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Guadeloupe : les incompréhensions des proches de Claude Jean-Pierre, mort après un contrôle de la gendarmerie

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Un drame et surtout des questions. Contrôlé par les gendarmes de Deshaies (Guadeloupe) le 21 novembre dernier, Claude Jean-Pierre est mort le 3 décembre au CHU de Pointe-à-Pitre. Sa famille demande des explications sur les événements qui ont mené à son hospitalisation.

Samedi 21 novembre vers 14 heures, cet homme âgé de 67 ans est contrôlé dans le centre-ville de cette commune de la Basse-Terre. Quelques instants après, les secours sont appelés pour un malaise et «le SMUR prend le relais car son état de santé se dégradait», relate un communiqué de la famille.

A son arrivée au CHU de Pointe-à-Pitre, une double fracture des cervicales, dont l’une compresse la moelle épinière, et des hématomes au visage sont notamment constatés sur le sexagénaire. Il est opéré le 24 novembre.

Alors que son pronostic vital n’était plus engagé, Claude Jean-Pierre est décédé le 3 décembre dernier, à quelques jours de son 68e anniversaire, le 24.

Aujourd’hui, la famille se pose des questions sur les circonstances de l’interpellation. Ainsi, une plainte contre les gendarmes de Deshaies a été déposée dès le 2 décembre. Elle remet en cause la version donnée par les militaires qui comporterait des «incohérences entre les faits décrits» et «les blessures constatées plus tard par les services médicaux», ont relevé les proches.

les militaires «nieraient l’agression ou autres brutalités»

Ces derniers demandent aujourd’hui l’«accès aux images de vidéosurveillance de la mairie» car la scène de l’interpellation a été filmée. Ils réclament également «la saisie de l’IGGN», «la suspension des gendarmes impliqués» et la «saisine d’un ou plusieurs juges d’instruction» pour faire la lumière sur la mort de Claude Jean-Pierre.

Covid-19 : en Guadeloupe, les hôpitaux accusent le coup

Selon le média local RCI, son contrôle serait dû à des «grands écarts de conduite sur la route». Claude Jean-Pierre était «semble-t-il très alcoolisé au volant et aurait donc fait l’objet d’un contrôle immédiat de la part des gendarmes». De plus, la radio rapporte que les militaires «nieraient l’agression ou autres brutalités».

Pour tenter d’y voir plus clair dans cette affaire, le procureur de la République, Emmanuel Delorme, a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire du chef d’homicide involontaire, a rapporté  La1ère Guadeloupe. «Un magistrat instructeur mène désormais des investigations en toute indépendance», a-t-il affirmé.

De son côté, la famille regrette de ne pas avoir été reçue par le juge d’instruction. Plus inquiétant selon elle, «l’un des gendarmes mis en cause aurait été déplacé», a confié à CNEWS Christophe Sinnan-Ragava, beau-fils de Claude Jean-Pierre et porte-parole de la famille.

Enfin, une semaine après l’autopsie réalisée sur le sexagénaire, le rapport n’a toujours pas été communiqué.

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