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Graphique : les vaccins anti-Covid, un boost pour les laboratoires en Bourse ?


Les vaccins contre le coronavirus seraient-ils la nouvelle poule aux œufs d’or pour les laboratoires ? Sur le plan boursier, les acteurs engagés dans la course à l’antidote miracle (Pfizer, Moderna, AstraZeneca…) connaissent des fortunes diverses.

D’un côté, les petites sociétés de biotechnologie (Moderna, BioNTech, Novavax) ont vu leur cours en Bourse décoller à la faveur de la crise sanitaire. Avant même que leurs vaccins aient montré leur efficacité et aient reçu l’autorisation d’être commercialisés, les investisseurs se sont rués sur leurs actions.

La biotech allemande BioNTech, qui s’est alliée à Pfizer pour développer un vaccin, a constaté que sa valeur boursière avait été multipliée par cinq par rapport à son niveau pré-pandémique. L’action de l’entreprise américaine Moderna a, elle, été multipliée par neuf. L’exemple le plus frappant est celui du laboratoire américain Novavax : son cours en Bourse a été multiplié par 55 depuis fin 2019 ! Il a notamment doublé au début du mois après que la société a annoncé que son vaccin était efficace à 89 % contre le Covid-19.

De l’autre côté, les mastodontes du secteur pharmaceutiques ont beaucoup moins profité de cette course aux vaccins. L’Américain Pfizer et le suédo-britannique AstraZeneca ont en effet vu leur cours en Bourse rester stable, tandis que celui de l’Américain Johnson & Johnson n’a progressé que de 20 %. Il est étonnant de constater que les cours boursiers d’AstraZeneca – dont le vaccin a été autorisé dans l’UE fin janvier – et du Français Sanofi – dont les deux candidats-vaccins ne devraient arriver qu’en fin d’année – sont très similaires, malgré la réussite de l’un et le retard de l’autre.

L’engouement des petits investisseurs pour les biotechs

Pourquoi une telle différence entre les «petits», grands gagnants en Bourse, et les «gros», restés stables ? Cela est dû à l’engouement des petits investisseurs, qui ont massivement lancé les paris sur le ou les futurs vainqueurs, expliquait à l’AFP en novembre dernier Quincy Krosby, responsable de la stratégie des marchés pour Prudential Financial aux Etats-Unis. Par ailleurs, sur le plan financier, ce n’est pas le même investissement que d’acquérir des actions d’une petite biotech, à moins de 20 euros l’unité, que d’un grand groupe, dont l’action peut valoir jusqu’à plus de 100 euros dans le cas de Johnson & Johnson.

Par ailleurs, les Etats eux-mêmes ont participé à cette flambée en Bourse des petites biotechs, en dépensant des sommes folles pour aider les laboratoires du monde entier à mettre à mettre au point un vaccin, via des subventions et des pré-commandes. Ils ont fait «monter la concurrence entre les petits et les gros», analyse pour l’AFP Daniel Mahony, gérant de fonds pour la société Polar Capital à Londres. Moderna est l’entreprise qui a touché le plus gros pactole, recevant pas moins de 2,5 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros) de la part des Etats-Unis.

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