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Isabelle Ithurburu : «La Rochelle et Toulouse ont été impressionnants»


Avant la finale de Top 14 qui a lieu ce vendredi soir entre le Stade Toulousain et le Stade Rochelais, Isabelle Ithurburu, présentatrice du Canal Rugby Club, a partagé ses coups de cœurs et déceptions de la saison du Championnat de France.

Quelles sont les trois équipes qui vous ont marqué positivement cette saison ?

Forcément, déjà, les deux finalistes. La Rochelle et le Stade Toulousain, parce que ce sont les deux équipes qui ont été les plus régulières et qui ont caracolé en tête toute la saison. Elles se sont retrouvées en finale de Coupe d’Europe aussi, c’est très rarement arrivé. Les deux formations ont été impressionnantes. Encore plus peut-être pour le Stade Rochelais parce qu’on y était moins habitués. La troisième équipe qui m’a impressionnée, c’est l’Union Bordeaux Bègles parce qu’elle a su rebondir après une année 2020 compliquée. L’équipe de Christophe Urios est revenue au plus haut niveau, a terminée 4e du championnat et a perdu vraiment de très peu en demi-finale face à Toulouse.

De la même manière est-ce qu’il y a trois équipes qui vous ont déçues ?

En premier, je pense qu’elle a dû décevoir aussi ses supporters, c’est le Rugby Club Toulonnais qu’on n’a pas vu en phase finale, c’est assez exceptionnel, ça n’arrive pas souvent. Surtout, que Toulon a été dans les six à peu près 80% de la saison. Toulon a raté le rendez-vous des phases finales au dernier moment. C’était très irrégulier sur la saison, avec des matchs gagnés difficilement, des défaites incompréhensibles. On les attend toujours en haut de l’affiche et ce n’était pas le cas.

Deuxième équipe qui m’a peut-être déçue c’est Montpellier parce qu’avec cet effectif, ce budget, ces ambitions, Montpellier a lutté jusqu’à l’avant dernière journée pour son maintien, même si la deuxième partie de la saison était bien meilleure que la première, c’était assez surprenant de voir Montpellier se battre pour son maintien toute la saison.

Et puis je vais parler de Pau (rires) ! C’est mon équipe de cœur et qui forcément m’a déçue aussi parce que comme Montpellier, Pau s’est battu pour son maintien, jusqu’à la dernière seconde ! Voir au-delà de la dernière seconde de la dernière journée. Là aussi il y a des ambitions, il y a des moyens, un super groupe et je pense que Pau aurait pu et aurait dû faire mieux.

Antoine Dupont fait des choses folles !

Est-ce qu’il y a trois joueurs selon vous qui ont illuminé la saison ?

Je vais devoir parler des stars, je ne vais pas toutes les citer, mais il y en a une qui à chaque match, à chaque ballon, impressionne : c’est Antoine Dupont. Il n’y a pas si longtemps, le monde entier disait que c’était certainement le meilleur numéro 9 du monde ! Ça paraissait vertigineux parce qu’on n’a plus l’habitude d’avoir des Français à ce niveau-là, mais il l’a prouvé à chaque match. Il a peut-être eu un ou deux matchs où il était un tout petit peu moins bon, mais je le vois aussi à travers les consultants du Canal Rugby Club, à chaque fois qu’il touche un ballon ils ont les yeux qui brillent. Il fait des choses folles ! Ca a l’air facile, il n’a pas en plus un gabarit si impressionnant et il est toujours présent, dans un match il joue à 150%, donc Antoine Dupont, même si c’est un peu dire quelque chose que tout le monde pense.

