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Fermeture des remontées mécaniques : près d’un millier d’emplois menacés dans les stations du Mercantour


Avec la perspective d’une année blanche, les professionnels broient du noir. Julien devrait être en train de régler les fixations des skieurs mais comme la plupart des saisonniers de la station d’Auron (Alpes-Maritimes), cet employé se retrouve sur le carreau. Une situation qui n’est pas prête de s’arrêter puisque le gouvernement a confirmé que les remontées mécaniques ne pourront pas ouvrir au 1er février en raison de la crise sanitaire.

Pour l’heure, Julien en quête d’une reconversion dans le bâtiment perçoit une indemnité de 880 euros par mois pour vivre. « C’est le minimum, explique ce quadragénaire. Mais au moins, je suis indemnisé. Ce n’était pas le cas en mars dernier, lorsque mon activité saisonnière s’est arrêtée net. Je suis resté trois mois sans aucune aide de l’État ».

« LE RISQUE DE FAILLITE » réel

Dans les stations des Alpes-Maritimes, l’activité tourne au ralenti. Seuls les enfants, les licenciés des clubs et les sportifs de haut niveau sont autorisés à skier. À Auron, on accueille 150 skieurs par jour au lieu de 8000 en temps normal. Cette activité ne suffit pas à faire vivre les professionnels. « Notre chiffre d’affaires est en chute libre, confie Matthieu Le Roux, le gérant d’un magasin de location de skis et de vente de prêt à porter. Nous louons des raquettes car cette activité reste permise. Mais cela ne compense pas le manque à gagner ».

Sur ses sept salariés saisonniers, Matthieu Le Roux ne peut en faire travailler que deux cet hiver. « Beaucoup de commerçants sont dans la même situation, assure t-il. Si nous ne trouvons pas d’accord avec nos fournisseurs, le risque de faillite est bel est bien là », prévient-il.

LES SPORTS D’HIVER REPRÉSENTEnt 20 MILLIONS D’EUROS DANS LES ALPES-MARITIMES

Face à ce désastre économique et social, les moniteurs sont en première ligne. À l’ESF d’Auron, seuls 40 travaillent actuellement contre 120 en temps normal. « Pendant les vacances de février, nous allons essayer d’organiser des activités alternatives pour sauver un maximum d’emplois », rassure Nicolas Marin, le directeur de l’Ecole de ski français.

Dans un département, déjà durement frappé par la tempête Alex d’octobre dernier, aucune des mesures de protection sanitaire préconisées par les élus des collectivités locales ou terroritoriales pour sauver la saison n’a été retenue par l’Etat. Et les pertes s’annoncent colossales. « Plus de 600 emplois directs sont menacés, sans compter les emplois indirects », précise Charles Ange Ginésy, le président du Conseil Départemental. L’économie des sports d’hiver représente 20 millions d’euros dans les Alpes-Maritimes et 12 milliards d’euros, en France. 

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