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Immobilier : la petite et la grande couronne ont la cote à cause du coronavirus


La crise du coronavirus et les confinements donnent des envies de vert aux Parisiens. Un phénomène qui s’observe avec la montée des prix de l’immobilier en petite et grande couronne, au détriment de la capitale, selon les observations des notaires du Grand Paris ce jeudi 17 décembre.

«La crise sanitaire et son cortège de restrictions et contraintes fait émerger de nouvelles aspirations et porte en elle un potentiel de transformations profondes des modes de vie et un besoin de vivre et d’habiter autrement», estiment ainsi les notaires.

Confinés dans des logements souvent petits, les Parisiens qui déménagent le font moins souvent en intra-muros depuis six mois. Alors qu’ils étaient 30 % à acheter en petite couronne depuis dix ans en moyenne, cette proportion est désormais de 34 %. Même constat pour les acquisitions en grande couronne, passées de 8 % à 11 % ce dernier semestre. Cette dernière attire aussi de plus en plus les habitants de Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne.

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Une transformation qui a un effet sur les tarifs. «La hiérarchie habituelle entre les secteurs géographiques, qui veut que les hausses de prix les plus fortes soient localisées au coeur de l’agglomération, a commencé à se modifier», pointent ainsi les notaires. D’octobre 2019 à octobre 2020, c’est en petite couronne que les tarifs ont le plus augmenté (+7,3 %), devant Paris (6,6 %) et la grande Couronne (4,8 %).

Et la tendance devrait même se renforcer dans les prochains mois, selon les prévisions des avant-contrats. En février 2021, le prix de vente devrait s’élever à environ 10.700 euros par m2 à Paris, ce qui représenterait une hausse annuelle de 3,4 %. «Cette croissance serait alors la plus faible de la région, ce qui ne s’est plus produit depuis 2013», soulignent les notaires. La pierre prendrait en effet + 5 % en petite et + 3,9 % en grande couronne.

Davantage de déménagements vers la province

Idem pour le volume des ventes de biens, dont le ralentissement se ressent surtout dans la capitale. Le nombre d’appartements vendus en intra-muros a baissé de 20 % entre août et octobre 2020 par rapport à la même période l’an dernier. Un chiffre qui recule «seulement» de 14 % en petite couronne et de 9 % en grande couronne.

Un mouvement qui s’inscrit aussi en dehors des limites de la région parisienne, selon les notaires : «les Franciliens sont désormais proportionnellement un peu plus nombreux à acheter un logement en région. Le mouvement est léger mais notable. Au 3e trimestre 2020, 7 % des logements acquis en province ont un propriétaire francilien contre 6 % les quatre trimestres précédents.»

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