Après, j’ai beaucoup aimé la saison de Brice Dulin qui avait connu des bas, des très gros bas depuis 2018. Il s’était lourdement blessé il avait du mal à revenir, il change de club pendant la pause Covid, c’était un risque. Il va à La Rochelle et dès le début de la saison il est hyper fort avec La Rochelle. Il retourne en «Bleu» à 30 ans, c’était un vétéran, aujourd’hui ils ont tous 20 ans, la moyenne d’âge est très jeune. Il est exceptionnel, il est élu meilleur joueur de la coupe d’automne des nations avec les bleus, et là, avec La Rochelle en demi-finale, c’est lui qui les porte. Il fait partie des joueurs français qui m’ont impressionné cette année.

Un petit mot aussi pour Maxime Lucu, beaucoup moins connu que les deux précédents, le demi de mêlée de Bordeaux. Ce n’est pas parce qu’il est Basque (rires) mais c’est vrai que lui aussi, il est aux portes de l’équipe de France tout au long de la saison et il ne lâche rien, il est bon à tous les matchs, il est sympa et il a en partie fait que Bordeaux aille aussi loin cette année.

On va parler des entraîneurs qui ont marqués la saison, même chose votre Top 3 ?

En 3e position je vais parler de Jeremy Davidson, l’entraîneur de Brive, qui est très discret, on n’en parle pas beaucoup, parce que souvent on parle des entraîneurs des équipes qui vont en phases finales. Il fait peu de bruit mais il a repris une équipe où il y a beaucoup moins de moyens qu’ailleurs. Il n’y a pas de nom de stars et pourtant ça fait partie de ces équipes qui sont toujours au rendez-vous qui pendant une bonne partie de la saison peuvent embêter toutes les grosses écuries. Je trouve qu’il a ce mérite d’avoir su faire perdurer l’esprit Briviste et Corrézien, c’est pour cela qu’il reste d’ailleurs. Je pense qu’à terme il peut faire quelque chose, pourquoi pas créer la surprise une saison et se qualifier dans les six.

J’aime aussi beaucoup Yannick Bru, l’entraîneur de Bayonne, parce que c’est toujours dur d’entraîner un club qui regarde en bas toute la saison, il y a moins de moyens, moins de grands joueurs. J’aime le jeu Bayonnais, c’est un très bon technicien, ça joue énormément et j’aime son esprit : très humble, beau joueur, il n’a jamais un mot plus haut que l’autre, il ne cherche jamais d’excuses, il protège ses joueurs. Pour moi, c’est un très bon manager.

Et puis Christophe Urios. Déjà pour les résultats, je ne vais pas en reparler, j’ai parlé de Bordeaux mais où qu’il passe ça gagne. À Oyonnax il a pris le club en Pro D2, voir même moins bien qu’en Pro D2, il les a fait remonter jusqu’en Top 14 et il les qualifie très vite en phases finales. Derrière, à Castres il est champion, et là il est avec Bordeaux depuis deux saisons et on voit vraiment l’effet. J’adore le technicien et l’homme, c’est le rugby comme on l’aime, il n’y en a plus beaucoup. Le franc parler, l’humour, et lui aussi je trouve qu’il sait à la fois remuer ses joueurs et les défendre quand il faut.

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Vos Top 3 des pépites, espoirs ou découvertes ?

Joris Segonds est arrivé un peu par hasard au Stade Français, il était barré par Nicolàs Sànchez et le temps que l’Argentin arrive, il a totalement rempli ce rôle et sa mission au point de prendre cette place de n°1 jusqu’au bout, jusqu’aux phases finales et si le Stade Français a réussi à se qualifier à la dernière minute c’est en grande partie grâce à lui, son pied et aussi sa stratégie, son jeu.

Dans le même esprit, Enzo Hervé à Brive qui normalement était vraiment n°2 voir n°3 et un peu par hasard aussi il fait bien plus que le job, il prend aussi les commandes.

C’est un très jeune joueur qui a une histoire un peu particulière, on en parlait dans le Canal Rugby Club : il vient de la communauté des gens du voyage et c’est encore très rare dans le rugby. J’aime bien le joueur et l’homme aussi.

