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Eric Besnard : «lorsque l’on pense au Multiplex, on a la petite musique en tête»


Si Karim Bennani présentera le multiplex de la 38e et dernière journée de Ligue 1, dimanche soir, sur Canal+, Eric Besnard a souvent été à la présentation. Et il en a vécu des mémorables.

Avec 30 années au service des sports de Canal+, où il a également commenté les finales NBA dans les années 90, Eric Besnard a «disputé» plusieurs multiplex des dernières journées de Ligue 1. Et entre le titre, la course à l’Europe et les barrages en bas de tableau, celui de cette saison s’annonce particulièrement à suspense comme l’explique le présentateur du Late Football Club, avec Gauthier Kuntzmann.

A quand remontent vos premiers multiplex en tant que présentateur ?

Au départ, c’était Thierry Gilardi qui le faisait. J’ai pris la suite de Thierry. C’était vers 2004. J’ai fait dix bonnes années de multiplex au moins. C’est quelque chose d’unique. Si on a tendance à banaliser le multiplex car il y en a souvent dans la saison, les deux dernières journées du championnat de France restent des moments rares.

Le multiplex reste tout de même quelque chose d’unique ?

On le voit encore cette année, ce sont des journées à enjeux, avec beaucoup d’adrénaline. Ce sont des journées où les dix matchs se jouent en même temps, ce qui est devenu rare. Désormais, les multiplex, ce sont quatre matchs en même temps.

Pourquoi est-ce si spécial ?

Parce que, c’est très compliqué à suivre à la différence d’un match classique. C’est compliqué pour un amateur de suivre un match. Ce n’est pas une journée comme les autres. C’est très ludique. C’est intense, il y a beaucoup d’émotions. En termes de jeu, on en retient les buts. Mais pour analyser une journée multiplex, c’est compliqué. Je me souviens qu’en sortant d’un multiplex, j’étais complètement lessivé. J’étais un capable de vous raconter un but. C’est l’inverse quand on commente un match. On est submergé par les 30-35 buts et même 43 buts en 2008.

Et cette année, nous sommes servis…

Quand on voit les grands noms concernés par la place de barragiste (Bordeaux, Nantes, Strasbourg), on se dit que l’intérêt de cette dernière journée est aussi important en haut de tableau qu’en bas. Lille et le PSG vont se disputer le titre, même si Monaco mathématiquement n’est pas écarté. Et puis, la place pour la ligue des champions entre Monaco et Lyon. Sans oublier, celle pour la Ligue Europa conférence entre Lens et Rennes. Il y a de l’enjeu à tous les étages et c’est ce qu’on adore dans un multiplex.

Le meilleur multiplex ? Celui de la saison 2007-2008. C’était exceptionnel.

Il y a de l’excitation à le préparer et à la présenter ?

Bien sûr. C’est très excitant, il y a un enjeu sur quasiment tous les matchs. Lors de la 37e journée de Ligue 1, dimanche dernier, il y avait un en jeu sur tous les matchs. Et c’est quasiment le cas, toutes les saisons. Et quand vous êtes supporteur et que vous entendez cette fameuse petite musique, vous avez le cœur qui bat à 3.000 à l’heure. On se demande si c’est un but pour notre équipe, contre notre équipe. Alors qu’un match classique, on voit le but arriver.

Cette petite musique justement, qu’est-ce qu’elle représente pour vous ?

Que des bons moments, c’est une petite musique marquante, qui peut au départ paraître anodine, aujourd’hui lorsque l’on pense au Multiplex, c’est cette musique à laquelle on pense. Elle avait été trouvée par Jérôme Revon et qui est devenue culte. Je l’avais sur mon portable pendant un moment.

Les Lillois seront sacrés en cas de victoire à Angers.

Quel est votre meilleur multiplex ?

Honnêtement celui de 2007-2008. Avec 43 buts, c’est toujours le record de buts inscrits en Ligue 1. C’est comme si vous suiviez un match avec un but toutes les deux minutes. C’est quand même exceptionnel. Avec des matchs à enjeu. C’est l’année où le PSG se maintient en Ligue 1 à sept minutes de la fin du match avec un but d’Amara Diané à Sochaux. Que serait devenu le PSG ? Pas sûr que Paris serait devenu ce qu’il est aujourd’hui. C’était un multiplex mémorable. Mon meilleur souvenir. Et pour beaucoup d’abonnés.

Et le pire… ?

Il est très personnel. J’ai grandi à Rennes, c’est mon équipe de cœur, mon équipe d’enfance. Rennes, avant cette année, je ne les avais jamais vu en Ligue des champions. Et j’ai failli les voir en 2007. Lors de la 38e journée de Ligue 1, Rennes se déplace à Lille et est pendant 20 minutes qualifié pour la C1. Rennes menait 1-0 sur un but de John Utaka. Et à 5 secondes de la fin, Nicolas Fauvergue égalise. C’est horrible.



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