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En famille, ils fabriquaient et expédiaient la drogue dans le monde entier


Une femme, ses trois enfants et son compagnon ont été arrêtés le 27 avril dans la Loire et en Haute-Savoie, suspectés d’avoir produit et vendu des drogues de synthèses depuis 2018 en France mais aussi à l’étranger. Les transactions passaient par le Darknet, avec paiement en cryptomonnaies.

La petite entreprise familiale illicite, cachée sur le darknet, était devenue très rentable et suffisamment développée pour exporter ses drogues de synthèses faites maison à l’international, jusqu’à Taïwan. Les enquêteurs évaluent les bénéfices à environ 2 millions d’euros sur trois ans.

Et pourtant, aucun des cinq membres de la famille arrêtés fin avril ne menait grand train. Ni voiture hors de prix, ni maison luxueuse qui puissent mettre la puce à l’oreille.

C’est en juillet 2018 que l’équipe se fait repérer sur le darknet. Le profil qui attire l’œil des gendarmes sur ce réseau crypté est à l’origine de multiples expéditions de stupéfiants, en France, en Australie, ou encore en Asie. Mais les enquêteurs perdent sa trace, sans pour autant lâcher l’enquête. En coopération avec les douanes américaines et la police suisse, la Section de recherche de Lyon a découvert que les colis étaient envoyés par la Poste ou via des sociétés de livraison et ont remonté le fil. Jusqu’à pouvoir interpeller une femme, ses trois enfants et son compagnon le 27 avril dernier dans la Loire et en Haute-Savoie.

Véritable laboratoire clandestin

En perquisition, les gendarmes ont découvert un véritable laboratoire clandestin de confection de drogues de synthèse. C’est un des fils qui faisait figure de chimiste autodidacte aux yeux des enquêteurs, en fabriquant les produits stupéfiants, tandis que sa sœur et leur mère sont suspectées de s’être occupées de conditionner les substances et de les expédier. Sur place, une centaine d’enveloppes remplies, prêtes à être envoyées, ont été saisies. Au total, 9,4 kg de MDMA, 18 400 cachets d’ecstasy, 65 g de crack, 1,5 kg de têtes de cannabis et 625 g de résine de cannabis ont été trouvés.

«Les suspects n’étaient pas en manque d’imagination», confie à CNEWS le Colonel Laurent Lesaffre, commandant de la SR de Lyon. «Ils pouvaient envoyer la drogue dans des boîtes de jeu pour enfant ou même dans des bouteilles de vin vidées puis reconditionnées pleines de drogue».

Les investigations ont permis de saisir 28 000 euros en liquide et plus de 500 000 euros en cryptomonnaies, moyen de paiement exclusif pour les consommateurs.

Présentés à un magistrat, 4 suspects ont été mis en examen pour production ou fabrication et exportation de stupéfiants ainsi que pour blanchiment, les bénéfices étant principalement placés en cryptomonnaie. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire. Les investigations se poursuivent dans le cadre d’une information judiciaire, notamment pour déterminer d’où venaient les matières premières nécessaire à la production.



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