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Encodage sur ADN : pourquoi cette technologie de stockage entre aux archives nationales ?


Une nouvelle technologie de stockage sur des brins d’ADN a fait son entrée cette semaine aux Archives nationales à Paris. Plus durable que des disques durs et surtout moins volumineuse que de gros livres, elle inaugure une nouvelle méthode pour sauvegarder les mémoires de l’humanité.

Et c’est par la déclaration des droits de l’homme (1789) et celle des droits de la femme (1791) que cet encodage d’un genre nouveau a débuté.

Deux microcapsules contenant chacune ces textes ont été remises symboliquement aux Archives nationales qui devient ainsi la première institution publique au monde à recevoir cette biotechnologie dont la durabilité est garantie pour les 50.000 prochaines années.

Même si la découverte des brins d’ADN de Mammouth vieux d’un million d’année attestent d’une longévité des informations qui dépasse l’ordre des dizaines de milliers d’années.

Toutes les données du monde sur une tablette de chocolat

Surtout, l’encryptage de données sur de l’ADN est particulièrement économe en place. Potentiellement, «on pourrait stocker toutes les données du monde dans l’équivalent d’une tablette de chocolat», s’enthousiasme Stéphane Lemaire, directeur de recherche CNRS, en charge du projet DNA Drive.

Concrètement, le stockage sur ADN implique de «transformer une donnée numérique binaire (constitué de 0 et de 1), en donnée quaternaire : les lettres A, T, C et G. Ces lettres sont les briques de l’ADN, qui transmettent l’information génétique de génération en génération», résume-t-on.

Elle s’inspire donc de ce qui régit les êtres vivants depuis des milliards d’années. En outre, l’encodage sur ADN ne consomme aucune énergie et peut être stocké durablement, alors que «les systèmes sur disque dur doivent être recopiés par sécurité tous les cinq ans, et ceux sur bande magnétique tous les vingt ans», avait expliqué en avril dernier Marc Antonini, directeur de recherche CNRS au laboratoire d’Informatique, signaux et systèmes de Sophia Antipolis.

Ce projet, baptisé OligoArchive et soutenu par la Commission européenne, est également un signe d’espoir pour offrir des solutions de stockage alternatives aux data centers très énergivores. Début 2021, les chercheurs avaient démontré la capacité de stocker des images dans de l’ADN de synthèse. Toutefois, cette technologie reste encore très coûteuse. Il faut compter par exemple 900 euros pour stocker un mega octet (1 Mo) de données, soit l’équivalent d’un jeu vidéo Super Nintendo.



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