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Fausse monnaie : les enquêteurs font tomber un patriarche lié au grand banditisme marseillais

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Le suspect a été arrêté lundi 17 mai en même temps que neuf autres personnes dans différents départements, soupçonnées de donner dans le trafic de fausse monnaie à grande échelle. Les enquêteurs estiment que certains des suspects ont pu écouler en 2020 au moins 300 000 euros de faux billets.

Débutée en 2018, l’enquête a été longue mais elle a permis de présenter à la justice un suspect de taille.

Quand les policiers entrent dans son bungalow posé près de l’étang de Berre ce lundi, la prise est parfaite. Sous leurs yeux, assis à la table de la cuisine, les policiers voient le patriarche d’une famille de gens du voyage sédentarisés avec son gendre et 180 000 euros en faux billets de 100 étalés devant eux.

Agé de 65 ans, le suspect principal est soupçonné de s’être approvisionné dans la région de Naples en fausse monnaie en grande quantité pour l’écouler en France principalement via des individus de sa communauté.

Au moins 300.000 euros écoulés

Pour l’année 2020, les enquêteurs lui attribuent l’écoulement d’au moins 300 000 euros. Bien connu de la police et de la justice, l’homme a déjà été condamné plusieurs fois pour des faits similaires, mais aussi pour vol à main armée.

«C’est un individu impliqué dans le grand banditisme marseillais», explique à CNEWS le commissaire divisionnaire Eric Bertrand, chef de l’Office central pour la répression du faux monnayage, qui coordonnait les investigations menées en co-saisie avec la police judiciaire de Rennes, de Marseille ainsi que la Section de recherche de Caen. Et d’ajouter : «Son gendre âgé d’une trentaine d’année, officiellement élagueur, est suspecté de lui avoir servi de lieutenant pour distribuer la fausse monnaie à plusieurs personnes établies notamment dans l’Orne, à Rennes, Argenteuil et Marseille. En plus des deux têtes du réseau, 8 personnes ont donc été arrêtées dans ces zones géographiques. Les enquêteurs sont convaincus que pour la majorité, ils blanchissaient l’argent à petite échelle.»

Un travail artisanal

Si un homme est soupçonné d’avoir acheté une montre Rolex de 28 000 euros grâce aux fausses coupures, les autres visaient plutôt les petits commerces de détail, peu étant pourvus de détecteurs de faux billets. Ils écumaient ainsi les petites supérettes ou encore les pharmacies, achetant par exemple un petit flacon de gel hydroalcoolique avec un billet de 50 ou 100 euros.

En perquisition chez l’un des gardés à vue, les policiers en ont ainsi retrouvé environ 300. Pas de quoi pourtant s’en sortir les mains propres. Neuf des personnes interpellées sur 10 ont été présentées à un magistrat ce vendredi en vue de leur mise en examen pour détention en vue de mise en circulation de monnaie contrefaite en bande organisée, blanchiment et association de malfaiteurs.

Une affaire de nature à entraîner un effondrement d’environ 40 % du trafic de fausse monnaie dans le sud de la France, aux yeux du commissaire divisionnaire Bertrand.



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