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Géorgie, Moldavie, Finlande… Ces autres pays menacés par Vladimir Poutine


Face à l’invasion de l’Ukraine décrétée par Vladimir Poutine, plusieurs pays situés en périphérie de la Russie craignent pour leur sécurité.

La Géorgie

Ancienne république soviétique, la Géorgie a déjà fait l’expérience d’une offensive russe sur son territoire. En août 2008, la Russie a lancé une attaque terrestre dévastatrice contre ce petit pays causasien, qui combattait des milices pro-russes dans sa région séparatiste d’Ossétie du Sud. Un scénario très semblable à celui qui a conduit Vladimir Poutine à envahir l’Ukraine.

Les combats ont pris fin avec un cessez-le-feu négocié par l’Union européenne. Le conflit aura fait plus de plus de 700 morts et déplacé des dizaines de milliers de Géorgiens.

Après la guerre qui a laissé la Géorgie divisée, la Russie a reconnu l’Ossétie du Sud et une autre région séparatiste, l’Abkhazie, comme des Etats indépendants. Moscou y a même installé des bases militaires permanentes. La Géorgie ne fait pas partie de l’Otan, ce qui écarte a priori l’éventualité d’une aide militaire occidentale en cas d’invasion totale du pays.

La Moldavie

Comme l’Ukraine et la Géorgie, la Moldavie comporte une enclave séparatiste pro-russe : la Transnistrie. Cette bande de territoire située le long de la frontière avec l’Ukraine n’est pas reconnue comme indépendante par la communauté internationale mais est soutenue par la Russie qui y a placé une base militaire.

Les Moldaves ont élu l’été dernier un gouvernement pro-européen. La situation rappelle à nouveau celle de l’Ukraine et pourrait irriter Vladimir Poutine, soucieux de garder dans sa sphère d’influence les pays de l’ancien bloc soviétique.

Ni membre de l’Otan, ni de l’Union Européenne, la Moldavie est comme la Géorgie liée aux Européens par un «partenariat oriental». Après que le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a jugé possible que l’offensive russe s’étende à la Moldavie et à la Géorgie, Emmanuel Macron a voulu assurer ces deux pays du soutien de la France. «Nous nous tenons aux côtés de la Moldavie et de la Géorgie pour défendre leur souveraineté et leur sécurité», a-t-il déclaré ce samedi.

La finlande et la suède

Alors que l’hypothétique entrée de l’Ukraine dans l’Otan était l’une des motivations de Vladimir Poutine pour envahir le pays, la Finlande et la Suède sont sous pression. Si elles ne sont pas membres de l’alliance atlantique, les deux nations nordiques affirment leur droit à y adhérer.

Ce vendredi, le ministère russe des Affaires étrangères a averti qu’une adhésion finlandaise ou suédoise à l’Otan – qui n’est pour l’instant pas à l’ordre du jour selon Helsinki et Stockholm – «aurait des répercussions militaires et politiques graves».

Avant même l’invasion de l’Ukraine, la crise entre Occident et Russie avait relancé le débat sur l’Otan dans ces deux pays. Selon un sondage publié vendredi, 41% des Suédois sont favorables une adhésion, un chiffre qui n’a jamais été aussi haut.

La Pologne et les pays baltes

L’invasion russe de l’Ukraine fait craindre aux pays d’Europe de l’Est une offensive plus large. «Il faut prévoir que Poutine voudra développer sa politique agressive, son invasion. Il a commencé en Géorgie, maintenant l’Ukraine, le prochain objectif pourrait être les pays baltes, la Pologne, la Finlande ou d’autres pays du flanc est», a déclaré samedi le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki, dans un entretien au journal Ouest-France.

En tant que membres de l’Otan, les trois pays baltes et la Pologne abritent des bases militaires et peuvent compter sur le soutien des autres membres de l’alliance. Les quatre pays ont tour à tour demandé l’activation de l’article 4 du traité de l’Atlantique nord, qui prévoit des consultations d’urgence au cas où l’un des pays membres serait menacé.

La Lituanie a même décrété l’état d’urgence «en réponse à d’éventuels troubles et à d’éventuelles provocations impliquant des forces militaires de grande envergure en Fédération de Russie et en République du Bélarus».



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