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Enlèvement de Mia : ce que l’on sait des ravisseurs


La jeune Mia, retrouvée ce dimanche après cinq jours de disparition, avait été enlevée par trois hommes à la demande de sa mère. Ils ont depuis été arrêtés par les forces de l’ordre, ainsi que deux autres personnes suspectées d’avoir pris part à la programmation de l’acte.

Parmi les quatre premiers individus interpellés, trois sont ceux soupçonnés d’avoir directement participé au rapt de l’enfant. Ils ont indiqué avoir agi à la demande de la mère, Lola Montemaggi, qui n’avait plus de droit de garde. Ils auraient été contactés via internet, a indiqué le procureur de la République.

«A la manière d’Arsène Lupin»

Agés de 23 à 60 ans et sans antécédents judiciaires, ils ont respectivement été arrêtés à Paris, aux Lilas (Seine-Saint-Denis), en Meurthe-et-Moselle et en Seine-et-Marne. Chez l’un d’eux a été découvert le «script d’un discours à tenir devant la grand-mère de Mia pour se faire passer pour un éducateur». Ils s’étaient en effet présentés comme des membres de la Protection judiciaire de la jeunesse en se rendant chez la grand-mère de la jeune fille pour l’enlever (elle en avait la garde).

L’homme chez qui ce document a été retrouvé, âgé de 58 ans, s’est décrit devant les enquêteurs comme une «personne dissidente» et «résistante à la barbarie de ce système», «fier» de ce qu’il avait fait «à la manière d’Arsène Lupin», a informé le procureur. Chez un autre, «des éléments susceptibles d’entrer dans la composition d’explosifs étaient découverts». Il a expliqué aux enquêteurs avoir agi «dans le but de sauver la vie de l’enfant» même s’il a admis avoir «peut-être été manipulé».

Mouvance survivaliste et considérés comme dangereux

Leur appartenance à la mouvance survivaliste est avérée par la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure), qui suivait leur profil. La plaque d’immatriculation de la voiture qu’ils ont utilisée était notamment enregistrée dans la base de données des services de renseignement, ce qui a permis de les arrêter. Le Parquet national antiterroriste avait également un dossier les concernant. «Ils évoquaient pêle-mêle les institutions, l’Elysée, des centres de vaccination, des centres de finances publiques, des bâtiments administratifs…» comme cibles potentielles, a précisé une source proche de l’enquête.

Ils étaient également proches de thèses de l’ultra-droite. Jugés dangereux, c’est cet aspect qui avait poussé les autorités à stopper l’alerte enlèvement, pour protéger de potentiels témoins.

La cinquième personne interpellée, un homme de 43 ans, est soupçonnée d’avoir participé à la préparation de l’enlèvement mais pas à l’expédition. Il devait être déféré au parquet ce dimanche, comme les quatre autres.



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