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Ile-de-France : une appli pour signaler soi-même la pollution de l’air

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La région Ile-de-France et Airparif ont présenté ce jeudi 11 février l’application Signal’Air, développée pour que tous les Franciliens puissent participer à la lutte contre la pollution de l’air, en collectant eux-mêmes les données. Elle sera officiellement lancée courant mars.

Sur cette application, les Franciliens pourront signaler avec l’adresse exacte et à l’aide d’une photo si besoin toutes sortes de pollution, qu’elles soient olfactives ou visuelles. Une odeur inhabituelle, de la fumée ou encore la présence de pollens : autant de signes extérieurs de pollution qui seront ainsi répertoriés dans la base de données d’Airparif.

L’organisme indépendant de surveillance de la qualité de l’air dans la région pourra ainsi mettre à jour en temps réel la carte des pollutions en Ile-de-France, et ce, grâce aux signalements de chaque Francilien. Le but ? Connaître le ressenti des Franciliens, et croiser ces informations avec celles déjà collectées par Airparif.

600 nouveaux capteurs

Et pour aller encore plus loin, 600 capteurs supplémentaires vont être installés en Ile-de-France, grâce à un partenariat signé avec La Poste. Au total, 400 véhicules du groupe ainsi que 100 vélos seront bientôt équipés de capteurs de pollution, prêts à sillonner toute la région. Les 100 derniers capteurs seront quant à eux déposés sur les toits de plusieurs bâtiments de La Poste.

Grâce à ces nouveaux capteurs, capables de repérer les particules fines (PM1, PM2,5 et PM10), les dioxydes d’azote et d’ozone ainsi que l’ammoniaque, «72 % des communes de la région seront directement concernées» selon la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, qui se réjouit de pouvoir ainsi «démultiplier la connaissance d’Airparif». A ce jour, l’organisme de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France était équipé de 70 stations immobiles.

L'association Respire remet en cause les données de la RATP.

«Un projet particulièrement innovant»

Cette expérimentation – baptisée «mesures et perception» – est une «première en Europe», explique Karine Léger, la directrice générale d’Airparif, qui note que c’est «le seul projet qui croise deux innovations de mesure et de perception». Un «projet particulièrement ambitieux et innovant» selon elle, et un «challenge énorme pour les scientifiques et les chercheurs» d’Airparif, qui devront bientôt traiter 10 fois plus de données qu’aujourd’hui.

En parallèle, et en respectant les mesures sanitaires, les postiers franciliens mèneront un travail d’enquête de proximité au bureau et au domicile des Franciliens, pour leur soumettre un questionnaire. Et pour ceux qui ne pourront pas être directement démarchés, ce questionnaire est d’ores et déjà disponible en ligne, sur une plateforme citoyenne.

L’ensemble de ces données seront ensuite rendues publiques «en open data», ajoute Karine Léger. La directrice d’Airparif se félicite de ce partenariat avec la région Ile-de-France et La Poste qui doit permettre «d’améliorer la connaissance» en matière de pollution de l’air, mais aussi «de partager à [nos] concitoyens de la donnée fiabilisée».

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