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Grippe : pourquoi le vaccin est-il différent chaque année ?


Fièvre, nez qui coule, frissons, courbatures… En automne ou en hiver, ces symptômes sont souvent ceux de la grippe. Mais contrairement au coronavirus, dont les signes sont les mêmes, un vaccin est disponible pour éviter ou limiter la grippe saisonnière. Un sérum dont la composition change chaque année pour tenter de s’adapter au mieux aux souches en circulation.

A l’origine de 8.000 à 10.000 morts en moyenne par an, l’épidémie de grippe hivernale varie en effet en intensité d’une année sur l’autre.

Relativement clémente l’année dernière (saison 2019-2020), elle avait en revanche frappé beaucoup plus fort l’année précédente (saison 2018-2019).

Au plus fort de la crise, en février 2019, on recensait alors déjà plus de 1.000 morts, cela alors même que le pic épidémique n’était pas encore atteint.

Face à cette situation préoccupante, la ministre de la Santé de l’époque, Agnès Buzyn, avait justement été interrogée sur la valeur du vaccin disponible cette année-là, jugeant sa formule «moyennement efficace».

Un pari sur l’avenir

D’après Santé Publique France – l’agence nationale de santé publique – la performance du vaccin élaboré pour cette saison avait en effet été évaluée chez les personnes à risque (âgées, immunodéprimées…) à 59 % contre le virus H1N1, et à seulement 19 % contre le virus H3N2, les deux souches alors en circulation dans le pays.

Une performance limitée du vaccin qui s’explique par le principe même de sa fabrication, qui reste, à chaque fois, un pari sur l’avenir.

«Les industriels doivent en effet parier sur les souches qui vont circuler six mois avant que le premier virus n’apparaisse dans le monde», avait expliqué Agnès Buzyn. 

Concrètement, les compositions sont en effet décidées jusqu’à un an à l’avance, en février, sur les souches disponibles à l’instant T, pour une élaboration à l’été et une mise sur le marché à l’automne.

«Entretemps, le virus évolue», avait précisé Vincent Enouf, virologue à l’institut Pasteur, interrogé par CNEWS.

Pour autant, cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas se faire vacciner, bien au contraire. D’une façon générale, la très grande majorité des médecins recommande en effet aux sujets à risque de se faire vacciner tous les ans contre la grippe.

Le vaccin sauve dans tous les cas des vies

Le vaccin tend en effet à amoindrir les symptômes chez les personnes contaminées, tout en réduisant les risques de contagion à d’autres personnes, comme les nouveau-nés, qui ne peuvent être vaccinés.

En définitive, une efficacité vaccinale même faible (de 20 à 30 %) permet de sauver jusqu’à 2.000 personnes tous les ans, avait encore indiqué Vincent Enouf à CNEWS.

Aujourd’hui, dans le contexte du coronavirus, plusieurs voix s’élèvent du côté des soignants pour appeler les Français à se faire vacciner massivement contre la grippe sans se limiter aux sujets à risque. Une stratégie qui permettrait de ne pas engorger davantage des hôpitaux qui pourraient de nouveau être mis à rude épreuve avec le Covid-19, alors que les cas de coronavirus se multiplient dangereusement jour après jour.

Mais alors que la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière doit démarrer à la mi-octobre – un calendrier inchangé par rapport à l’an passé eu égard au processus de fabrication du vaccin évoqué plus haut – c’est la question même de la disponibilité du vaccin antigrippal qui pourrait se poser.

Anticipant une demande plus forte cette année, les principaux fabricants de vaccin antigrippaux ont produit un nombre record de doses afin de répondre à une demande qui pourrait battre tous les records.

A titre d’exemple, alors que les Etats-Unis comptent quelque 330 millions d’habitants, c’est jusqu’à 198 millions de doses de vaccin contre la grippe qui ont été produites en prévision de la prochaine saison, contre 175 millions l’an dernier, soit une hausse de 11 %. Reste à savoir si cette production sera suffisante.

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