Et puis Matthis Lebel a impressionné aussi très jeune. Il démarre l’année un peu grâce à l’absence des internationaux à Toulouse et puis, pareil, il a été titulaire toute l’année, il fait partie des meilleurs marqueurs du Top 14. Très sympathique aussi, on a de la chance, il y a plein de jeunes joueurs qui grandissent devant nos caméras et qui sont très sympa, très talentueux.

Depuis que je suis à CANAL, je n’ai jamais vu ça

Pour finir, vos 3 moments marquants ?

Le Covid, pour commencer, malheureusement. Ça a marqué cette saison, pour le pire évidemment, et aussi pour le meilleur quelque fois. En tout cas pour les spectateurs qui n’ont pas pu aller au stade, ils ont pu assister à des matchs fous. C’est là que l’on voit que le 16e homme a un impact : il n’était plus dans le stade, et tout était possible. On a vu des équipes gagner dans des stades qui ne perdaient jamais normalement, on a vu des vraies surprises. Il faut bien y trouver un avantage, cela a un peu ouvert le jeu, c’est ce qui fait qu’il y a eu toutes ces surprises à la fin de la saison.

Un autre moment marquant : le dénouement de la 26ème journée. Depuis que je suis à CANAL, je n’ai jamais vu ça. Il y avait de l’enjeu partout, et là ça s’est vraiment joué peut-être à la 83ème minute, que ce soit pour Pau qui se sauve à la dernière seconde avec un essai, et Bayonne qui perd face au Stade Français, ça a tout chamboulé, La Rochelle qui se qualifie en demi-finale avec un essai dans les dernières minutes aussi. C’était la folie, j’ai rarement vécu un multiplex aussi fou.

Puis, le derby basque, forcément. On ne s’y attendait pas du tout. Quand on sait que ça arrive, on est comme des fous, même les non-amateurs, les non-initiés, les non-basques étaient impatients et on a vu le succès de ce match. Le scénario était à la hauteur : autant il ne s’est rien passé pendant le match mais que le destin d’une équipe bascule sur un tir au but, c’est du jamais vu. C’était fou à suivre sur les antennes de CANAL.

Enfin, pour la finale de Top 14, il y aura une grande soirée sur CANAL+. Pouvez-vous nous expliquer ce qui attend les téléspectateurs ?

On va prendre l’antenne en direct du Stade de France dès 19h35 sur CANAL+ et CANAL+SPORT. Il y aura deux antennes ce soir-là.

L’avant-match sera le même sur les deux antennes, on est avec l’équipe du Canal Rugby Club : Thierry Dusautoir, Sébastien Chabal, Guilhem Garrigues.

On va proposer une heure d’avant-match. On sera en plein cœur de l’évènement puisqu’on sera sur la pelouse.

Il y aura des reportages, je sais que le reportage sur les drops a beaucoup plu la semaine dernière et nous avons deux reportages qui vont vous faire dresser les poils : un sur le bouclier de Brennus, ce qu’il représente, avec des acteurs clés, ceux qui l’ont soulevé évidemment, ceux qui sont passé à côté aussi. C’est un reportage qui nous rappelle des souvenirs.

L’autre reportage qui s’appelle «Le Grand soir» où des marqueurs d’essai de finales, des hommes qui ont marqué ce genre de matchs, qui ont eu la chance de les jouer et de marquer en finale nous racontent aussi leurs plus beaux souvenirs. Séquence émotions garanties.

Puis le match. On aura des caméras partout, le dispositif de la finale, c’est toujours énorme.

Vous avez le match sur CANAL+ avec Eric Bayle et Marc Lièvremont et sur CANAL+SPORT, la «Face B», vous avez une équipe avec Marie-Alice Yahé, Cédric Heymans, Jean-Baptiste Esculié, qui va décrypter le match en temps réel. Ils pourront s’arrêter sur un fait de match, une mêlée, un essai, revoir des actions, agrandir et analyser, décortiquer ce qu’il se passe pendant la finale en temps réel.



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