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Incendie de Notre-Dame : Où en est l’enquête 2 ans après ?


Le sinistre qui a détruit en partie Notre-Dame de Paris ce lundi 15 avril 2019 restera peut-être inexpliqué à jamais. Après 2 ans d’investigations dans une cathédrale ravagée, les enquêteurs peinent en effet à trouver des éléments.

Les investigations dans la cathédrale

«C’est une enquête qui dure, qui est complexe, qui est colossale». Cette phrase du procureur de Paris, Rémy Heitz, prononcée en février 2020, ne s’est pas démentie depuis. Les investigations, supervisées par trois juges d’instruction du tribunal judiciaire de Paris, se révèlent longues et ardues.

Les policiers de la Brigade criminelle ont travaillé dans une structure encore fragilisée. Le démontage de l’énorme échafaudage calciné n’a été achevé qu’en novembre 2020. Certains agents ont même dû être formés spécialement par des cordistes afin de pouvoir réaliser des prélèvements – en rappel – dans les voûtes de la cathédrale.

A cela, s’est ajoutée le danger du plomb ainsi que le coronavirus, qui ont ralenti les manœuvres. Mais les investigations sur le site sont désormais terminées.

Les analyses des éléments récoltés

C’est désormais une longue phase d’analyses qui s’est ouverte. Des experts décortiquent les innombrables pièces récupérées dans les tonnes de gravats. Ces examens devrait encore durer «plusieurs mois», selon une source proche de l’enquête citée par l’AFP.

En parallèle, de nouveaux éléments pourraient nécessiter l’audition de témoins supplémentaires. Une centaine de personnes ont déjà été entendues lors de l’enquête préliminaire, dans les mois qui ont suivi l’incendie.

Notre-Dame : au coeur d'un chantier pharaonique

Les thèses sur l’incendie de Notre-Dame

Comme depuis l’enquête préliminaire de juin 2019, c’est l’hypothèse accidentelle qui resterait privilégiée. L’avancée des recherches cette dernière année ne semblent pas conduire vers la piste criminelle.

«Pour l’instant, on reste sur les mêmes thèses : le mégot, le court-circuit», a indiqué un proche du dossier. Pour autant, on ignore encore laquelle de ces deux étincelles auraient pu déclencher l’incendie.

De son côté, l’entreprise qui effectuait à l’époque des travaux sur la cathédrale, Le Bras Frères, une PME lorraine, nie toute imprudence de ses salariés. «On ne soude pas nos échafaudages. Sur ce chantier en présence de plomb, le protocole prévoit combinaison, gants scotchés et masques à assistance respiratoire. En outils : un marteau et une clé de 22».

Des doutes sur l’issue de l’enquête

«Dans l’état actuel des choses, il n’est pas possible d’affirmer qu’on sera en mesure de dire un jour de manière certaine ce qui a pu être à l’origine de l’incendie», regrette un connaisseur du dossier.

Difficile de trouver la source des flammes dans le monument ravagé par les flammes et la chute de la flèche.

des défaillances secondaires

Erreur du dispositif d’alarme défectueux, système électrique d’un des ascenseurs… Les enquêteurs ont mis au jour d’autres problèmes de sécurité dans Notre-Dame. Ceux-ci n’ont pas causé l’incendie mais qui peuvent avoir joué un rôle dans la gravité du sinistre en retardant l’intervention des pompiers.

Par ailleurs, en septembre 2020, la Cour des Comptes a publié un rapport critiquant la «gestion complexe» de Notre-Dame avant l’incendie, pointant du doigt «l’état préoccupant de la cathédrale».



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