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Elections municipales à Marseille : Michèle Rubirola en tête, pas de majorité absolue

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Après une semaine folle à Marseille, le conseil municipal doit élire samedi un nouveau maire, dans une ambiance tendue, marquée par des tractations âpres autour de la sénatrice ex-PS Samia Ghali, et le départ théâtral des élus RN dès les premières minutes de la séance.

Trois candidats se sont donc finalement présentés: Michèle Rubirola pour l’union de la gauche du Printemps marseillais, Guy Teissier pour LR, et la sénatrice Samia Ghali.

Lors du premier vote, Michèle Rubirola a emporté 42 voix, Guy Teissier 41 voix et Samia Ghali 8 voix. Une suspension de séance a été demandée.

LE RASSEMBLEMENT NATIONAL SE RETIRE

«Nous ne présenterons pas de candidat, nous ne participerons pas au vote (…), nous laissons les magouilleurs, les marchands de tapis et ceux qui confisquent la démocratie, nous vous laissons entre vous», a tonné le sénateur RN Stéphane Ravier après avoir pris la parole quelques instants avant le premier vote du conseil. Samia Gahli est directement dans le collimateur de M. Ravier: «La ville de Marseille est prise en otage par une élue qui ne représente que 2,89% des Marseillais», a-t-il fustigé après être sorti de l’hémicycle.

Dans son viseur, les négociations qui ont duré toute la semaine autour de la sénatrice des quartiers Nord, dont les 9 sièges sont essentiels pour décrocher une majorité.

La sénatrice ex-PS, réélue dimanche soir dans son fief des quartiers Nord de la ville, exigeait le poste de première adjointe pour prix de son soutien au Printemps marseillais. Demande sèchement refusée par la cheffe de file de l’union de la gauche et des écologistes Michèle Rubirola.

Malgré ses 38,3% des suffrages au second tour dimanche, loin devant les listes LR (30,8%), Michèle Rubirola, 63 ans, médecin dans des quartiers populaires et écologiste de la première heure, est loin d’être assurée d’être la première femme à la tête de la deuxième ville de France. 

Loi PLM (Paris-Lyon-Marseille) oblige, l’élection se fait par secteurs. Et aucune majorité absolue n’est sortie des urnes: 42 élus pour le Printemps marseillais, 41 à droite en comptant les 2 sièges restant au dissident LR Bruno Gilles. Loin, donc, des 51 voix nécessaires, sur 101, pour conquérir l’hôtel de ville et sa vue imprenable sur le Vieux Port et la «Bonne Mère».  

L’échec apparent des négociations du Printemps marseillais avec Mme Ghali pourrait barrer la route définitivement à Mme Rubirola.

La candidate de l'alliance de gauche rintemps Marseillais (PM) Michele Rubirola se prépare à un discours lors due second tour des élections municipales à Marseille, sud de la France, le 28 juin 2020 [CLEMENT MAHOUDEAU / AFP]

L’élu communiste Jean-Marc Coppola, membre du Printemps marseillais, s’est déclaré avant la séance «plutôt confiant», même s’il a reconnu ne pas pouvoir prédire «le degré d’inconscience de certains», une allusion à peine voilée à Samia Ghali et ses huit colistiers.

«Ce sera à pile ou face», a lâché de son côté Sophie Camard, une autre élue du Printemps Marseillais.



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