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Il survit 36 jours en Amazonie après le crash de son avion| CNEWS


Un miraculé. Un pilote brésilien a échappé à la mort après que son appareil se soit écrasé dans une région éloignée au-dessus de l’Amazonie. Il a dû parcourir la jungle à pied pendant plus d’un mois avant d’être sauvé.

Digne d’un scénario hollywoodien, cette histoire incroyable a été rapportée le 28 mars 2021 sur le site internet du New York Times. Interviewé par téléphone, la semaine dernière par le célèbre quotidien américain, le pilote Antonio Sena est revenu en détails sur sa terrible mésaventure.

Celle-ci a démarré le 28 janvier 2021 par le crash de son avion au beau milieu de l’Amazonie, et s’est conclue de manière heureuse par son sauvetage par des ramasseurs de noix du Brésil, le 6 mars 2021, soit après 36 jours de pérégrinations solitaires à travers la nature luxuriante.

Tout a donc commencé le 28 janvier 2021 lorsque ce pilote professionnel âgé de 36 ans, a décollé d’Alenquer, une ville brésilienne située dans l’Etat du Parà, aux commandes de son petit avion.

Sa destination était une mine illégale dotée d’une piste d’atterrissage improvisée localisée dans la réserve de Maicuru en plein cœur de l’Amazonie où des orpailleurs clandestins attendaient sa cargaison constituée de près de 600 litres de carburant.

La déforestation en Amazonie est a son plus haut niveau depuis 2008.

Après 40 minutes de vol au-dessus de l’immensité verte à 900 m d’altitude, l’unique moteur à hélice de son appareil, un Cessna 210 s’est arrêté brusquement. Perdant le contrôle de l’avion, le pilote brésilien a tout de même eu le temps de lancer par radio un message de détresse avant que l’appareil ne s’écrase au sol. Malgré la violence de l’accident, il est sorti miraculeusement indemne de la carcasse de l’avion qui s’est enflammée peu de temps après.

Sorti indemne du crash, le plus dur reste à faire : survivre dans la jungle

«La première nuit a été terrible. La forêt est pleine de bruits et c’est l’obscurité totale», a déclaré Antonio Sena au New York Times. «Il y a eu de nombreux moments difficiles, la douleur causée par les piqûres d’insectes, le froid et la faim. J’ai compris pour la première fois de ma vie ce que signifiait vraiment avoir faim. Seule la pensée à ma famille et ma foi en Dieu m’ont soutenu», a-t-il ajouté au quotidien américain.

Pensant qu’il serait plus facilement repérable par les secours, le pilote rescapé a décidé au début de rester à proximité des restes calcinés du Cessna. Ses espoirs ont été très vite déçus car l’épaisse végétation tropicale empêchait de voir ce qui pouvait se passer en-dessous de la canopée.

«Les sauveteurs m’ont survolé mais ils ne pouvaient pas me voir», a-t-il confié au New York Times. 

Allumant une dernière fois son téléphone portable en fin de batterie, il a pu se géolocaliser et a choisi de se diriger vers la rivière Paru, située à environ 100 km de là, car il savait que c’était la zone la plus proche à être habitée.

Se guidant grâce à la position du soleil, il a entamé jour après jour, mais seulement en matinée, une longue marche en direction de la rivière Paru, traversant des marais et une forêt peuplée d’animaux sauvages comme des jaguars, des anacondas ou bien des insectes venimeux.

Pour se nourrir, il observe ce que mangent les singes

Les après-midi étaient consacrés à la recherche de nourriture et à la construction d’abri sommaire pour se protéger de la pluie et y passer la nuit. Pour se désaltérer, il a bu l’eau de pluie, mais pour la nourriture cela fut plus compliqué. Mais en observant les animaux et en particulier les singes, il a appris à savoir ce qu’il pouvait ingérer à priori sans danger. 

«J’ai mangé une fois trois œufs bleus d’inambu (une espèce d’oiseau connue sous le nom de tinamou en français), ainsi que des petits fruits roses appelés breu qui sont devenus ma principale source de subsistance», a-t-il dit.

un bruit de tronçonneuse lui redonne l’espoir d’être secouru

Le ventre vide depuis trois jours, Antonio Sena avait déjà parcouru plus de 27 km à travers la jungle depuis son accident survenu quatre semaines auparavant. Ses forces et son moral commençaient à décliner lorsque soudain il a entendu un bruit de tronçonneuse. Euphorique, il a cependant attendu le lendemain pour localiser plus précisément la source du bruit.

«Dieu, fais-leur de nouveau utiliser cette tronçonneuse», s’est-il souvenu avoir prié ce soir-là, avant de se coucher pour dormir.

Et le lendemain matin, la tronçonneuse a rugi de nouveau brièvement. Il était tombé par hasard sur un campement de ramasseurs de noix du Brésil dirigé par une femme de 67 ans, Maria Jorge Dos Santos Tavares. Il était enfin sauvé. Toute la famille de Dona Maria Jorge a  alors pris en charge le pilote épuisé, amaigri – il a perdu près de 25 kg mais vivant.

Par la suite, ils ont contacté les proches du pilote survivant pour leur annoncer la bonne nouvelle. Quelques temps après, un hélicoptère de la police a enfin ramené Antonio Sena auprès des siens.

Des parcelles de terrain en Amazonie sont vendues via Facebook.

Une fois rentré chez lui, il a posté sur son compte Instagram la photo illustrant cet article avec le commentaire suivant : «C’est Dona Maria Jorge et son incroyable famille, qui m’ont recueilli avec un cœur ouvert et beaucoup d’affection. Mon admiration pour vous ne fait qu’augmenter. Nous nous reverrons bientôt !! Je vous aime !!». 

En repensant à son calvaire, Antonio Sena a affirmé qu’il avait désormais une autre vision de la forêt amazonienne, dont une partie disparait chaque jour à cause en partie aux mines clandestines pour lesquelles il a brièvement travaillé.

«Si je m’étais écrasé avec mon avion sur une plantation déserte. Je n’aurai eu ni eau, ni abri, ni quoi que ce soit à manger», a-t-il déclaré au New York Times en ajoutant «L’Amazonie est si riche».





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