des mesures soient prises à l’encontre des policiers mis en cause dans sa mort.

Ils réclament notamment une requalification des faits en «violences volontaires ayant entraîné la mort», un crime passible des assises.

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